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24/06/2013

vins de France, données et commentaires

Récolte des vins en 2012 (France)

(annexe plus générale sur vins BIO)

 

Le secteur viticole français représente, en nombre de personnes employées, en chiffre d'affaire, en contributeur fiscal national, en facteur d'équilibre de la balance commerciale française, en facilitateur de l'attrait touristique et du développement touristique de la France, en protection et valorisation des paysages et du patrimoine immobilier national, en aménagement du territoire, un élément essentiel de notre pays. Cette situation n'est pas suffisemment reconnue par l'Etat et certains de ses composantes ministérielles, en particulier des groupes qui gravitent autour du ministère de la santé , qui sous prétexte de lutte anti-alcoolique, s'efforcent de le dévaloriser médiatiquement et de le frapper fiscalement. Il faut reppeler, à ce sujet, que la consommation de vins en France a diminuée de plus de 50% en 20 ans, ce que les succès à l'exportation ont permis de compenser. Le vin n'est plus un facteur d'alcoolisme en France, mais un produit culturel et un lubrifiant social.


121 672 déclarations de récoltes ont été souscrites en 2012 pour une superficie de 754 853 ha dont 447 744 en AOP, 191 615 en IGP, 40 488 en VSIG et 75 006 en vins aptes au Cognac ou Armagnac.

 
En
AOP : 10,3 Mhl de vins rouges, 6,6 Mhl de blancs et 2,7 M hl de rosés. En IGP : 7,2 Mhl de vins rouges, 2, 9 Mhl de blancs et 1,9 Mhl de rosés. En VSIG : 1,1 Mhl de vins rouges, 553 500 hl de blancs et 282 000 hl de rosés.

La France produit donc en 2012 : 41,3 Mhl de vins, dont 18,7 Mhl de rouges, 10,9 Mhl de blancs (ce chiffre est fort car il regroupe les vins blancs aptes au Cognac et Armagnac 7,5 Mhl) et 4,9 Mhl de rosés qui du fait de la remarque précédente occupent la seconde place des vins consommés en l’état.

Le Languedoc-Roussillon occupe la première place en volume 11,9 Mhl devant Charentes-Cognac 7,6 Mhl et l’Aquitaine 6,3 Mhl. L’Aquitaine est en tête des AOP 5,9 Mhl devant la Vallée du Rhône-Provence 3,3 Mhl et le Languedoc-Roussillon 2,5 Mhl
A noter les 2,2 Mhl de la
Bourgogne à parts presque égales entre blancs 1 Mhl et rouges 890 000 hl, les 1,9 Mhl de la Champagne et les 1,5 Mhl du Val de Loire qui produit plus de rosés 515 000 hl que de rouges 430 000hl.

Avec 8,6 Mhl d’IGP sur 13 Mhl produits le Languedoc-Roussillon est hégémonique.

A  noter le nombre important de déclarants en Bourgogne par rapport à la superficie : 14 208 alors que l’Aquitaine en compte 12 036 et le Languedoc-Roussillon 23 157.

En AOP blanc l’Alsace 1,059 Mhl et la Bourgogne 1,087 Mhl font jeu égal.

Les ex-vins de table devenus VSIG sont réduits à la portion congrue 1,9 Mhl.

Il existe 763 déclarants des départements non viticoles


Vin «bio» doublement des volumes en 2 ans…

Il faut distinguer les catégories de vignes en conversion biologique, des vignes certifiées. Après 3 ans, contrôlés, de non utilisation de produits de traitement ou autres (engrais, amendement...) des vignes, interdits en production biologique, la certification permet de revendiquer la qualité de production de vins biologiques, sous réserve que les conditions nouvelles d'élaboration des vins, fixées par le règlement européen de 2012,soient respectées.

Avec 50 268 ha en bio en 2010 contre 39 000 en 2009, le vignoble bio français enregistre une progression de 28%, soit un peu plus de 6% du total du vignoble français. Les surfaces de vignes certifiées représentaient 21 403 ha (+ 22%), et celles en conversion, 28 865 ha (+ 33%). Cela se traduit par une hausse du nombre d’exploitations en un an de 30% (3 945 vignerons), et un probable doublement des volumes disponibles entre 2010 et 2012… Cette progression constante depuis plus de 10 ans, a permis aux viticulteurs bio d’atteindre dans leur filière dès 2010, les objectifs du Grenelle de l’Environnement fixés pour 2012 (objectif affiché de 6% de la SAU totale cultivés en bio).de 10 ans, a permis aux viticulteurs bio d’atteindre dans leur filière dès 2010, les objectifs du Grenelle de l’Environnement fixés pour 2012 (objectif affiché de 6% de la SAU totale cultivés en bio).

Aujourd’hui, l’Europe est la principale productrice de vin bio représentant 88% des surfaces biologiques dans le monde. Elle est suivie par l’Amérique du Nord (6%) et l’Amérique du Sud (3%).

Au niveau mondial, les principaux pays producteurs de vins bio sont respectivement, l’Espagne avec 57 232 hectares, l’Italie avec 52 273 hectares et la France, avec 50 268 hectares. La France se positionne donc comme le 3e vignoble bio dans le monde, derrière l’Espagne et l’Italie. Ces trois pays représentent la quasi-totalité du vignoble européen,
soit environ 80 % des surfaces de vignes bio dans l’Union.

En 2010, le chiffre d’affaires total des produits alimentaires et boissons bio s’élevait en France à 3,4 milliards d’euros, ce qui représente une croissance de 10,8% sur un an (source : Agence Bio 2011). Le secteur des vins « bio » représentait 322 millions d’euros soit une hausse de + 8% en un an.

En France, les plus importantes surfaces de vigne cultivées en bio correspondent aux trois principaux vignobles français. Précurseur, le Languedoc-Roussillon a conservé son rang de leader en 2010, tant en surface (cumul surfaces bio et certifiées 16 462 ha soit + 30%)
qu’en nombre d’exploitations (1029 caves soit + 29%). Suivent les régions PACA (684 exploitants soit + 28%, et 11 209 ha soit +25%), et Aquitaine (614 exploitations soit + 40%, et 7715 ha soit + 41%). Les vignerons aquitains en particulier sont venus à la viticulture bio
récemment, mais au vu du rythme de conversions (+ 63% ), le retard devrait être comblé rapidement. En 2010, d’une manière générale, les conversions ont poursuivi leur progression sur un rythme très soutenu. Le Poitou-Charentes se distingue particulièrement, affichant une hausse spectaculaire de 87%, suivi de l’Aquitaine.

En 2010, le chiffre d’affaires total des produits alimentaires et boissons bio s’élevait en France à 3,4 milliards d’euros, ce qui représente une croissance de 10,8% sur un an (source : Agence Bio 2011). Le secteur des vins « bio » représentait 322 millions d’euros
soit une hausse de + 8% en un an.

 Ventes : les vins « bio »connaissent une très forte croissance en grande distribution
En France, les vins bio sont de plus en plus présents sur le circuit de la grande distribution (GD). Selon l’enquête IRI réalisée en 2010 par SymphonyIRI Group, les vins « bio » représentent 9 millions de cols sur 1,27 milliard par an soit 0,7% des volumes annuels de
vins tranquilles et 1,1% du chiffre d’affaires du marché des vins tranquilles. Si le marché des vins bio reste encore embryonnaire, il connaît, cependant une très forte croissance.
Les volumes sont en effet passés de 6,875 millions de cols en 2009 à 8,824 millions de cols en 2010, soit une augmentation de + 28,3% et + 28,2% en valeur(30,6 millions d’euros en 2009 contre 39,3 millions d’euros en 2010).

 





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