UA-391811903-1
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21/03/2009

Vin et Cancer (suite)

Pierre Leclerc est l'un des plus actifs dans la défense de notre boisson nationale injustement calomniée en France par des ayatollahs oenophobes qui détiennent un pouvoir réel au Ministère de la Santé.
Il a publié dans la Journée Vinicole un article trés argumenté et documenté sur la situation étonnante de la viticulture française considérée par nos concurents de l'hémisphère sud comme la première du monde et qui subit dans notre propre pays les assauts de ceux qui prétendent détenir la vérité sur ce qu'il faut manger et boire !!!!Il y a à Paris une collusion d'intérêt contradictoires pour empêcher que le public distingue le vin par rapport aux alcools divers, a la bière et autres, ces intérêts s'expriment aussi au Ministère de la Santé, c'est la raison pour laquelle dans toutes les campagne on mélange tous les genres de boissons alcoolisées avec, en avant, le vin.
Extraits de l'article de Pierre Leclerc:
_________________________________________________


La controverse scientifique sur « vin et cancers » ouverte en France le 17 février est un épisode de plus dans la longue histoire de l’image-santé du vin dans le monde. Il est utile d’en rappeler les principales étapes, leurs conséquences sur l’économie du vin, les particularités françaises, les rapports de forces, et les conclusions que l’on peut en tirer.

« Une bonne étoile », qui a permis la croissance jusqu’en 1974

Au fil de près de 3 millénaires : culture de la vigne, et « culture du vin », n’ont cessé de s’étendre à travers le monde (à l’exception du « coup de hache » des invasions barbares). Une telle croissance planétaire n’aurait pas été possible si le vin n’avait eu qu’un simple « double visage » : « plaisir / ivresse », « raffinement / ivrognerie ». En fait, en plus, depuis l’antiquité égyptienne et biblique, une « bonne étoile » a favorisé le développement du vin : sa bonne image en matière de santé et nutrition.
Hippocrate, Ambroise Paré ou Pasteur n’ayant été que des maillons d’une continuité médicale impressionnante.
Et si l’image religieuse du vin (« Sang du Christ ») a aussi joué un rôle historique important, il est permis de penser qu’elle a plus été permise par l’image-santé du vin (déjà presque millénaire au temps du Christ) que par son image-ivresse, ou même son image-plaisir !
Cette image religieuse n’a joué dans l’expansion de la vigne que sur une dizaine de siècles. Et même dès 1659 par exemple : le premier vignoble d’Afrique du Sud n’a pas été créé par des moines,… mais par le docteur Van Riebeeck, pour des raisons strictement médicales.
Ce « plus » du côté de la santé régnait encore à plein en 1939 en France : pendant que des affiches ministérielles faisaient rimer « Vins de France » avec « joie, santé, espérance », l’Académie de Médecine étudiait le classement de la vigne parmi les plantes médicinales… Ce n’est qu’à partir des années 40 que l’image-santé du vin connut une éclipse de 50 ans.
D’abord du fait de l’Ordre Moral de Vichy, et de ses « responsables de la défaite ». Ensuite du fait du triomphe de la médecine curative, qui fit trop oublier la prévention.
Mais les générations d’avant la 2ème guerre mondiale étaient déjà formées et vécurent particulièrement longtemps (c’est d’ailleurs justement ce qui, en France, permit d’identifier le fameux « paradoxe français »). Aussi, de même que « les étoiles continuent de briller longtemps après leur extinction », et la croissance des « 30 Glorieuses » aidant : la consommation mondiale de vins continua d’augmenter jusqu’en 74 (à 285 millions hl/an).

Déclin puis réapparition et redémarrage

A compter de 1975, cette consommation de vins dans le monde connut 10 années de plafonnement, puis 10 autres de chute rapide (de -7 Mhl/an !). Tous les observateurs y reconnurent, à juste titre, l’effet du remplacement progressif des « vieux, consommateurs quotidiens » par les « jeunes, consommateurs occasionnels ou non-consommateurs ».

Et les économistes reconnurent avec plaisir la très classique « courbe de vie d’un produit » :
1) Croissance, 2) Stagnation, puis : 3) Déclin… a priori donc « inéluctable ».
Mais c’est là qu’intervint un scientifique au palmarès impressionnant : Serge Renaud, qui aura montré au monde, successivement : les bienfaits du régime Crétois, le rôle des omégas 3, puis le Paradoxe Français et enfin, grâce aux « études de Nancy », le rôle bénéfique du vin non seulement sur le cardio-vasculaire, mais sur le total des risques, y compris de cancers. Ses découvertes ayant été cautionnées par la communauté scientifique mondiale, la télévision américaine le mit une 1ère fois en vedette fin 91. Puis une 2ème fois en 94, avec le renfort d’études danoises totalement convergentes avec celles de Nancy… Tout cela faisant partie d’une redécouverte progressive, par la médecine occidentale, du rôle préventif de l’alimentation dans la santé (les médecines asiatiques ne l’ayant, elles, jamais oublié).
La « bonne étoile du vin » se remit ainsi à briller dans le monde entier, et aussitôt, dès 1995, la consommation mondiale de vin se remit à augmenter, avec une régularité d’horloge :
- Par accélération de la hausse au Royaume Uni, Japon, Pays-Bas, Danemark et Norvège,
- Par inversion de tendance aux USA, Canada, Islande, Irlande et Australie,
- Par division par 3 ou 4 du rythme annuel de baisse en Espagne, Italie, et France.
Les chiffres très officiels de l’OIV, comme ceux de « World Drinks Trends » faisant foi (seul le rythme de la hausse totale faisant débat : +2 Mhl/an pour l’OIV, + 6 pour d’autres).

2ème éclipse, pour l’instant partielle

14 ans après ce « regain inespéré », l’image-santé du vin reste bonne sur l’ensemble du monde. Mais il n’en est plus du tout de même dans sa « patrie », la France :
A la fin des années 90, le taux de confiance dans ses bienfaits y était monté à 92 % !
Mais mi-2008 : le vin était déjà devenu « produit à risques, le pire à part la charcuterie ».
Et depuis, en 4 mois, il a été accusé 2 fois d’être dangereux pour la santé « dès le 1er verre quotidien » : 1 fois pour cause de « métaux lourds », 1 fois pour cause de cancers ! Comment expliquer une telle rétrogradation ? particulière à la France, et accompagnée, bien sûr, d’une ré-accélération de la baisse de consommation, bien avant la crise financière.

Les raisons sont au nombre de 2, simples et aisément vérifiables :

1) La vulgarisation des découvertes scientifiques sur la France avait été (faute de prise en charge nationale) portée à bout de bras par 4 organismes provinciaux (Guide vins et santé, COREVI, Chambre d’agriculture 13, et IEVSRV). Malgré des moyens modestes (n’ayant rien à voir avec ce qui est dépensé pour la promotion d’une seule AOC régionale) rien que les « retombées presse » étaient considérables : 90 articles par mois, pendant plusieurs années ! (d’où le taux de confiance grimpé à 92 % et la division par 4 de la baisse de consommation). Mais, après avoir été à tout le moins « implicitement désavoués » par les instances nationales de la viticulture, 3 de ces 4 organismes (les 3 derniers cités) on été mis en « sommeil profond ». Et n’ont donc plus alimenté, ni « poussé », la Presse.

2) Parallèlement, les instances nationales de la viticulture ont donné, dès 1999, un « permis de calomnier ». En mettant d’abord à la poubelle toutes les propositions de réponses aux calomnies contre le vin (sur le classement du vin en « drogue », sur une « expertise collective » écrite d’avance,…). Puis en snobant totalement toutes les initiatives de démentis, comme celles des « 4 vérités sur le vin », fonctionnant pourtant en total autofinancement.
La stratégie de la filière nationale est de ne pas répondre sur le fond aux accusations en matière de santé, même les plus insensées. La cible étant ainsi clairement « offerte », on assiste à une escalade de calomnies depuis 9 ans. La seule chose que demande la filière viticole ce sont « les formes » : elle souhaite qu’on la prévienne, avant de cracher sur le vin. Un « Conseil de la Modération » a été créé pour cela… mais il ne le fait même pas.

Vers l'éclipse totale

Il est vrai que le vin n’a pas affaire à de courtois nutritionnistes, tels que ceux qui déconseillent la surconsommation de sucre, ou de viande rouge, mais à des ennemis qui souhaitent sa disparition, des associations anti-alcool très puissantes à travers le monde.
Pour l’instant, elles concentrent leurs attaques sur le pays du « paradoxe français » et du vin. Mais il est évident qu’une fois le cas exemplaire de la France « traité », elles vont progressivement faire la même chose dans tous les pays du monde. Avec l’avantage d’avoir gagné dans le pays réputé le plus difficile ! Ce sera alors une 2ème « éclipse totale » de la bonne étoile santé du vin. Avec la circonstance aggravante que les années à venir ne semblent guère devoir ressembler économiquement aux « 30 glorieuses »…

Rapport de forces

Depuis 15 ans en France : ce n’est qu’une poignée de scientifiques, d’hommes du vin, et de journalistes, qui se sont dévoués corps et âme pour faire connaître les bienfaits du vin sur la santé à dose modérée. Pas seulement dans l’intérêt du vin : dans l’intérêt aussi de l’humanité qui a, sous la main, une source de polyphénols quotidiens agréable, accessible et très complémentaire de celle des fruits et légumes (chez ces derniers : ils sont plus forts que les pesticides. Dans le vin : ils sont plus forts que l’alcool, y compris contre les cancers). C’est ce qui ressort du récent prolongement des « études de Nancy », réalisé sous l’autorité du docteur Dominique Lanzmann, qui a remarquablement pris la suite de Serge Renaud
Depuis 15 ans, cette poignée d’hommes et de femmes est l’objet des attaques des ennemis du vin. Cela n’a jamais été un problème. En revanche, 2 désaveux ne sont plus tenables :

A) Le désaveu par les instances nationales viticoles des actions vin et santé (de quelque style qu’elles soient). Par leur silence assourdissant sur le fond, elles cautionnent les calomnies. Et font penser aux politiques, aux médias, à l’opinion publique, qu’il « doit y avoir du vrai, dans les accusations », puisqu’elles ne sont contestées que sur leur forme. Et de là, des projets de loi qui ne sont que des conséquences de la dégradation de l’image-santé du vin. Ces conséquences finissant par faire oublier la cause.

B) L’indifférence de la base (viticulteurs, salariés, fournisseurs) est également écrasante. Cette base n’a jamais voulu savoir pourquoi les choses se sont brusquement améliorées à partir de 95 (alors qu’on avait annoncé l’enfer !). Et elle ne s’étonne pas de ce qui arrive depuis 2003. Elle parle volontiers de « culture du vin », mais ne veut pas voir ce que histoire, géographie, et économie du vin doivent à son image-santé. Elle cautionne ainsi le désaveu des dirigeants, dont elle vote d’ailleurs, année après année, renouvellements, budgets, quitus, etc.
Ce double désaveu décennal s’accompagne bien sûr d’un épuisement des moyens financiers. Il ne touche plus seulement les actions de communication. Mais aussi les plus modestes moyens de concertation (réunions, déplacements,…) et même la recherche, dont les derniers maigres crédits seront épuisés le 30 juin prochain. Alors que les découvertes scientifiques, et leurs actualisations et approfondissements réguliers, sont la base de tout le reste.
Grâce à un récent « appel au peuple », il sera peut-être possible de sauver « l’honneur » du vin. Chacun doit y contribuer. Mais dans la situation actuelle : il ne sera par contre pas possible de sauver son image-santé (qui ne fait d’ailleurs même pas l’objet d’un suivi graphique sur 20 ans. Contrairement aux ventes de la moindre AOC dans les moindres supérettes de Basse-Normandie). Dans le meilleur des cas, on ne pourra donc que ressortir la boutade très française : « Tout est perdu, Madame, fors l’honneur » !

Pierre Leclerc

13/03/2009

Recours contre la Ministre de la Santé

Honneur du Vin
Association loi 1901
Siège social :1, avenue président Wilson, 34500 Béziers.



Madame la Ministre de la Santé
14 avenue Duquesne
75350 PARIS Cedex 07 SP

Lettre recommandée AR Le 11 mars 2009
Objet : Recours administratif et préalable

Madame la Ministre de la Santé,
J’ai l’honneur en ma qualité de Président de l’Association L’Honneur du vin de vous adresser le présent recours administratif.
I. LES FAITS
Courant février 2009, la Direction Générale de Santé (DGS) et l’Institut National du Cancer (INCa) ont adressé une invitation à toute la presse nationale en vue d’assister à une conférence de presse consacrée à la présentation d’une « brochure destinée aux professionnels de la santé » intitulée « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations ».
Cette conférence de presse, tenue dans les locaux du Ministère de la Santé le 17 février 2009, intervient quelques jours avant les débats à l’Assemblée nationale sur la loi « Hôpital, patient, santé territoire, » (HPST). La DGS annonçait vouloir distribuer à tous les professionnels de la santé un guide faisant le point sur les risques de cancer et la consommation d’alcool. Les conclusions et recommandations d’une étude de l’Institut National du Cancer (INCa) étaient largement développées. Ses auteurs préconisent de déconseiller toute consommation quotidienne de vin au motif que des études auraient fait apparaître une corrélation avec l’apparition de différents types de cancer.

Evidemment, ces informations de type sensationnel ont été immédiatement et très largement relayées par toute la presse. Elles ont été présentées comme des vérités scientifiques incontestables. Selon une dépêche AFP du 18 février : « Les Français sont très majoritairement favorables au contrôle de la vente d'alcool prévu par le projet de loi Bachelot sur la santé (…) L'opinion publique va dans le sens d'un renforcement du contrôle", a noté Alain Rigaud, président de l'ANPAA qui soutient "sans réserve" le projet de loi qui "a le mérite de simplifier une réglementation complexe et mal connue". La Ligue contre le Cancer s'est également réjouie du "soutien indiscutable de l'opinion" au projet Bachelot.

La campagne de presse nationale s’est propagée à l’étranger amenant de nombreux opérateurs internationaux de la filière viticole à s’interroger sur les conséquences pour la santé de la consommation modéré de vin au vu de ces informations présentées comme scientifiques.

Il est à noter que si l’actuel président de l’INCa, Dominique Maraninchi, est un excellent cancérologue avec un grand nombre de publications, aucune d’entre elles ne porte sur l’alcool et le vin. De plus, l’INCa n’est pas véritablement indépendant dès lors qu’il est entièrement financé par l’Etat, depuis sa création en 2004. Il a connu des problèmes de gestion lors de ses premières années de fonctionnement, comme en témoigne un rapport de la Cour des Comptes.

Cette campagne de communication, orchestrée par le Ministère de la Santé, a fait l’objet d’une critique fortement argumentée de la filière vitivinicole, mais aussi du monde médical, critique fondée sur l’application excessive et erronée, dans ce domaine, du principe de précaution.

Ainsi, Joël de Leiris, professeur à l’Université Joseph Fourier de Grenoble qui a réalisé et collaboré à plusieurs études sur le vin et ses effets bénéfiques sur la santé a réagi à la publication de la brochure de l’INCa :

« Ce que je trouve choquant dans le cas de cette brochure, c’est qu’au moment où l’on discute la loi Bachelot au Parlement, on publie des arguments massue sans donner les éléments scientifiques crédibles qui autorisent de telles affirmations (…) avec des arguments qui reposent sur des bases dont on peut s’interroger sur le fondement. D’après mon expérience, il existe beaucoup d’études sur la consommation modérée de vins qui montrent qu’elle entraîne non seulement une diminution de la mortalité cardiovasculaire mais en même temps de la mortalité toutes causes, y compris donc de cancer. Ce qui me choque, c’est qu’à travers les médias nationaux, l’on se soit précipité pour lancer cette information : un verre de vin et c’est déjà le chemin vers le cancer. Cette affirmation est d’autant plus grave que les gens qui l’ont lancée détiennent le pouvoir et sont donc écoutés (…) Désormais les médecins ne pourront pas faire autrement que de dire à leurs patients qu’il faut arrêter de boire. Tout patient qui développe un cancer pourrait se retourner contre son médecin et l’attaquer pour ne pas lui avoir dit d’arrêter de boire. Le drame, c’est bien cela. On lance ce type de recommandation sous prétexte du principe de précaution, mais à ce compte-là, il ne faudrait plus prendre son vélo, sa voiture, le train, l’avion… Le risque zéro n’existe pas ».

L’Association générale de la production viticole (AGPV) a dénoncé l'«acharnement» dont est victime la profession après la publication sous l'égide du Ministère de la Santé de cette brochure présentant le vin comme un facteur de risques dans l'apparition de maladies comme le cancer.

L’analyse faite dans le rapport INCa des données scientifiques permettant d’étayer l’interdiction de consommer du vin est un procès à charge, oubliant les études scientifiques reconnues dans le monde entier sur les vertus d’une consommation modéré du vin. De nombreux scientifiques et praticiens de la Santé publique, ont le sentiment qu’un petit groupe d’ « hygiénistes » gravitant autour des instances liées à la Direction Générale de la Santé tente d’impulser en France une politique de la santé « prohibitionniste ».

La démarche de l’INCa et de la DGS jette un discrédit sur la filière vin, qui générera malheureusement dans les prochaines semaines un préjudice économique et moral considérable pour la France.

Les préconisations de l’Institut national du cancer diffusées continuent d’alimenter la polémique et donc les media, chacun ayant retenu que parmi toutes, c’est le « petit verre de vin quotidien » qui est visé.


« C'est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui aiment boire, juste un peu, et qui pensent être «raisonnables», titrait Le Figaro à l’occasion de la mise en ligne de la brochure de l’Institut national de lutte contre le cancer (Inca) listant les facteurs de risque de cancer, parmi eux le petit verre de vin quotidien.

Une partie de la communauté médicale a vivement contesté les méthodes et les résultats de cette étude. « Je suis en désaccord total avec les conclusions de cette étude sur le vin», a déclaré le Professeur Henri Joyeux, chirurgien et cancérologue de la Faculté de Médecine de Montpellier et Spécialiste des relations entre Nutrition et Cancer qu'il étudie depuis plus de 30 ans. « La publication de l'Inca se base sur une méta-analyse réunissant 7000 enquêtes qualifiées de scientifiques. Quand on connaît la manière dont sont menées ces études auxquelles on fait dire ce que l'on veut on ne peut que douter da la valeur de cette dernière publication. Le plus grave, c’est que les scientifiques le savent très bien. L’Inca se discrédite en publiant de tels résultats. »

Selon le Professeur Joyeux, « l’étude confond les consommateurs réguliers d'alcool forts (whisky, vodka, gin) qui augmentent incontestablement leurs risques de cancer de la bouche et de l'œsophage, surtout s'ils sont accompagnés du tabagisme à un paquet par jour et les consommateurs réguliers de vin, à raison d'un ballon de vin entre la poire et le fromage qui au contraire ont des risques réduits, tant de cancer que de maladies cardio-vasculaires. Confondre whisky, vin ou bière est une erreur scientifique grave ».

Le professeur Bernard Debré, chef du service urologie à l’Hôpital Cochin partage le même point de vue et dénonce dans une interview à Midi Libre « cette étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique. C’est scandaleux de publier des choses pareilles. Tout cela inquiète l’opinion publique et me choque profondément. On incite les gens à ne pas boire, à se méfier de la viande rouge et de la charcuterie, à faire attention au fromage… Mais où va-t-on ? Dans quel pays vit-on ? Bientôt il faudra mettre un scaphandre ».

L’association Vin et Société a souligné de son côté que « les préconisations de l’INCA vont à l’encontre des recommandations nationales (PNNS) et internationales (WRCF, OMS). Dans tous les rapports, les effets néfastes de l’alcool sont avérés pour une consommation excessive et déraisonnée. Mais l’effet protecteur de l’alcool sur les maladies cardiovasculaires est également pris en compte. Mais au final, c’est un message d’interdiction et d’abstinence qui est prôné, par l’INCa sans justification scientifique . L’association pointe le fait que malgré la baisse de la consommation du vin en France, qui a été divisée par deux en 50 ans, le nombre de cancers a doublé. . « S’il y a incidence, elle est certainement très faible et bien d’autres facteurs méritent l’attention et les recommandations de la Santé ».
Réflexions sur l’augmentation du risque Cancer de 168 % des Cancers des Voies aérodigestives supérieures (VADS) dès l’absorption du premier verre de vin :
L’INCa a publié l’Atlas de la mortalité par cancer en France Métropolitaine, période 1970/2004 qui indique, sur les cancer VADS pages 41 à 46: « La géographie de la mortalité pour ce cancer reste fortement structurée sur l’ensemble de la période. Elle oppose un grand ensemble Nord Ouest de surmortalité à la France méridionale en situation de sous mortalité….Cette permanence traduit la persistance de comportements régionaux dans la consommation d’alcool ».
Les cartes nombreuses et détaillées traduisent la réalité des cancers VADS, et démontrent l’opposition des zones viticoles dans lesquelles persiste la consommation quotidienne de vin, à très faible taux de cancer VADS et les autres régions non viticoles. (pièces jointes) Comment expliquer cette contradiction majeure entre les indications de la brochure INCa (+168% de ce risque cancer) et les données fournies par la même organisation dans son Atlas des causes de mortalité ? Cette situation paradoxale démontre que la prétention scientifique des données de la brochure INCa reste à démontrer.

Le Haut Conseil de la Santé Publique a publié en janvier 2009 le Rapport Final de l’évaluation du plan cancer, aux données nombreuses et précises , plus de 400 pages.
La conclusion de ce rapport indique : A l’heure ou sont définies les orientations du futur plan, Elle permet d’identifier les éléments indispensables à un suivi prolongé dans le temps. Suivent 3 paragraphes importants :
4.1 Le Haut Conseil de la Santé Publique regrette le manque de moyens dans l’évaluation du plan cancer.
4.2 L’insuffisance des données
4.3 Des Indicateurs imprécis : Pour être correctement évalué, tout plan de santé publique nécessite de mettre en place des objectifs et des indicateurs précis, avec un « état des lieux » initial et final……………………………… ;;
Et pour la majorité des 70 mesures du plan cancer, il n’existe pas d’indicateur, pas d’objectif précis, chiffré…………………….. ;;
Ainsi la mesure 16 du plan cancer « aider à l’arrêt de la consommation excessive d’alcool » aurait nécessité d’abord de définir de façon précise ce qu’est une consommation excessive d’alcool,d’avoir un indicateur sur cette consommation, afin de savoir comment évaluer les actions entreprises pour diminuer cette consommation.
Comment dans ces conditions de totale incertitude, l’INCa a-t-il pu définir et diffuser massivement, médiatiquement , l’information selon laquelle le danger de développer un cancer se manifeste a partir de l’ingestion d’un seul verre de vin par jour. Est-ce cela que l’on appelle une méthode scientifique ???

II. DISCUSSION

Si l’association requérante est bien consciente de l’existence du libre jeu du débat démocratique dans les sphères scientifiques et politiques, elle considère qu’il en va tout autrement dans la sphère administrative au regard des règles propres à l’action administrative.
En effet, dans ses rapports avec les administrés, l’administration est soumise aux principes cardinaux d’impartialité, de légalité et la neutralité.
L’élaboration, les recommandations et l’exploitation médiatique de la brochure de l’INCa par la Direction Générale de la Santé sont aux antipodes de ces principes.

Le Ministère est directement à l’origine d’une campagne de communication tendancieuse visant à faire admettre sans débats que : « La consommation même modérée de vin augmente les risques de certains cancers ».
De tels agissements constituent une faute de l’Administration.

En effet, des informations insuffisantes sont susceptibles d'engager la responsabilité de l'Administration au titre de la faute simple : (CE, 13 juin 2001, Lacourt, n° 211613, Rec. CE, tables p. 1182), inadéquates (CAA Nancy, 21 mars 2005, Christ, n° 03NC00466, AJDA 2005, p. 1143) ou erronées (CAA Marseille, 7 févr. 2006, min. de l'Emploi et de la Solidarité, n° 01MA00603, AJDA 2006, p. 1406 ; CAA Lyon, 11 déc. 2007, Mme Rabaca, n° 05LY00242, AJDA 2008, p. 550) ;

En l’espèce, le caractère tronqué et insuffisant de l’information a été dénoncé par une grande partie de monde médical. L’étude de l’Institut national du Cancer, de novembre 2007, réalisée sans aucune des garanties habituelles de transparence et consensus, a permis à la DGS de réduire les recommandations de la brochure adressée aux médecins à une prohibition «de toute consommation d’alcool ».

Il faut noter, que, dans le détail des études scientifiques mise en avant par l’INCa, les études menées par le professeur Serge Renaud et son équipe, reconnues au plan international, et ayant réussi à influencer la population américaine, en particulier les jeunes et les femmes, à développer la consommation de vin, sont totalement oubliées.

Pour le Professeur Michel de Lorgeril, cardiologue et nutrionniste, chercheur au CNRS à Grenoble : « il n’existe pas à ce jour de démonstrations scientifiques absolument intangibles dans un sens positif ou négatif car il manque un argumentaire décisif en recherche médicale humaine, l’essai clinique, qui seul peut montrer des relations de causalité indéniables ». L’étude de très long terme du groupe de Nancy pourrait répondre à cette problématique.

Selon le Professeur de Léris « dans la brochure de l’INCa, les effets délétères ont été largement exagérés. Citons l’exemple du cancer du foie : il y est affirmé que la consommation de vin conduit à une cirrhose qui conduit à un cancer du foie. Or, les gastro-entérologues savent bien quelle est la quantité d’alcool et la durée pendant laquelle il faudrait en consommer pour développer une cirrhose, qui, elle-même pourrait, éventuellement, conduire à un cancer du foie ».

Le corps médical reconnaît unanimement qu'une consommation modérée de vin rouge a de nombreux effets bénéfiques contre les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives et certains cancers. Dès 1979, la revue médicale Lancet a publié une première étude suggérant les effets bénéfiques du vin1. Les résultats de ses travaux ont été corroborés en 1992 par l'équipe lyonnaise de Serge Renaud, donnant ainsi naissance au fameux « paradoxe français », attribué notamment à la consommation régulière et modérée de vin rouge. En effet, en dépit d'une alimentation très riche en graisses saturées, les populations du sud-ouest de la France présentent une faible incidence de maladies cardiovasculaires, un taux d'infarctus quatre fois moins élevé qu’aux Etats-Unis et une espérance de vie supérieure de dix ans à celle qui prévaut dans le nord-est de la France.
Il a été démontré scientifiquement que le vin contient des anthocyanes à pouvoir antioxydant comme le resveratrol.

Ce n’est donc pas sans raison que le Professeur Ludovic Drouet, chef du service Hématologie biologique de l’hôpital Lariboisière et président du comité scientifique Vin et Santé de l’Office national interprofessionnel des vins (Onivins), a déclaré que « le vin comporte un certain nombre de composants qui pourraient avoir des effets bénéfiques sur les problèmes cardiovasculaires et le vieillissement ».
Par ailleurs, Marie Anne Carbonneau Maître de conférence UFR de médecine UM1-UMR240 »Prévention des malnutritions et des pathologies Associées »et Alain Carbonneau, professeur à SupAgro et président du groupe International d’expert en systèmes vitivinicoles et Coopération ont fait une analyse scientifique du document produit par l’INCa et ont défini plusieurs erreurs manifestes de ce document (rapport joint en pièces justificatives).

Certes, pour parer aux risques sanitaires liés à la consommation ou à l'utilisation de certains produits, les autorités publiques peuvent émettre des avis ou recommandations destinés au public. Toutefois, pour le Conseil d'État l’Administration est susceptible d'engager la responsabilité de l'État à l’égard des opérateurs concernés (CE, 31 mars 2003, SA Bergaderm : Juris-Data n° 2003-065082 ; RFD adm. 2003, p. 1185, concl. Chauvaux ; AJDA 2003, p. 935, chron. F. Donnat et D. Casas)

En l’espèce, les recommandations lourdes de conséquences de l’INCa auraient dû nécessiter la plus grande vigilance et transparence de la part de l’Administration qui doit être à même d’apporter la preuve de ce qu’elle affirme. Ce type d’avis liés à la santé publique et recommandations à caractère scientifique sont ravageurs. Ils débouchent sur une stigmatisation, sous couvert d’études médicales, de nature à influencer l’opinion publique et en l’occurrence les députés en pleine session parlementaire.

Pour le Conseil d’Etat, lorsque, même dans le cadre de sa mission, l'Administration se départit de la nécessaire objectivité s'imposant à elle, elle commet également une faute parce qu'elle se rend coupable de dénigrement systématique (CE, 28 nov. 1962, Min. aff. étrangères c/ Roger Peyrefitte : Rec. CE 1962, p. 637. – V. également CE, 28 avr. 1978, Sté général : Rec. CE 1978, p. 194. – CE, 26 mars 1980, Min. aff. étrangères c/ ch. com. fr. Liban : Rec. CE 1980, p. 171 ; D. 1980, somm. p. 315, obs. Moderne et Bon. – a contrario CE, 6 nov. 1981, Sté FM Telex : Rec. CE 1981, p. 404 ; D. 1982, somm. p. 446. – et a contrario, CE, 10 févr. 1993, Min. aff. sociales c/ Wagner : D. 1994, somm. p. 68, obs. Bon et Terneyre,).
L’association L’Honneur du vin estime que la DGS a porté gravement atteinte à l’honneur, à la réputation, à la liberté de l’ensemble des producteurs, et à l’économie de toute la filière.
L’association qui représente l’ensemble des producteurs considère que ces derniers, ainsi qu’elle-même, ont subi un grave préjudice en raison de la faute commise par la DGS.

Dans Le Figaro, Frédéric Durand-Bazin s’interrogeait : « Les dégustations de vin sont-elles condamnées ? (…) Hélas, en donnant une portée aussi large à cette mesure d'interdiction, c'est toute la filière viti-vinicole qui est mise en danger »
L’article du Journal le Monde, « Interdire – Point barre » situait bien l’enjeu : « Lundi 16 février sur LCI, Roselyne Bachelot a fait une déclaration incroyable à propos du volet " prévention et santé publique " du projet de loi " hôpital, santé et territoires ", actuellement en discussion à l'Assemblée nationale : " Ce que je veux, c'est qu'on en vienne à ce qui est la "pureté de cristal" de la loi : pas d'alcool pour les mineurs, c'est clair, c'est simple. "

Désormais considéré comme une simple boisson alcoolisée - au même titre que le whisky, la bière ou la vodka -, le vin subit de plein fouet les conséquences des messages de santé publique sur la consommation d'alcool, notamment celui de l’INCa, alors que les études sur de longues durées et sur des cohortes très importantes (Canceralcool, groupe de Nancy, 100 000 personnes suivies de 1978 à 2005) démontrent que la consommation modérée de vin a des effets positifs sur de nombreux cancers.

Si la nécessité de prévenir un risque peut justifier l’intervention de l’Administration elle ne saurait porter une atteinte excessive à la liberté du commerce et de l'industrie. Pour la jurisprudence de la Haute Assemblée par de tels agissements fautifs l’Administration engage sa responsabilité envers les producteurs de biens et services (G. Pélissier, Évolutions récentes du droit de la responsabilité administrative : Collectivités-intercommunalité 2005, étude 14, n° 28 s. – pour des premières espèces, TA Melun, 23 févr. 2006, Sté Auroy, Sté Prodal, Sté Le Naja distribution SAS, Sté Pommier Trepin Cousins : AJDA 2006, p. 832, note Dewailly. – CAA Nantes, 26 déc. 2006, n° 05NT00014, M. : AJDA 2007, p. 873. – A. Rouyère, L'exigence de précaution par le juge. Réflexions inspirées par quelques arrêts récents du Conseil d'État : RFD adm. 2000, p. 266. – M. Deguergue, La responsabilité administrative et le principe de précaution : Rev. jur. env. 2000, n° spécial, p. 105).
En l’espèce, par la mise en avant d’une étude isolée, sujette à caution et son exploitation médiatique à des fins idéologiques, au mépris d’une approche impartiale et respectueuse de l’ensemble des acteurs concernés, la DGS a porté une atteinte excessive et injustifiée à la liberté fondamentale du commerce et de l’industrie de toute la filière viticole. L’Association « l’Honneur du Vin » entend se réserver le droit de solliciter réparation des préjudices économiques et moraux subis, dont l’évaluation est en cours, et qui sont susceptibles de s’élever à plusieurs million d’euros. D’ores et déjà, dans le cadre du présent recours administratif, l’association « l’Honneur du Vin », vous demande :

- Vu l’absence d’avis du Conseil de Modération et de Prévention -
- Vu l’absence de consultation de l’Académie de Médecine

A TITRE PRINCIPAL,
SUSPENDRE LA DIFFUSION de la Brochure du Ministère de la Santé « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations » et en tout état de cause procéder à la rectification de l’ensemble des renseignements erronés et à la suppression des mentions tendancieuses concernant la consommation modérée de vin contenues dans ladite brochure (CE, 6 févr. 1980, Guilhaumé : Rec. CE 1980, tables, p. 726 ; AJDA 1980, p. 367. – V. également CE, sect., 12 févr. 1993, Gaillard, cité infra n° 82). A

TITRE SUBSIDIAIRE ;
ORDONNER LA CONSIGNATION en annexe de Brochure du Ministère de la Santé « Nutrition et prévention des cancers :des connaissances scientifiques aux recommandations », de l’ensemble des observations ci-dessus, conformément aux dispositions de l’article 3 de la loi du 17 juillet 1978 (CADA, avis, 9 sept. 2004, Perollier : Rapp. 2004, p. 46)

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

Jean-Charles TASTAVY



Pièces jointes : Bordereau de 10 pièces justificatives, et pièces justificatives
Un double original de ce dossier est adressé au Premier Ministre

Bordereau des pièces justificatives jointes :

Pièce N°1
Articles du Docteur Michel de Lorgeril dans le Figaro et La Nutrition. 21/02/2009

Pièce N°2
Article du professeur De Leiris, Le Figaro du 20/02/2009

Pièce N°3
Article du professeur Lamarque, Midi Libre du 28/09

Pièce N°4
Article du professeur Bernard Debré, 19/02/2009

Pièce N°5
Article du professeur Pujol, ancien président de la ligue nationale contre le cancer
Midi Libre 21/02/09

Pièce N°6
Copie des pages 41 à 43 de l’Atlas de la mortalité par cancer de l’INCa

Pièce N°7
Extraits du rapport du Haut Conseil de Santé Publique, 2008.

Pièce N°8
Article du docteur Guy Caro médecin alcoologue, auteur de « l’Alcoolisme au savoir boire ».

Pièce N°9
Article de Mme Carbonneau UFRMédecineUMR240 Montpellier et M. Carbonneau Professeur à Supagro Montpellier, Président du Groupe International d’expert

Pièce N°10
Article La Nutrition du 12/03/2009 compte rendu de l’étude de Nancy (100 000 personnes suivies de 1978 à 1985, mortalité documentée jusqu’en 2005.











Pour l'Honneur du Vin

Le Blog : www.honneurduvin.com vient de naître, il a pour objet de soutenir l'action des vignerons, des amateurs de vin, des professionnels de la filière viti-vinicole y compris tous ceux qui mettent en marché en France et à l'étranger nos vins, professionnels de santé, médecins, chercheurs, contre les ayatolahs plus ou moins liés au ministère de la Santé Français qui ont décidé de faire disparaître notre viticulture et toyt ce qu'elle représente


« SOS prohibition » c’est ainsi qu’aurait pu s’appeler ce blog !!!

Nous sommes arrivés aux propos ultimes : On demande aux médecins de déconseiller toute consommation de vin !! ! A part peut être, nous dit-on, une consommation festive à caractère exceptionnel……….
Au sein d’un ministère où, comme dans un pays bien connu, depuis des décennies, les ministres passent et les ayatollahs restent, les masques sont tombés.
Cela suffit !!Il faut réagir !!!
Nous considérons qu’il y a eu manipulation, tromperie, et le réaction indignée de grands scientifiques, de médecins illustres, des vrais, de ceux qui soignent les gens, pas de ceux qui vivent, confortablement payés par des subventions, dans des bureaux ministériels douillets, nous encouragent, parce que de l’étranger nous sont parvenues les réactions incrédules de nos partenaires commerciaux et autres « admirateurs de l’art de vivre à la Française » lesquels voient dénigré, de l’intérieur, un élément constitutif de la culture du pays qu’ils aiment,
pour tout cela nous avons décidé d’agir en justice, en explorant toutes les voies possibles.

Le 17 février 2009, le Directeur Général de la Santé, Didier Houssin, et le président de l’Institut National du Cancer, Dominique Maraninchi, ont convoqué une conférence de presse consacrée à la présentation d’une brochure destinée aux professionnels de santé intitulée :
« Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations » dont le thème principal est le danger prétendu de la consommation de vin, totalement déconseillée, le premier verre consommé constituerait un danger pour le consommateur ..
La presse quotidienne française a largement repris ces conclusions, sans parfois analyser la validité des études dites scientifiques, sur lesquelles s’appuyait la démonstration de nocivité prétendue.
Ce lancement médiatisé est intervenu au moment du débat parlementaire sur la loi HPST, dont certains articles étaient contestés par la profession viticole, comme pour faire pression sur les décisions parlementaire ou les orientations du Gouvernement.
Il est intervenu également avant la présentation de l’étude associée au Centre de médecine préventive de Nancy qui a déterminé les relations entre la consommation de différentes boissons alcoolisées (vin, bière, alcools forts, selon la dose), et les risques des principaux cancers sur une population de l’est de la France de 100 000 sujets suivis depuis 1978.
Cette brochure contredit de nombreux travaux scientifiques internationaux précédents qui démontrent le bilan globalement positif à la santé humaine de la consommation modérée de vin. Le French Paradox, qui symbolise ces résultats, a fait l’objet d’une reconnaissance internationale en particulier aux USA ce qui a entraîné un développement rapide de la consommation des vins dans ce pays.
Le lobby anti vin est allé trop loin en s’appuyant sur des approximations, voire des contre vérités scientifiques, qui nous causent un immense préjudice, au plan national et international, au moment ou nous subissons la plus importante crise économique de ce dernier siècle. Nous ne tenterons plus d’établir un dialogue constructif avec des opposants déclarés à toute notre filière viti-vinicole.
Nous saisissons la justice pour obtenir une rectification des affirmations erronées de la brochure en cause, la suppression des mentions tendancieuses et la consignation en annexe de cette brochure de l’ensemble des données contradictoires que nous avons consignées. Ce n’est qu’une première étape et nous étudions des moyens de donner à cette lutte judiciaire une dimension européenne, voire mondiale.
Nous proposons aux amateurs et consommateurs de vin, aux vignerons, aux metteurs en marché, aux techniciens, aux professionnels et fournisseurs de toute la filière, ceux de la communication, toute la communauté scientifique, ceux de la médecine et ceux de l’enseignement de s’associer au combat contre l’utilisation abusive du « principe de précaution ».
Nous avons besoin de vous !! Car ce sera un combat rude et….coûteux…. si nous voulons qu’il soit victorieux..
Défendons ensemble notre civilisation millénaire de la vigne et du vin, grâce à laquelle la France à rayonné depuis plusieurs siècles au travers de sa littérature, sa musique, sa peinture, son architecture, ses paysages.
De Noé à Colette, en passant par Platon, Baudelaire, Brillat-Savarin, ou Grimaud de la Reynière, le vin est un des fondements de notre culture.
Vous trouverez plus loin de quelle manière vous pouvez nous aider si vous le souhaitez, Faites circuler l’information : un mouvement est en marche !!!

Nous développerons dans ce blog un échange à la fois sur les actions judiciaires menées, sur ses étapes et ses résultats. Notre indépendance est gage d’efficacité. Nous ferons appel à un vérificateur financier et comptable pour garantir la bonne destination des fonds recueillis. Vous trouverez aussi une rubrique dite « littéraire » ou chacun pourra apporter sa pierre en l’alimentant de citations, de dictons, de poèmes, de textes anciens ou plus récents, pour, contre les « cuistres », participer à la « salubrité » publique.

Jean Charles Tastavy
Président de l’association « Honneur du Vin.
Jean Clavel secrétaire .