04.01.2008

La fin d'une époque

Nous avons célébré tout au long de 2007 le centenaire des évènement de 1907 pendant lesquels nos ancêtres ont exprimé leur attachement au pays, leur fidélité à nos productions viticoles, la défense de leur économie et par diverses actions novatrices, leur refus de manipulations frauduleuses qui entraînaient la ruine de la prospérité régionale.

            J’ai participé, dans les 4 départements du miedjorn à de nombreuses expressions, expositions, rencontres, conférences, chants de l’époque, films, échanges par blog internet et j’arrive au terme de ce marathon et diverses autres expressions. Les néo languedociens qui sont maintenant plus nombreux que les vignerons, dans beaucoup de nos villages, ont été très intéressés à ce rappel du passé et ont fréquenté assidûment ces manifestations.

Il faut maintenant tirer les leçons  de ces commémorations et construire l’avenir.

C’est une coïncidence étonnante, 2007 marque la fin d’une époque, d’une histoire viticole. On ne s’en rend pas tellement compte, chacun pris dans le tourbillon politico-médiatique, et je voudrais en quelques phrases en définir le contenu.

Fin d’une époque en France, fin d’une époque dans l’union européenne, en relation avec l’Organisation Mondiale du commerce.

En France : L’organisation viticole était structurée par des règles élaborées en 100 ans de notre histoire, loi de 1905, de 1919, de 1935, de 1967, qui ont eu, chacune, leur cortège de décrets, d’arrêtés, de circulaires ministérielles et de jurisprudence. Il y avait une logique continue et des règles en général respectées, sous le contrôle de services professionnels et d’Etat vigilants. Nous avons connu des personnages marquants, à la fois connaisseurs  pratiquants de la chose publique, et professionnels reconnus, je citerai deux d’entre eux :

            Joseph Capus, (1867/1947)Député 1919-1928 Sénateur 1930-1940 ,à l’origine directeur de la station viticole de Cadillac en Gironde, mais aussi député et sénateur, créateur des Appellation Contrôlées, de l’INAO, qui a été, dès la loi de 1905 le vigilant protecteur des terroirs, rectifiant à chaque fois les erreurs des lois précédentes, pour enfin arriver à une méthode, au sein du Comité national des Appellations Contrôlées, qui associait l’Etat et le syndicats locaux de vignerons dans une même volonté qualitative et dynamique. C’était original, en ce sens que les décisions du dit Comité, une fois votées en son sein,  ne pouvaient être remise en cause par le pouvoir politique, la seule chose que le ministre pouvait faire,c’était refuser de signer le décret approuvé par l’ensemble des membres.

Edouard Barthe, (1882/1949) né à Montblanc (Hérault), député de 1910 à 1940, sénateur en 1948, il était pharmacien à l’époque ou ces professionnels, étaient les seuls œnologues indépendants reconnus, procédaient aux analyses des vins et conseillaient sur les soins à leur apporter. Il est connu  pour être l’auteur du statut viticole de 1935 qui fut  l’un des piliers de la viticulture. Pour régulariser le marché, il fait appliquer trois mesures : le blocage d’une partie de la production, l’échelonnement et la distillation en cas de stock trop important. Il a exercé de nombreuses responsabilités professionnelles viticoles à été président de l’INAO, son statut viticole a été appliquée en France, sous diverses formes, jusqu'à ce que les règlements européens remplacent la réglementation nationale, en 1970. Fin d’une époque en France, la loi d’orientation agricole du  5 janvier 2006 a réformé complètement le statut de l’INAO devenu l’INOQ (institut national de l’origine et de la qualité), lui supprimant totalement la spécificité légale historique de 1935, et entraînant par l’ordonnance du 7 décembre 2006  la fin des syndicats AOC. Ils avaient joué un rôle fondamental local dans la construction du système des appellations françaises que le monde viticole nous enviait, les transformant en des structures administratives obligatoires n’ayant plus de fonction directe de suivi de la qualité des produits où ils étaient performant, quoiqu’on en dise. Cette transformation s’est réalisée au niveau parisien  sans aucune concertation locale, imposée par les cabinets ministériels, avec la complicité et la passivité de quelques présidents nationaux viticoles faisant carrière de leur représentation. Le montage technocratique de substitution, multipliant les structures administratives rend encore  plus complexe le fonctionnement viticole, multipliant les niveaux de décision et les contrôles. Cette situation aura forcément un coût, supporté par les producteurs. Ma longue pratique administrative, et la connaissance des administrations centrales me  confirment que la technocratie parisienne triomphe.

 

Je n’ai pas encore compris la cohérence de cette réforme française, avec celle de l’OCM viticole (organisation commune de marché)  européenne, qui, dans le même temps, était préparée par la Commission européenne à Bruxelles. Elle doit être entérinée définitivement avant la fin décembre 2007, sous présidence portugaise, par le Conseil des Ministres. Alors que la réforme française est  marquée par un surplus de réglementation et d’administration, la réforme européenne est imprégnée de libéralisme avancé. L’orientation de l’UE est claire, suppression des cadres réglementaires et financiers, liberté à terme de plantations de vignes, responsabilisation des producteurs, plus de subvention, le principe étant : si vous plantez de la vigne, c’est que vous avez la certitude que vous vendrez votre produit dans des conditions de rentabilité économique. L’échec éventuel est de votre responsabilité personnelle et totale. Il s’y ajoute d’autres aspects, par exemple, la possibilité de mettre en marché des vins sans indications géographiques en indiquant sur l’étiquette, la marque, le millésime et le cépage, ce qui rend moins attractif l’indication géographique. D’autres propositions comme la possibilité d’importer des moûts de raisin venant de pays hors d’Europe, permettant d’élaborer dans des ports européens des vins qui prendraient la nationalité du pays importateur. Cette possibilité est déjà exploitée en Italie pour les huiles d’olive, ce qui a fait effondrer le marché des huiles d’olives véritablement produites dans la pays. Cette orientation  est en réalité la transcription en UE des accords signés dans le cadre de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) à Genève. L’antagonisme entre les vins de terroir, bien identifiées, au contenu, paysager, culturel, gastronomique, qualitatif, reconnu et les productions volumiques industrielles de marque aux budgets de marketing conséquents est plus que jamais d’actualité. Les autorités politiques nationales et européennes semblent avoir fait leur choix. Ce n’est pas celui du terroir. Nous aurons l’occasion de développer tous ces aspects en 2008. Jean Clavel 09/12/2007

 

06.11.2007

Invitation au Domaine Clavel

Domaine Clavel,

 

 

Mas de Périé, route de Saint Croix-34820 ASSAS

 

Au bout de la section ouverte du LIEN, à partir du rond point de Castries

 

 

Exposition :1907 dans l’Hérault- La révolte des Vignerons

 

Du mardi 6 au 10 novembre 2007 de 14h à 19h.

 

 

Portes ouvertes samedi 10 toute la journée

 

Visite chais, rencontres, animations

 

 

16h. débat avec Jean Clavel sur les causes et les conséquences de la crise de 1907, situation 2007 et mondialisation des vins

 

13.09.2007

Calendrier des manif

L'exposition organisée par les archives de l'Hérault tourne dans le département, il y a aussi des demandes hors Hérault:

 

1° 28/08/2007 A l'abbaye de  Valmagne inauguration de l'exposition qui est là pour 15 jours, débat sur les causes et les conséquences de la crise viticole de 1907 et comparaison avec le situation actuelle, que j'ai animé

 

2°   samedi 15/09/2007 Au Château de Flaugergues à Montpellier 1744 avenue Albert Einstein, pour la journée du Patrimoine, toute une série d'animations autour de l'histoire du lieu et du vin, et soirée musicale. L'expo 1907 sera présente pendant 15 jours. J'animerai un débat de 17h30 à 19h. et la chorale occitane Lo Cocut chantera des chants traditionnels et les chants de 1907

 

3° 16/10 à Montagnac La vigne et le vin à travers les ages et la révolte vigneronne de 1907 JC 

 

 7/10 Manduel, conférence débat sur la révolte de 1907dans le cadre de la semaine du patrimoine du village JC

 

5° 3/11 Aimargues dans le cadre de la semaine Litoriara, les révoltes vigneronne et 1907 JC

 

 9 et 10 novembre Mas de Périé Assas, exposition 1907, animation et vernissage, expo de la semaine. JC

 

7° 16/11/2007  Conférence sur le révolte vigneronne et les vins du Languedoc Association ville d’accueil, pour les nouveaux habitants de Montpellier JC

 

8° 30/11/2007 Pour la commune de Lattes et ses associations culturelles expo 1907,15 jours dans la grande salle du cellier de Saporta, célébration des 20 ans des Coteaux du Languedoc dans le Mas, conférence débat date à fixer ,  JC

 

Sommières en attente de fixation de date

 

 

27.06.2007

actualité des commémorations de 1907 (suite)

Gloire au 17° et La Vigneronne,

 

1907 Les Mutins de la République de Rémy Pech et Jules Maurin

 

1907 Vendanges amères DVD

 

Les Estivales 2007

 

 

Nous avons enregistré à Coursan, le 19 avril dernier avec notre chœur occitan Lo Cocut de Clapier , ( Sud Vidéo Production de Perpignan), Gloire au 17° et La Vigneronne .. On ne présente plus Gloire au 17° que beaucoup connaissent. Montehus, chansonnier parisien a écrit ce morceau après les évènements et a pris des distances avec la vérité historique Il est né à Paris, en 1872, il s'appelait Gaston Mordachée Brunschwig,  était l'aîné d'une famille de 22 enfants,  a débuté dans la chanson à 12 ans (sous le nom de Montéhus, ) il publia sa première chanson, Au camarade du 153e, en 1897, à Châlons-sur-Marne et  fut admis à la S.A.C.E.M. en 1904 en soumettant Du pain ou du plomb.   Il devint presque mondialement connu grâce à  Gloire au 17°. Etienne notre « capdecor » al Cocut ne l’aime pas, car après avoir écrit Gloire au 17° qui le classait parmi  les antimilitaristes, les syndicalistes, et tout le prolétariat, il a chanté ensuite entre 1914 et 1918 la gloire des généraux acteurs des massacres historiques du Chemin des Dames et autres charniers qui font les listes des monuments aux morts. dans nos villages.

 

La Vigneronne c’est autre chose, plus enraciné dans notre histoire locale de 1907. A cette époque, le languedocien aime l’Opéra et chante les airs à la mode. Marcelin Albert est vigneron, cafetier à l’occasion mais aussi, animateur de troupe théâtrale locale et acteur, c’est un homme de communication. Il a demandé à ses amis du  Bureau de défense viticole d’Argeliès, qui ont une certaine culture, le docteur Senty et le pharmacien Blanc de composer un chant qui sera le symbole de leur action. Ils prennent la mélodie à la mode, de l’Opéra de Halévy, le Dauphin Charles VII, et son Chant de Guerre et y mettent des paroles de circonstance. Les 87 d’Argeliès  font leur première manif à Narbonne le 11 mars 1907, à l’occasion de la réception de la commission d’enquête parlementaire conduite par le député de Gironde Cazeaux-Cazalet. Ils font le tour de ville avec leurs tambours et clairons  et chantent La Vigneronne. Elle sera leur chant de ralliement .Nous avions le texte, mais pas la musique. A partir d’une partition de l’Opéra de Halévy, grâce au travail entre autres, de Jacques Dainat des Cocuts et d’un programme informatique, nous avons ajusté les notes de la mélodie aux paroles.

 

Pour ceux que cela intéresse, je peux transférer par mail en MP3 ces 2 chants de 1907 enregistré par le Cocut, Il suffit de communiquer  la demande, en indiquant votre mail.

Le dernier livre de Rémy Pech et de Jules Maurin , « 1907 Les mutins de la République » fait le point sur la connaissance plus approfondie que nous avons actuellement de l’épisode de la mutinerie du 17° et de ses suite. On connaît bien la compétence de l’Historien de 1907 Rémy Pech, ancien président de l’Université de Toulouse Le Mirail, on sait moins que Jules Maurin , professeur d’Histoire contemporaine et ancien président de l’Université Paul Valéry à Montpellier, est un spécialiste de l’histoire de l’Armée française sous la 3° République. On connaissait un certain nombre d’écrits de militaires du 17° envoyés à Gafsa, il y en eut bien d’autres confisqués à leur démobilisation et que l’on n’a pas encore retrouvés, ils sont peut être enfouis dans les archives militaires au fort de Vincennes ou ailleurs. Un de ces écrits a une grande valeur et a été mis a jour récemment, grâce à M. Cellier de Sussargues, qui, a la suite d’un avis de recherche de documents de 1907 que j’avais fait paraître dans le magazine du département de l’Hérault, m’a fait parvenir la copie d’un cahier passionnant par son contenu mais  devenu anonyme par suite de la disparition de la couverture. Il s’agissait du principal organisateur de la mutinerie, caporal sapeur du régiment qui , entre autres choses, décrit dans le détail le déplacement du régiment à Béziers, le 20 juin 1907,  la journée du 21, le déplacement du régiment à Gap les 23 et 24 juin et le départ pour Gafsa le 25 juin. Constatant la valeur du contenu, j’ai diffusé cette copie à ceux que ça intéresserait, en particulier aux historiens Jean Sagnes et Rémy Pech, mais aussi à des descendants de mutins avec qui je corresponds. Il se trouve que certains de ces correspondants se sont en quelque sorte approprié  ce document et ont engagé une polémique à mon sujet et ont tenté de me déconsidérer auprès de mes relations sur 1907. Jr n’ai pas encore compris les raisons de cette attitude. J’ai fait des recherches pour retrouver le nom du caporal sapeur, et après quelques fausses pistes j’en étais arrivé à Joseph Fondecave, qui s’est révélé être le bon mutin, principal organisateur de la rébellion du 17°. Il semblerait que l’original de ce  document a été remis par Joseph Fondecave qui a habité presque toute sa vie à Bélarga, au bureau du Parti communiste de Béziers qui n’avait pas souhaité le publier ? La famille Fondecave était originaire des PO et gérait la centrale électrique de Capestang. Il n’y avait encore que des réseaux locaux avec une production d’électricité dispersée. Au début du 20° siècle, ceux qui maîtrisaient l’électricité étaient peu nombreux, et c’était en général des personnes cultivées et techniciennes averties. C’est l’explication de la maîtrise de l’expression écrite de Joseph Fondecave. Il y avait plusieurs frères Fondecave avec le père, et une de leur descendante, Mme Pigassou habite toujours Capestang et m’a proposé de me montrer le bâtiment qui abritait la centrale électrique.

On peut découvrir l’écrit complet de Joseph Fondecave dans le livre de Rémy Pech et Jules Maurin  qui vient de paraître aux éditions Privat à Toulouse.

Le DVD, « 1907 Vendanges Amères » a été réalisé par Sud Vidéo Production de Perpignan www.sudviseoprod.com  à la demande de APVR promotion des vins du Roussillon,

Il s’agit d’un film de 25 minutes, ayant pour base les évènements de 1907 principalement dans les PO, mais pas seulement, réalisé  avec l’objectif de mettre en valeur les vins des Pyrénées Orientales. J’ai participé avec Jean Sagnes et quelques autres à cette réalisation qui a été présenté à Perpignan et à Paris pour célébrer la Saint-Bacchus 2007.

Les Estivales de Montpellier, (Esplanade) rencontre vigneronne tous les vendredi soir en juillet et en août,  (sauf le 20 juillet, passage du tour de France), inauguration le 6 juillet. Les producteurs des Coteaux du Languedoc présentent leurs vins, les font déguster, il y a aussi des bouquinistes,  une animation musicale, des tapas, une animation culturelle dans la salle Rabelais,  c’est un grand succès, (plus de 4000 dégustateurs par soirée) pour les habitants du grand Montpellier et les touristes. Le 27 juillet j’anime une soirée 1907 dans la salle Rabelais, il y aura un diaporama sur la chronologie des évènements, la Vigneronne et Gloire au 17° par Lo Cocut et je présenterai principalement la manif de Montpellier, son organisation par le Comité d’Argeliès. Il y aura ensuite un débat sur la viticulture 1907/2007.

Venez aux Estivales, c’est à voir !!!

A suivre

Jean Clavel 27/06/2007

 

 

14.06.2007

autres commémorations:

Quelques initiatives de commémorations de 1907 :

Il y a sur l’Esplanade de Montpellier une création-composition-exposition étonnante qui occupe beaucoup de place. Elle est composée principalement, de rangées de trépieds fabriqués à partir de douelles de tonneaux de 220 litres de vin, les uns colorés aux 3 couleurs françaises symbolisant l’armée d’occupation du Languedoc et de rangées couleur bois, symbolisant les manifestants.. Je servais de « cobaye » à 2 journalistes télévisuels en formation au centre de formation de Montpellier, qui avaient à réaliser en urgence une brève télévisuelle sur cette création artistique. C’est en situation professionnelle habituelle pour ce métier, on donne un sujet, il faut le traiter dans un temps très limité pour le sortir fini au JT du soir. J’ai parlé de 1907 sur le terrain interrompu  par  des passants qui cherchaient à comprendre le pourquoi de la chose. Ensuite il y a eu des questions aux curieux, jeunes et personnes âgées ne savaient pas ce qu’était 1907 et la relation avec la création artistique encore moins. J’ai revu ensuite avec leur professeur le rendu qui était convenable.

Hier soir, mercredi 13/06,  1907 pour un plateau de télévision tout nouveau à Montpellier , super équipé, c’est le groupe NRJ qui en est à l’origine, c’est en rodage, 3 heures d’émissions par jour le soir, ce sont des professionnels jeunes et compétents, nous étions 4 pour une heure de direct  1907/ 2007. Jackie Villacéque de Midi Libre auteur d’un livret de pièce de Théatre mettant en scène Clemenceau et Marcelin Albert , et la déchéance de celui ci  après l’entrevue avec le tigre. Cette pièce sera jouée au Printemps des Comédiens au Château d’O  ces jours prochains. Maître Ferrand ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, et auteur d’un ouvrage sur les aspects judiciaires des évènements de 1907, qui sort ces jours prochains, le conservateur. du Musée du Vieux Biterrois à Béziers qui présentait les diverses expositions sur 1907 dans cette ville en particulier, celle qui est présente sur les Allées Paul Riquet jusqu’à la fin de l’été, composée  de  reproduction  et  agrandissement de cartes postales de cette époque, et l’exposition au sein du musée pour la première fois de tous les numéros de l’Illustration, célèbre revue nationale illustrée qui a couvert les évènements, de façon photographique et de textes originaux de journalistes. Je présentais quant à moi au travers de mon ouvrage le 21° siècle des vins du Languedoc les similitudes et les différences entre la viticulture du début du 20° siècle et celle d’aujourd’hui, tant du point de vue de la production que du marché.

Souhaitons longue vie à cette télé de concept nouveau sur Canal 34.

Un nouveau DVD vient de sortir sur 1907, c’est un film de plus de 25 minutes, principalement axé sur les vins du Roussillon, et retraçant les évènements  vus  de Perpignan, auquel nous avons participé Jean Sagnes et moi-même. Nous avons même enregistré, avec Lo Cocut de Clapier,  3 pièces : Gloire au 17°, la Vigneronne et Canigo en catalan, que je eux transmettre facilement par internet

C’est une réalisation Sud Vidéo Production , renseignements sur le site web : www.sudvideoprod.com

On m'indique que La Semaine du Roussillon N° 560 a produit un numéro spécial 1907, bien réalisé, "Les Gueux du Roussillon dans la révilte du Midi"avec toute l'histoire du villagede Baixas, (prononcer Bachas) si on ne veut pas être traité de "gabach ", le premier village du midi a avoir décidé la gr-ve des impôts, le récit détaillé de la manif réunissant 180 000 personnes le 19 mai à Perpignan, avec la consigne de porter chacun un brin d'amandier et de pin à la boutonnière, le sac et l'incendie de la préfecture le 20 juin , le préfet Dautresme réfugié sur le toit !!!! Jean Sagnes Historien bien connu de cette époque qui a été président de l'Université de Perpignan, a fait le rapprochement de la situation viti de 1907 avec celle de 2007

Il se passe aussi des choses chez nos amis de Provencce: 

Artscénicum, compagnie professionnelle de Théâtre  basée dans le Var, débutera le 30 juin prochain une tournée  de sa nouvelle création "1907, Batailles dans le Midi ou la tragédie de Marcellin Albert" . La pièce qui regroupe 17 Choristes, 5 comédiens et 2 musiciens,  sera jouée à Cuers le 30 juin, à Montfort/argens le 6 juillet, à Bormes les mimosas le 11 , au Plan de la tour le 20 , Au Luc le 25, à Trigance le 29, à Barjols le 8 aout, à Néoules le 10, à Six Fours le 1er septembre, à La Valette le 15. D'autre dates sont par ailleurs en préparation. 
Le 5 juillet à Montfort, de l'association, une soirée autour de 1907 composée : d'une conférence  "1907, du Var au Languedoc" donnée par JM Guillon, professeur à l'université D'Aix-Marseille spécialiste de l'histoire de la Provence contemporaine, d'un repas et enfin d'une lecture-animation des Mémoires de Marcelin Albert donnée par André Neyton.      
Le Var, seul département hors du Languedoc à s'être fédéré au mouvement, commemorera donc aussi à sa manière La Révolte.

A suivre….

12.06.2007

Un mutin de Villeneuve les Béziers


Dans un recueil de biographies intitulé "Personnages et célébrités de
Villeneuve-lès-Béziers", à paraître à la rentrée 2007, une
notice est consacrée  à Raymond Massoutier, mutin du 17e originaire de cette commune. Ce
chapitre est richement illustré au moyen de clichés inédits ramenés de Gafsa
qui ont été prêtés et  restaurés.

Pour avoir cette biographie il faut s'adresser à Yves Manniez yves.manniez@aliceadsl.fr

Les Cahiers Villeneuvois, 193 impasse Bayle d'Aubanel 34400 Villetelle 



 


 

06.06.2007

actualité des commémorations de 1907

Plusieurs ouvrages, films, vidéos, concernant 1907 ont parru ces derniers temps:

Un film a été tourné à Perpignan, prenant pour thème 1907, et destiné à la promotion des vins des Côtes du Roussillon, le réalisateur est venu au cours d'une commémoration à Coursan, enregistrer le Choeur d'hommes Lo Cocut de Clapier, qui a mis a son répertoire le classique "Gloire au 17°" mais aussi la Vigneronne qui a été exhumée par ce groupe, en a repris la partition, la mélodie. On sait que La Vigneronne  a été écrite et mise en musique par le docteur Senty et le pharmacien Blanc d'Argeliès, compagnons de Marcelin Albert, a partir d'un "tube" de l'époque, le chant de guerre de l'Opéra de Halevy, Le Dauphin Charles VII. Plusieurs groupes de chant choral régionaux l'ont mis maintenant à leur répertoire a partir du travail de Lo Cocut.

Jean Sagnes historien, et Jean Claude Seguela, ont produit chez Aldacom, un ouvrage trés pédagogique  et bien illustré sur "1907 la Révolte du Midi de A à Z". Rémy Pech et Jules Maurin Universitaires trés connus, ont signé chez Privat à Toulouse un "1907 Les Mutins de la R&publique" centré sur la mutinerie du 17° et ses suites. Il a beaucoup de succès puisque Privat en est à sa 2° réimpression.

Midi Libre à sorti un document exceptionnel, signé de Didier Thomas-Radux, distribué en Kiosque dans toute la France, qui sour la présentation d'un magazine, est une somme considérable de données de réflexions, sur l'histoire et l'actualité sociéconomique et politique de la viticulture du Languedoc Roussillon. De la révolte du Midi à la Mondialisation, l sga de la vigne et du vin, 1907/2007 un siècle rouge ardent. (6€)

LCI la chaîne d'information continue de canal satellite, lui a consacré une émission dont on peut voir la vidéo sur:

http://www.vindex.fr/test/video_02/player_video.html

Sur Nîmes le MARPOC mouvement occitan  organise dans le cadre de son Université d'été "Fêtes et résistances en terre d'Oc" du 4 au 8 juillet une commémoration des évènements de 1907, au cours de la première journée, plusieurs interventions, et pour la cloture au carré d'Art je présenterai les causes et conséquences des évènements. J'avais fait la même chose à Générac le 11 mai ou un public nombreux et attentif .

 

 

 

18.05.2007

Petite histoire du 17° et autres

 

 

Le rappel des évènements de 1907 par les commémorations diverses, les articles de presse, la parution de nombreux ouvrages, les expositions dans les villes et villages, assorties de conférences qui ont une participation nombreuse, et souvent de nouveaux habitants qui découvrent avec surprise une histoire locale dont ils ignoraient tout, provoquent l’émergence de faits, de documents, de récits qui éclairent mieux cette période. On me demande souvent de faire un rapprochement entre les problèmes viticoles de 1907 et ceux de 2007. J’ai ainsi participé à un film de promotion des vins du Roussillon, après une conférence à Tautavel,  qui s’appuyant sur la commémoration de 1907 dans cette région, met en valeur les transformations qualitatives des vins actuels.

J’ai reçu un appel téléphonique étonnant : Robert Ribère était salarié agricole à Magalas près de Béziers à la fin des années 40, et a subi les aléas de la crise viticole de cette époque. Il s’est alors engagé dans la gendarmerie mobile ou il a fait toute sa carrière et s’est maintenant retiré dans la région.. En 1951 il est envoyé avec son unité tenir garnison à Gafsa. Ils étaient logés dans des conditions précaires dans les anciennes écuries des bâtiments qui avaient servi au 17° lors de sa punition à Gafsa.

Un jour, un tunisien d’un certain âge, en gandoura, lui propose des œufs dans un panier, comme il avait l’habitude de le faire aux militaires du lieu. Entendant l’accent  biterrois de Robert Ribère, il s’adresse à lui en occitan « bolès pas d’uou,son frescs ponduts » ?

Très étonné  d’entendre le patois local, il lui demande les raisons de sa connaissance si particulière : Ile tunisien lui raconta que tout jeune, il avait servi de commissionnaire aux soldats du 17°, et vivait pratiquement en leur compagnie..  Entre eux, ils  ne parlaient que leur langue locale et vivant près de 2 ans dans cette ambiance il avait appris à communiquer dans leur langue commune habituelle.

Autre petite histoire :

La famille Fondecave, dont Joseph a marqué l’histoire de la mutinerie du 17°  était de lointaine origine catalane, et demeurait au moment des évènements de 1907 à Capestang. Il y avait 3 frères Fondecave, qui avec leur père exploitaient la centrale électrique locale, c’est la raison pour laquelle la profession déclarée de Joseph à l’armée au moment de son incorporation militaire est « conducteur de centrale électrique », ce qui à cette époque, était un métier socialement très positif.. Joseph Fondecave, à son retour de Gafsa  s’était marié et habitait jusqu’à son décès à Bélarga. L’un des frères à fait souche à Capestang , et sa descendante,  Marie France Pigassou, m’a expliqué que contrairement à des affirmations dans la presse, la famille Fondecave ne s’était pas limitée à la présence de Joseph à Bélarga, et que le souvenir de la famille qui s’était occupée pendant longtemps de la fourniture d’électricité à Capestang, est vivace dans ce village.

Dont acte !!!

Jean Clavel

18/05/2007

 

 

21.04.2007

Carte Postale souvenir en DVD

1907 l’histoire, le mythe...

 

Christian Salès  qui habite Argeliès, boulevard Géneral de Gaulle  a eu une idée originale, il présente sous forme d’une carte Souvenir DVD  qui est composée d’une carte postale, d’un Mini-DVD et d’une enveloppe à affranchir à tarif lettre (moins de 20 g) une synthèse des évènements de 1907. Le Mini-DVD se visionne sur tout lecteur DVD, console de jeux, PC ou MAC et propose un film de 20 minutes dont bonus en 5 versions audio : Français, Occitan, Anglais, Espagnol, Italien (sous-titres : Français, Occitan, Anglais). La musique originale est signée OC, un groupe musical occitan qui allie instruments anciens et musique moderne.

 

Ce film présente une partie méconnue de l'histoire de France, la révolte des vignerons de 1907. Le travail

 

de la vigne au début XXe siècle est exposé à travers des documents d'époque inédits. Le soulèvement des

 

vignerons, initié par Marcelin Albert d'Argeliers, représente le moment fort de ce film avec les

 

manifestations massives de Narbonne, Béziers, Perpignan, Carcassonne, Nîmes, Montpellier. Un siècle

 

plus tard, la révolte du peuple vigneron marque toujours l’histoire du pays et la conscience du Midi.

 

« J’ai souhaité que mon film soit sur une carte postale DVD pour sa symbolique, car en 1907 la carte postale a joué un rôle

 

très important dans la promotion puis dans la mémoire des événements viticoles » dit Christian Salès

 

Le contenu du DVD est le fruit de trois ans de recherches, de rencontres et de découvertes. Des

 

historiens et spécialistes renommés ont participé activement à la création de ce nouveau DVD. Des

 

images animées de Marcelin Albert, encore jamais exploitées, y sont dévoilées.

 

 

La Carte Souvenir DVD « 1907 l’histoire, le mythe... » est disponible en bureaux de poste, librairies,musées et sur le site

 

 www.ocmusic.org

 

au prix de 8,50 €.

 

Achetez le , envoyez le , c'est trés bien. Je l'ai découvert au cours d'une soirée commémorative de 1907, à Coursan, ou nous étions allé chanter, le 19/04 avec Lo Cocut les chants de 1907, dont La Vigneronne.

Jean Clavel

 

31.03.2007

Pays Catalan et Corbières

Commémoration de 1907 dans les PO (au pays Catalan) J’étais vendredi 30 a Perpignan pour préparer la Saint Bacchus dont l’un des thèmes sera cette année 1907. Puis, le soir dans la très belle salle de Tautavel, à l’assemblée Générales des Caisses Locales de Crédit Agricole de la vallée de l’Agly qui m’avaient demandé de parler des évènements de cette époque, en particulier dans les PO. Baixas a été le centre de l’animation viticole en 1907, cette commune a déclaré la grève  de l’impôt la première en Languedoc-Roussillon en Février 1907, c’est un viticulteur de Baixas qui a été le premier président du tout nouveau syndicat des vignerons des PO et ensuite le premier président de la CGV du département. Une personne de Baixas à bien étudié cette action il s’agit de Thérèse Tarrieux qui a recherché jusqu’aux archives de l’Assemblée Nationale les détails et les raisons de l’action. Baixas a une place particulière dans  l’action du Comité d’Argeliès, toutes les manifestations organisées par le Comité, se déroulaient de la même façon, en tête  Marcelin Albert et le Comité, la commune d’Argeliès, puis la commune de Baixas, puis les délégations des différents départements. La Commission Parlementaire est venue à Perpignan le 13 mars 1907, elle a entendu les différents responsables de la viticulture locale et des élus.

 

Le 20 juin Manifestation à la caserne de Perpignan des appelés qui s’opposent à leur départ pour le Camp du Larzac, ils chantent l’Internationale. En fin de journée attaque et incendie de la Préfecture, le préfet Dautresme , sa famille et ses proches collaborateurs se réfugient sur le toit. On lui reproche d’avoir très maladroitement, dit aux délégués viticoles, si la vigne  ne peut pas vous nourrir, vous n’avez qu’à l’arrache r et la remplacer par des pins ? et des amandiers…Tous les manifestants de Perpignan avaient un brin de pin et d’amandier à la boutonnière !!!! J’ai eu des conversations avec quelques responsables viticoles du secteur de Tautavel et villages environnants. A Tautavel même il y a encore 2 caves coopératives, les anciens ressassent des antagonismes un peu rassis. Une Cave, la première créée bénéficie de cette antériorité et est dans le schéma départemental de la coopération viticole, à ce titre elle a des aides de l’Union Européenne et autres. L’autre caves est installée dans d’anciens chais de Byrr, elle a rassemblé des vignerons plus dynamiques de la région qui ne se sentaient plus à l’aise dans les anciennes structures coopératives, en particulier de Maury. Après avoir failli disparaître, cette entreprise coopérative qui ne bénéficie d’aucune aide, a réalisé, semble t-il, une performance inespérée, a réussi a financer ses investissements qualitatifs, et grâce à la participation effective dans tous les actes  de la vie quotidienne des adhérents, y compris l’entretien, la mise en bouteille et l’expédition en containeurs en particulier,vers le Japon, a équilibrer ses comptes et rémunérer ses vignerons. Il y a encore de l’avenir pour les « rébroussiers » et ceux qui appliquent réellement la discipline collective !!!! Je suis dirigé ensuite vers Montredon, pour un dernier adieu à ma tante Devic qui venait de décéder, elle était mère des Président et Directeur du Val d’Orbieu à Narbonne. Traversant de bout en bout le massif des Corbières, je ne pouvais m’empêcher de penser à tous ces vignerons de Paziols, de Tuchan, de Villesèque des Corbières, de Embrès, de Albas, et autres villages des Hautes Corbières ou on voit ces vignes en forte pentes,  beaucoup bien cultivées, a ces villages bien entretenus, ces petites routes étroites et sinueuses mais roulantes. Comment tout cela va résister à la formidable mondialisation du vin qui est en route ? Et cela dans l’ignorance des réalités locales de technocrates qui à Paris et à Bruxelles pondent des textes qui condamnent toute déviance aux normes, impossibles à mettre en œuvre dans ces conditions de culture extrêmes, et toute cela avec la complicité passive et la caution de prétendus responsables professionnels viticoles  qui ne mesurent aucunement les conséquences de ce qu’ils avalisent…   

 

Si vous le pouvez , regardez demain dimanche à 14h40 sur LCI l'émission "Entre guillemets" où Edwy Plenel s'entretient avec Thomas-Radux à
propos de la parution de la brochure sur 1907 et la crise de la viticulture. Il parait que ce n’est pas mal du tout.
J’attends vos commentaires sur mon coup de gueule, A plus tard, Jean Clavel

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