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17/12/2010

Le prix Louis Malassis 2010

                  Paroles de
Paysans du Monde, association créée par Louis Malasssis, (1) a reçu le 10 décembre 2010 à l'Institut
Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAM CIHEAM), Mamadou Cissokho
 Président  du Réseau des Organisations Paysannes et de
Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et du Conseil National de
Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR ) Il lui a été remis, à cette
occasion le Prix Littéraire Louis Malassis, que cette association décerne
chaque année à un auteur d’origine rurale qui décrit au travers d’un roman ou
d’un essai la vie rurale passée ou présente, de sa région ou de son pays, dans
tous ses aspects économiques, sociaux , relationnels, voire sentimentaux.
Plusieurs prix d’encouragement à la recherche ont récompensé des étudiants IAMM
en fin d’étude pour leur développement de thèses. Ces manifestations
intellectuelles, se sont terminées par un repas que les étudiants des divers
pays d’origine avaient préparé en fonction de leurs habitudes alimentaires.

Son livre : Dieu
n'est pas un paysan, « essai »
  Édition GRAD, Présence Africaine Volume
broché 13x21 de 300 pages



                Mamadou Cissokho est un leader paysan peu
ordinaire. Son itinéraire se confond avec celui du mouvement associatif
sénégalais dont il est l'un des principaux bâtisseurs.

Au fil des ans, il a créé diverses associations dont la Fédération des
Organisations Non Gouvernementales du Sénégal (FONGS) et le Conseil National de
Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), une plate-forme qui
représente trois millions d'agriculteurs, d'éleveurs, de pêcheurs,
d'exploitants forestiers, d'horticulteurs, etc. En septembre 1999 à
Ouagadougou, il a initié un réseau des organisations paysannes de l'Afrique de
l'Ouest, lequel voit le jour à Cotonou au mois de juillet 2000.

                 Dans un franc parler peu
habituel, ce paysan hors du commun et interlocuteur incontournable de la
société civile sénégalaise donne son point de vue sur les questions de
développement rural et retrace les étapes de la construction du mouvement
paysan sénégalai. Il plaide pour la démocratie et pour la consolidation de
l'intégration économique de la sous-région de l'Afrique de l'Ouest :Union
économique et monétaire ouest-africaine
(UEMOA)  organisation sous-régionale qui a pour mission
la réalisation de l'intégration économique des États membres, à travers le
renforcement de la compétitivité des activités économiques dans le cadre d'un
marché ouvert et concurrentiel et d'un environnement juridique rationalisé et
harmonisé, intégrant divers pays Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire,
Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. Ces Pays ont la même monnaie :
le franc CFA et  le français comme langue
commune. (Plusieurs langues locales coexistent).



                Pendant près d’une heure,
l’auteur a décrit son parcours, depuis sa fonction d’enseignant dans une école
primaire rurale, sa volonté de changer le mode de fonctionnement de cette
société dominée par certains archaïsmes, sa recherche sur les valeurs
essentielles de l’Islam et des coutumes locales, ce qui a provoqué des
oppositions fortes des religieux et des chefs coutumiers, son désir de
permettre aux femmes rurales de consolider leur pouvoir économique par un
développement de leur production ete la valorisation des denrées ou produits
excédentaires, au delà de la nourriture familiale. Puis étendant
progressivement son influence  sur de
nouveaux groupes acquis à ses orientations économiques et sociales, il sut
consolider cette  action collective en la
structurant. Il décrit l’antagonisme fondamental entre l’agriculture
industrielle que les responsables politiques africains, tous citadins et
formatés intellectuellement aux concepts de l’OMC et du FMI, et l’agriculture
traditionnelle et familiale qui pourtant constitue une partie très importante
de la population, qu’il faut aider a mieux produire les culture
traditionnelles, de façon à nourrir  la
population, ce qui est tout à fait possible. Nourrir la population ou exporter
des denrées agricoles produites industriellement , il faut choisir !!!



                Il faut attendre la page 256
pour comprendre le titre du livre !!! Le Monde du 4 septembre 2010 a sorti un
dossier sur la révolution verte de l'agriculture africaine, et Mamadou Cissokho
était plusieurs fois cité parmi les intervenants. La description de la
difficile transformation de l'agriculture traditionnelle de l'Afrique de
l'ouest, occupe une partie importante de cet ouvrage, elle montre aussi les
problèmes politiques de ces pays, n'arrivant pas à permettre l'alimentation des
populations, malgré des actifs agricoles très nombreux, ce qui provoque un
exode vers les villes ou ils développent de nombreux bidonville. Elle montre
aussi que les frontières héritées de la période coloniale, constituent une
contrainte presque insurmontable pour organiser une production agricole et les
populations possédant une langue et une tradition commune mais que les
frontières empêchent de communiquer. La situation se complique encore par
l'arrivée de nouveaux colonisateurs recherchant des terres pour l'exploitation
de productions destinées à des populations non africaines, soit pour
l'alimentation de populations asiatiques, soit pour la production
d'agrocarburant destinés aux pays développés.. Cette situation peut être la
source de difficultés futures, sachant la que l'Afrique importe 40% de la
nourriture de sa population, et la soumet aux contraintes des spéculations sur
les produits de base agroalimentaires.



                   L'auteur décrit les moyens utilisés
pour faire progresser des populations peu formées, pour maîtriser les bases
agronomiques élémentaires, leur permettant de commercialiser le surplus de leur
production, les besoins alimentaires familiaux satisfaits. Cette étape
franchie, il propose une organisation des producteurs pour qu'ils puissent
s'exprimer collectivement, afin que la politique des pays s'intéresse enfin à
eux, les autorités s'adressant prioritairement aux citadins. Pour la première
fois de l’Histoire il réussit a faire recevoir un groupe de paysans associés,
par le président du Sénégal, qui les a écouté et leur a promis de tenir compte
de leurs besoins.



                   J'ai trouvé cet ouvrage très
documenté et descriptif, faisant l'objet de très nombreux renvois par chapitres,
 un peu confus, on s'y perd entre les
pays, les traditions, les frontières, les langues, et les problèmes politiques,
il mériterait un travail d'édition approfondi.. Mais il correspond bien à
l'esprit de la fondation Louis Malassis, car il trace des objectifs de
politique agricole pour l'Afrique de l'ouest qui manque à ce jour, cruellement.



(1) Professeur
Louis Malassis : .C’est un grand économiste rural et un
homme d’une qualité exceptionnelle qui 
nous a quitté le 10/12/2007. Né en 1918 à Saint Hilaire des Landes, le
pays de Fougères, dans une famille d’agriculteurs, il est resté fidèle à ses
racines rurales et régionales tout au long de sa vie. Il est, à cette époque,
l’un des rares fils d’agriculteurs orientés vers des études longues. Élève de
l’École régionale d’agriculture des Trois Croix, il est admis à l’École
nationale d’agriculture de Rennes en 1936 et en sort ingénieur agricole en
1938. Il élargira sa formation par une licence en droit (Rennes, 1951) et
soutiendra sa thèse de Doctorat es Sciences économiques, préparée sous la
direction de François Perroux, à la Sorbonne en 1954. Sa curiosité
intellectuelle et son ouverture internationale le conduiront à séjourner dans
plusieurs universités étrangères, comme professeur (Canada, Maroc) Il sera directeur
de l’enseignement agricole au ministère de l’agriculture. Il favorisera le
développement du pôle agronomique international de Montpellier et créera
Agropolis Muséum montrant l’aventure humaine au travers de la nutrition. Il est
l’auteur de nombreux ouvrages  dont le
dernier,  « Ils vous nourriront tous, les paysans du monde,
si …. » CIRAD-INRA juin 2006



06/03/2010

Quel avenir pour l'agriculture française et mondiale ?

Le Monde.fr a publié le 03/03/2010 l'article suivant sous ma signature 

Les médias et le public français découvrent en même temps que le Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris, les difficiles problèmes des agriculteurs de toutes les filières de production française. Progressivement la crise agricole a atteint des secteurs en général épargnés. Le secteur viticole, en général  florissant, sauf en  Languedoc toujours en difficulté, est atteint. Les producteurs laitiers, ont pour la première fois, utilisé  l'arme spectaculaire en détruisant, devant les caméras, les productions quotidiennes de leurs vaches. Le lait a pourtant une valeur symbolique et historique dans l'inconscient collectif de l'humanité, et cette atteinte a été ressentie profondément par la population.

On accuse la mondialisation, et les outils qui la mettent en oeuvre l'OMC, le FMI, l'Union Européenne qui la facilite,  la Grande Distribution qui l'utilise. Il est vrai que l'achat, par les consommateurs, chez Leclerc, Auchan ou Carrefour de haricots verts, produits, emballés, étiquettés au Kenya ou en Egypte pose problème, tant en ce qui concerne les conditions de production et la rémunération du travail local, que pour le bilan carbone de son transport depuis des régions si éloignées des lieux de consommation !!

La crise agricole qui durera sans doute, sous une forme plus ou moins aiguë, a des conséquences immédiates et à plus long terme. C'est tout un pan de production avec ses secteurs amont et aval qui représente 14% de l'activité nationale, réparti sur tout le territoire, et qui en conditionne, en fait, la vie économique, sociale, culturelle. C'est en quelque sorte, et à plus long terme, l'équilibre politique du territoire qui est compromis.

Il est compromis aussi, car la sécurité alimentaire du pays est atteinte, par la disparition des terres arrables, consommées par l'urbanisation galopante sans réflexion ni analyse globale, et que les générations d'agriculteurs viellissantes ne sont plus remplacées par des jeunes croyant en leur avenir dans ce secteur.

La situation internationale pourrait être perturbée par de cruelles famines entraînées par une croissance rapide de la population  mondiale et un changement des modes alimentaires, vers des aliments plus carnés, qui exigent des surfaces agricoles plus importantes. N'oublions pas que chaque humain n'a sur cette terre que 0,25ha  de terre agricole pour se nourrir, soit un petit carré de 50 mètres de côté ! Ce n'est pas le sentiment qu'ont les français aveuglés par la surabondance alimentaire des hyper marchés.

Les vrais causes des difficultés agricoles françaises sont oubliees ou occultées, le pouvoir politique national, quelle que soit sa couleur, ayant recherché par tous moyens, à nourrir la population au moindre coût, demandant à l'UE de mettre en oeuvre une politique agricole qui permettait de compenser des charges d'exploitation que la vente des produits ne permettait plus de rémunérer. Cette situation de dépendance européenne se termine, les autres partenaires européens n'acceptant plus cette situation.

Les orientations politiques françaises actuelles ne permettent pas d'espérer des solutions positives de la crise agricole française qui demain pourrait se mondialiser.

Jean Clavel

10:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6)

18/05/2009

de Embres et Castelmaure à Nouillork

Jacques Berthomeau est un acteur permanent du débat viticole,  depuis longtemps, il anime son blog avec constance, amour du vin et de tout ce qui l'entoure, du culturel, de l'administratif, du commercial.... Sa chronique de ce jour est trés pertinente dans les circonstances actuelles, a lire avec délectation:

Urgence : défendons le seul chemin vicinal qui relie Embres&Castelmaure à New-York : l'Internet!

Oui, messieurs les défenseurs autoproclamés de notre santé, puisque vous nous accusez, par anticipation, d’être les affreux « débaucheurs » de notre belle jeunesse, moi je vous accuse, en retenant ma plume, d’être des « tueurs de territoires » lorsque vous exigez que la loi française dresse, tout autour du réduit gaulois, un réseau de barbelés pour couper le seul chemin vicinal qui relie Embres&Castelmaure à New-York : l’Internet !


Ne souriez pas messieurs, ne m’accusez pas d’emphase sinon je vous demande de justifier vos emballements : n’est-ce pas vous qui proclamez une mobilisation contre un risque majeur ? Non contents de terroriser l’opinion publique avec vos manipulations de la vérité scientifique vous voilà maintenant en train d’agiter, comme un vulgaire H5N1, une nouvelle espèce de risque majeur d’une étrange nature puisqu’il est à la fois sanitaire et social. Vous n’êtes pas à un abus de langage prêt. Il est vrai que le silence assourdissant, sur l’amiante ou lors de la canicule, de vos grands protecteurs de la DGS, qui vous propulsent en première ligne, faute de pouvoir contrer en pleine lumière leur Ministre, fait de vous des gens à qui nous avons très envie de placer toute notre confiance.

Oui, ma première réaction à la lecture du « Mobilisons-nous face à une risque sanitaire et social majeur » des prohibitionnistes masqués emmenés comme à l’ordinaire par l’ANPAA a été : « Mais de quoi diable vivrons-nous demain si la loi française interdit l’accès à l’Internet à l’un de nos secteurs stratégiques : le vin ? » En effet, par-delà la pure notion de publicité sur la Toile, qui rallie facilement des majorités hétéroclites, ce qui est en jeu dans cette affaire c’est la liberté de circulation sur l’Internet. La Toile n’est pas une télévision-bis, elle maille toutes les voies de communication possibles sur  lesquelles la circulation est à double sens. Alors traiter le vide juridique, en ce qui concerne la publicité pour les boissons alcoolisées sur l’Internet, par un simple principe d’interdiction relève soit de la mauvaise foi, soit de la politique de l’autruche.

La culture de la ligne Maginot reste vivace en notre vieux pays. Dresser une digue réputée infranchissable, cette fois-ci elle ceinturerait notre espace juridique national, pour défendre notre belle jeunesse constitue pour ceux qui on fait un fonds de commerce de notre santé, la panacée. Illusion absolue : seuls les vignerons, les domaines, les PME du vin seront touchés par ce verrouillage, alors que les grandes sociétés auront, elles, de part leur implantation internationale, tous les moyens juridiques, financiers, humains pour contourner l’obstacle. Que la caste médicale et ses supplétifs associatifs s’en battent l’œil rien d’étonnant à cela vu leur degré d’appréhension de ces questions mercantiles, sauf bien sûr lorsqu’il s’agit des leurs. En revanche, pour tous ceux qui, sur les estrades électoraux, se proclament indéfectibles défenseurs des territoires et des paysages, des services publics qui vont avec, des femmes et des hommes de la France besogneuse, n’est-on pas en droit de leur demander de quitter des positions de pures postures, y compris lorsqu’ils sont député du 13ième arrondissement ou représentant urbain d’une belle région viticole frontalière ?

Ce débat, mal posé à dessein par ceux qui s’autoproclament défenseurs de notre santé, et transformé par eux en une bataille frontale, est représentatif de l’incapacité française de générer des politiques qui s’attaquent aux racines des maux sociaux dont nous souffrons. Il est beaucoup plus simple, plus gratifiant pour les egos de battre les estrades, d’en appeler à l’opinion publique, d’agiter des peurs, de sortir quelques vieilles gloires médicales à la retraite et un ex-Ministre en voie de recyclage, de s’en tenir au « parler gros » plutôt qu’au « parler fin ». L’émotion d’abord, en effet l’appel à la raison risquerait de mettre tout ce beau monde face au peu d’effets concrets de leur gesticulation médiatique sur le fléau qu’est l’alcoolisme. Alors prendre à témoin l’opinion pour stigmatiser le pouvoir politique qui cèderait en rase campagne à un fantomatique lobby du vin – qui d’ailleurs n’existe pas dans la réalité des sommes consacrées à cette activité, comme à la publicité d’ailleurs – c’est de la désinformation. Le compromis élaboré est un bon texte, vouloir le tailler en pièces relèverait d’une pure bataille idéologique.

La défense du Bien Public, sauf à proclamer le vin hors-la-loi, implique d’élaborer une règle commune : la loi, qui puisse permettre à un produit : le vin, qui n’est pas en lui-même nuisible à la santé de nos concitoyens, de pouvoir utiliser pleinement l’outil de travail, de communication, qu’est l’Internet. Les bonnes âmes hypocrites vont me rétorquer que l’interdiction de la publicité sur la Toile n’entravera en rien l’activité de la grande majorité des gens du vin en France. Faux ! L’insécurité juridique provoquée par un principe d’interdiction de la publicité provoquera immanquablement, au nom d’un principe de précaution juridique, un verrouillage de la Toile par les « maîtres du Net ». C’est, à ne pas douter, le rêve que caressent ceux qui proclament la mobilisation générale. La politique de harcèlement ciblée de l’ANPAA pour générer des jurisprudences attentatoires à la liberté de la presse est là pour qu’on n’accorde aucun crédit à leurs bonnes paroles.

En tant que citoyen, père, grand-père, ancien responsable public ayant eu face à lui les ayatollahs et les extrémistes des deux bords, « messieurs les tueurs de territoires » autant que vous, même souvent bien plus que vous, je suis soucieux du présent et de l’avenir de nos enfants, de nos petits enfants, de nos adolescents ou de nos jeunes adultes, mais, ne vous en déplaise, ce n’est pas en tordant la réalité, en la fardant ou en la caricaturant que vous rendrez nos sociétés plus vivables. Votre manichéisme de lobby blanc est réducteur, simplificateur, donc manipulateur et en définitive totalitaire. Vous nous préparez, pièce par pièce, avec la stratégie du Go préconisée par le Professeur Got , une société médicalisée encore plus froide, plus anxiogène, plus mortifère. Notre bien vivre vous agresse. Notre façon de vivre vous chagrine. Nous ne nous laisserons pas faire. Nous ne nous laisserons pas impressionner par votre « terrorisme intellectuel ». Nous ferons bien plus que nous défendre. Nous gagnerons la bataille du bien vivre et, bien sûr, nous passerons outre à vos tentatives de fermer le seul chemin vicinal qui mène d’Embres&Castelmaure à Nouillorc…

 

 

Préservez nous d’une société aseptisée, normée, encadrée, peureuse, anxieuse, inhospitalière car le bien-vivre en est l’antidote radical.

Le bien-vivre n’est ni un luxe réservé à une élite, ni le privilège d’une société opulente, mais un élément essentiel de notre mode de vie à la française

Adhérez à l'Amicale des bons Vivants

RENSEIGNEMENTS
auprès de Jacques Berthomeau
www.berthomeau.com et jberthomeau@hotmail.com

Secrétaire Perpétuel de l’ABV 06 80 17 78 25

BULLETIN D'ADHESIONà L'ABV

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11:44 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)