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04/06/2013

Réformer le capitalisme (2)

 

Dans la première note , ci dessus, nous avions mis en évidence, les causes de la grave crise financière qui a débuté en 2008 et ses conséquences dans de nombreux domaines économiques, en concluant sur les risques d'une nouvelle crise bancaire et ses possibles effets sur le montant des retraites des salariés français.

 

Un article du journal Le Monde du 1° juin 2013 conforte cette éventualité :

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20130601/html/910882.html

 

Dans cette 2° note, nous allons poursuivre nos propos sur cet ouvrage fondamental , en particulier sur les propositions 13 à 20 de « 20 propositions pour réformer le capitalisme » .

En décembre 2008, les auteurs de cet ouvrage s'étaient réunis pour proposer un vaste programme de réformes. Qui sont-ils ?

-Des praticiens des marchés financiers

-Des cadres dirigeants d'entreprises

-Des économistes, des philosophes

-Des mathématiciens,des ingénieurs....

Tous motivés par la recherche de l'intérêt général des français et des européens.

Trois ans plus tard, la recession gagne, la zone euro est en danger, les finances publiques asphyxiées, les secteur bancaire en faillite... Pendant que les banques sont recapitalisées au frais du contribuable, l'économie réelle est sacrifiée sur les autels de la finance dérégulée et de l'austérité budgétaire.

Ils ont remis en chantier leur programme de réformes. De la transition énergétiques et écologique, au statut juridique de l'entreprise, de la titrisation au mandat de la banque centrale européenne, du « social business » à la formation éthique, des marchés des matières premières au droit des brevets, des prix des transferts à l'investissement socialement responsable, ce livre trace une chemin à la fois cohérent, audacieux et réaliste. Pour construire une société sobre, définanciarisée et solidaire.

La conviction qui sous tend l'pproche des auteurs, est que toutes les propositions même les plus techniques, ont une portée éthiqueet et politique, qui doit pouvoir être discutée par tous, discussion possible et féconde.

On aurait tort de vouloir faire adopter l'une ou l'autre des propositions à l'exclusion des autres, , car elles sont liées entre elles. Si elles étaient adoptées simultanément, elles changeraient radicalement le visage du capitalisme européen et par voie de conséquences, le capitalisme mondial.

Les produits bancaires dérivés, favorisés par la titrisation, les dérives des marchés des matières premières, permettant au système bancaire de contourner des normes et des règles parfois obsolètes, d'engranger des marges confortables, grâce à l'opacité du système. Comment peut on justifier que des banques, un moment à la limite du dépôt de bilan, ayant bénéficié de financements public, réalisent peu après des bénéfices confortables ??

Il faur renforcer les moyens de contrôle, en introduisant des moyens éthiques, indispensables à la moralisation de la finance internationale. Les entreprises en particulier multinationales doivent prendre en compte les contraintes climatiques et énergétiques, et conduit a imaginer d'autres types de système fiscal, éradiquant les paradis fiscaux, par une fiscalité détéritorialisée qui empêche l'optimisation fiscale.

Quand on mesure les dégats fait par la crise bancaire aux porteurs d'actions boursières dans le monde, à cause des préts « subprimes » des banques US, plus de 24 000 millards de $ US de pertes de capital boursier !! la mise en place d'une régulation financière, assortie d'une taxation minime des transactions boursières est indispensable , mais rencontre beaucoup d'opposition du système bancaire mondial qui souhaite conserver sa liberté de spéculation sans risque pour lui, car en cas de catastrophe , genre « suprimes », ce sont les Etats qui sont mis à contribution et donc les contribuable-consommateur. Nos dirigeants (du G20 ??) auront-ils la volonté et le courage, d'affronter enfin le système !!!

La seule institution libérale des marchés, ne garantit ,aucunement, le fonctionnement démocratique. La situation actuelle de crise qui frappe les classes moyennes, ayant un poids politique, pourrait donner une crédibilité aux solutions de gestion politique autoritaires, bien loin de solutions démocratiques !!!

L'avenir du « capitalisme démocratique » passe très concrêtement, par la reprise du processus de construction d'une Europe politique.

 

Jean Clavel 04/06/2013

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