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23/05/2013

Réforme du Capitalisme ?

 

réflexions et propos (1)

 

Est-on a la veille d'une nouvelle crise bancaire ?

Les indices pour cela ne manquent pas. L'Europe est déjà en récession. Les exportations de la Chine, souvent considérées comme "l'atelier du monde", sont en forte baisse et ses indicateurs se contractent ou ralentissent dangereusement avec, en outre, une importante bulle du crédit .L'Australie, bon indicateur de la santé de l'économie mondiale par son exposition aux matières premières, s'essouffle . Les consommateurs, eux aussi, marquent le pas. Les ventes en gros ou en détail aux Etats-Unis sont en baisse. La bourse du Japon vient de subir une forte réduction de 7,5% en une seule séance.(22/05/2013) Une récession mondiale est en vue . Pour se prémunir de son impact, les différents acteurs, à commencer par les banques, usent de différentes stratégies .

Mais rappelons nous, ce n'est pas très lointain: La valeur en bourse de BNP est passée de 65 ,87 M€ à 31,58 M€ soit une perte de 52% (35 milliards d'€) du 01/07/2011 au 12/09/2011. La capitalisation boursière des 3 premières banques françaises BNP, Soc.Géné, Crédit Agricole , a perdu 69,66 Milliards d'€ en 10 semaines au cours de l'été 2011. Lorsque ces catastrophes arrivent , avec le risque d'un assèchement total du crédit aux entreprises et aux particuliers, il ne reste plus qu'a faire appel à l'assureur en dernier recours, c'est à dire l'État, c'est à dire le contribuable !!! Mais dans la situation actuelle des finances publiques de la France et de la zone Euro, est-il encore possible que ces banques obtiennent un secours des pouvoirs publics de l'Union Européenne ?

Depuis 150 ans, la croissance économique s 'est accompagnée d'une croissance exponentielle de la consommation des ressources de la planète. Nous allons buter, dans les prochaines décennies, et ce, qu'on le veuille ou non, sur des pics de production des ressources stratégiques de la planète terre.

Une quantité de matière ou d'énergie, présente dans le sous sol, est exploitée selon une courbe qui connait un maximum, puis décroit et finit à 0. C'est au moment ou la courbe décroit que les ennuis commencent et que les prix augmentent, si la consommation de pétrole, continue de progresser, comme la construction automobile, celle des camions, celle de l'aviation, semblent l'indiquer, aprés les pays européens et les USA, par tous les pays émergents, asiatiques , Amérique du sud et autres.

Le pic de production du pétrole sera certainement atteint vers 2020 et ses prix s'envoleront, surtout si la problématique décrite au chapitre 9 reste ingérable.(financiarisation des marchés à terme des matières premières). Pour l'acier, 1 milliard de tonnes de production annuelle actuellement, + 3,5 % par an. En 135 années, cette production serait multipliée par 100, impossible, il n'y aura plus de minerai économiquement utilisable bien avant.

Les lobbies financiers s'opposent de façon efficace et discrète à une réforme du fonctionnement de leur système international, comme le montre la problématique de la séparation des activités de banque de détail et de banque d'affaire, qui reste impossible. Les subprimes, produits financiers dérivés, des banques américaines ont provoqué une crise majeure dont l'Union Européenne et l'Euro sont victimes. Il semble qu'il y a, en gestation, d'autres crises gravissimes qui pourraient nous atteindre prochainement. C'est celle des produits financiers dérivés concernant les matières premières, pétrole mais aussi matières premières agricoles, devenues, des produits de spéculation, ce qui entraine des variations importantes de cours qui n'ont plus rien a voir avec les quantités produites.

 

L'enjeu est d'abord politique, la réforme du système financier international n'a pu encore aboutir, la pression exercée par les marché financiers sur le jeu démocratique depuis le début de la crise des dettes publiques a des effets sur les gouvernements démocratiquement élus. Le système financier est d'une extrême complexité: marché de gré a gré fonctionnant par HFT (haute fréquence de trading) à la milliseconde,certaine firmes fonctionnent à la microseconde, grâce à les algorithmes algébriques dont peu de personnes peuvent comprendre et analyser les effets. 50% des ordres de vente ou d'achat du CAC 40, sont réalisés par robots informatiques, sans décision humaine, par 3 opérateurs. Il s'agit souvent de ventes à découvert, parfois nus sans aucune garantie, parfois couvert par des CDS qui eux mêmes font l'objet de marché de produits dérivés. Les traders qui managent ces marchés font confiance à l'autorégulation des marchés financiers, ou a l'autocontrôle bancaire !!!

Quand on ajoute le fonctionnement des effets de levier financiers que des repreneurs d'entreprises utilisent largement, avec l'appui de certaines banque d'affaire, il ne faut pas s'étonner que l'on aboutisse à des liquidation et au chômage.

Cette financiarisation sophistiquée et risquée concerne, aussi, directement le montant des retraites . Retraites par répartition gérées et garanties par un système contrôlé et garanti par l 'État ? Ou, retraite complémentaire géré par les partenaires sociaux, dont une partie souvent placée sur des fonds spéculatifs ou(et) retraite supplémentaire, sous forme de contrats individuels de fonds de pension ou d'assurance vie.

La répétition des chocs financiers extrêmes montre la fragilité, des systèmes de retraite par capitalisation, des exemples célèbres comme Enron aux USA ou tous les salariés ont perdu, après la faillite, leur retraite, capitalisée par décision de leur direction, sur les actions de leur société. Cela montre que ce n'est plus au système par répartition de faire la preuve qu'il n'est pas aussi efficace qu'on le dit, compte tenu de la contrainte démographique , mais le système par capitalisation qui doit s'amender pour demeurer une alternative crédible. La charge de la preuve s'est inversée. En l'absence de réforme du système par capitalisation, la répartition risque de devenir le seul mode de financement durable, contrairement a l'opinion de ceux qui voudraient profiter de la crise actuelle pour le faire disparaître.

 

(a suivre)

 

 

D'après,

20 propositions pour réformer le capitalisme

 

Sous la conduite de Gaël Giraud: Normale Sup:(ENS-Ulm), Docteur en mathématiques de Polytechnique, Membre de l'Ecole d'Economie de Paris, CERAS, Chroniqueur à la revue Projet, Auteur de plusieurs ouvrages et études, Jésuite.

12 auteurs (jeunes nés entre 1964-1974)

Très haut niveau de formation initiale, très hautes fonctions et responsabilités.

Editeur Champs, essais.(numérisé)

 

 

1° -Faire de la fonction sociale de l'Entreprise une priorité stratégique, Inciter et Contraindre.

2°-Organiser la Société commerciale à partir du projet d'entreprise plustôt qu'à partir du profit.

3°-Pour un contrôle indépendant financier et extra financier des entreprises.

4°-Intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises , dans l'analyse financière et l'investissement.

5°-Valoriser le salariat pour redonner sens à l'entreprise.

6°-Pour une formation initiale et continue à l'Ethique.

7°-Climat: Vers une économie européenne à faible intensité Carbonne.

8°-Pour un financement volontariste de la transition énergétique.

9°-Restaurer la fonction première des marchés à terme des matières premières.

10°-Pour une finance au service de l'économie.

11°-Mettre fin à certaines dérives des marchés financiers.

12°-Réguler les fonds de pension pour sauver les retraités européens.

13°-Désamorcer la guerre numérique et accélérer l'innovation utile.

14°-Pour une comptabilité sociétale et environnementale.

15°-Pour une fiscalité déterritorialisée des multinationnales.

16°- Vers des outils de mesure de l'optimisation fiscale.

17°-Instaurer des taxes globales.

18°-Pour une taxe européenne écologique et sociale.

19°-Réformer le BCE pour sauver la zone enro.

20°-Pour une économie « verte » équitable et pluraliste

18/05/2013

Echec à la Mal-bouffe

Le premier pays à dire au revoir à Macdonald est donc ...

la Bolivie !

Ce pays d’amérique du sud est " libéré "de la malbouffe.

La Bolivie est devenue la première nation à se libérer de la malbouffe de McDonald, et ceux après plus d’une décennie de lutte pour conserver son enseigne. Ronald a donc servi ses derniers hamburgers dans le pays samedi à minuit, après avoir annoncé un plan de restructuration global. C'est dire la fermeture des fast-food dans sept autres pays à faibles marges bénéficiaires. Une victoire pour la santé des peuples d’Amérique du sud. Et pour cause, comme dans d'autres États, la malbouffe est un concept largement non-accepté par ces communautés. Rappelons que McDonald a déjà été contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra. Sur son blog, El Polvorin (un rédacteur) déclare : « Le Fast-food représente le contraire de ce que les Boliviens considèrent comme étant un vrai repas. Pour être un bon repas, la nourriture doit avoir être préparé avec amour, dévouement, avec certaines normes d’hygiène, sans OGM et de temps de cuisson approprié ».

Un échec qui a eu un impact important pour la marque.

Le Pérou a suivi la Bolivie



L'obésité est un sujet de préoccupation en Amérique latine. Après le Chili, le Brésil ou encore le Mexique, c'est au tour du Pérou de s'attaquer aux problèmes de surpoids qui toucheraient, dans le pays andin, plus de 52 % des femmes et 24 % des enfants de 5 à 9 ans, selon les chiffres officiels. Pour réduire les maladies liées à l'obésité, le président péruvien, Ollanta Humala, a promulgué, jeudi 16 mai, une loi visant à " promouvoir l'alimentation saine chez les jeunes ".

Le texte acte la création d'une norme qui définit une " nourriture saine " : des " aliments dans leur état naturel de préférence ou ayant été très peu transformés ". Les écoles qui disposent de distributeurs aliment

Colère des industriels: Condamnant directement les produits ayant de " forts contenus en gras trans, en sucre et en graisses saturées ", la nouvelle norme a suscité une levée de boucliers de la part des représentants de l'industrie agroalimentaire, qui dénoncent une loi violant les libertés individuelles. " Le fait qu'un produit soit transformé ne devrait pas déterminer s'il est bon ou non pour la santé ", a critiqué le président de la Société nationale des industries, Luis Salazar. Les industriels se sont aussi opposés avec force à " la supervision de la publicité liée aux aliments et boissons non alcoolisées destinés aux jeunes ", que prévoit la loi. " On ne peut considérer nos enfants comme des clients générant des profits ", a répondu le chef de l'Etat.

Le président de l'Association péruvienne de consommateurs, Crisologo Caceres, a aussi riposté : " Les entrepreneurs disent qu'il n'y a pas de lien entre la publicité et la consommation de produits "non sains", mais si c'est le cas, pourquoi ont-ils dépensé 22,7 millions de dollars - 17,7 millions d'euros - par mois dans ce type de publicité en 2012 ? ", a-t-il expliqué, en citant un rapport du Conseil de radio-télévision, un organisme indépendant. Selon ce rapport, les radios et chaînes de télévision diffusent en moyenne soixante-huit heures par mois de publicités pour des aliments dits " non sains " et 335 spots publicitaires de ce type par jour.

Pour M. Caceres, il n'y a aucun doute : " Ce grand nombre de publicités participe au fait que la population, et surtout les plus jeunes, souffre de plus en plus de diabète, de surpoids et de problèmes cardiovasculaires. " Un avis que partagent l'Organisation Mondiale de la Santé ainsi que de nombreuses ONG. La liste des aliments bannis est attendue sous peu.

Dans un pays où règnent les produits industrialisés comme les sodas, cette loi représente une petite révolution. " C'est une première pierre dans la construction d'une politique consacrée à la bonne alimentation ", a déclaré le chef de l'Etat, en exhortant les parents à soutenir son initiative.

15/05/2013

Actualité fiscale

Prochainement, la Mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) du Sénat va réaliser un rapport consacré à la fiscalité comportementale.

 Objectif affiché : évaluer l’intérêt de recourir à la fiscalité pour influencer les comportements à risque en matière de Santé Publique. Si cette mission devait établir un lien entre santé et taxation, elle stigmatiserait alors l’image du vin, et donc un peu celle de la France… Car enfin, quel message adresserions-nous au-delà de nos frontières ? Et dans l’hexagone ? La France, premier producteur mondial de vin, taxerait chez elle un produit millénaire au motif qu’il est mauvais pour la santé ? Aucune distinction, le vin serait dangereux même dans le cadre d’une consommation mesurée ?

 La fiscalité comportementale est-elle efficace pour régler les problèmes de Santé Publique, notamment en direction des populations vulnérables ?

Quelle conséquence pour l’image du vin? Comment expliquer un paradoxe : le vin, produit noble « Made in France », serait pénalisé pour des raisons de santé dans son propre pays mais promu et exporté à l’étranger?

Fiscalité comportementale le miroir aux alouettes !

Douce France…. Notre pays est la 1ère destination touristique mondiale avec plus de 81 millions de visiteurs étrangers* accueillis en 2011, un record ! Près de 5 millions d’entre eux en ont profité pour aller à la découverte des vignobles de nos régions et sont repartis naturellement avec quelques précieuses bouteilles de vin, petits concentrés de l’image de la France qu’ils sont fiers de partager en famille ou entre amis à leur retour. Le vin, si désirable à leurs yeux et emblématique de notre culture, est une richesse qu’ils se réapproprient.

Distingué dans le cadre du repas gastronomique à la française reconnu au patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco en 2010, le vin s’exporte également, moins que l’aéronautique mais plus que le luxe et la cosmétique, générant 7,6 milliards d’euros d’excédent commercial en 2012.

La filière vitivinicole est particulièrement attentive aux enjeux de Santé Publique. Depuis des années déjà, elle s’est engagée en faveur d’une consommation modérée et de plaisir et souhaite un dialogue sincère avec les pouvoirs publics. Il faut en effet mettre des mots sur les maux : on ne peut que regretter les ravages de la consommation excessive et de l’alcoolisme qui nuisent d’abord aux hommes mais aussi à l’image du produit. La taxation est-elle la solution ?

A cet égard, nos voisins européens nous montrent les écueils à éviter : la Suède, le Danemark et la Finlande ont augmenté les taxes sur les boissons alcoolisées mais malheureusement les buveurs excessifs ont été parfaitement insensibles à la hausse du prix. En réalité, celle-ci entraîne même un report de consommation vers des produits de qualité inférieure, illicites ou addictifs. Plus près de nous, l’Angleterre fait cohabiter taxation élevée et binge drinking. Rien de très convaincant. A contrario en Espagne, les boissons alcoolisées sont moins taxées et la consommation per capita y est 20% plus faible qu’en France et en Angleterre.

Le rapport OMS Europe de mars 2012 livre par ailleurs une analyse tout à fait intéressante : toutes les consommations d’alcool n’ont pas les mêmes conséquences. Tout dépend de ce qui est consommé, et de quelle façon. En clair, la question des moments et des lieux de consommation est pointée car lorsqu’on parle de consommation, il faut naturellement prendre en compte le mode de consommation et le niveau d’éducation…

Les Français l’ont bien compris, ils privilégient de plus en plus la qualité à la quantité. Ils boivent moins et mieux avec une consommation occasionnelle et de plaisir : 70% des Français sont des consommateurs occasionnels de vin et 3 Français sur 4 associent le vin à la convivialité et au partage.**

En réalité, la politique de type nordique : taxation forte, disponibilité réduite et restrictions publicitaires ne réduit pas les méfaits d’une consommation excessive. On le voit clairement, l’application de la fiscalité comportementale est en décalage avec l’évolution des modes de consommation de notre pays et taxerait chaque Français dès le premier verre. L’approche sanitaire ne peut donc être traitée sous le seul angle fiscal : injuste pour les consommateurs occasionnels et modérés dont le nombre est en constante augmentation, cette stratégie est inefficace en matière de santé publique.

Pour sa part, la filière vitivinicole est convaincue que seule l’éducation, la valorisation d’une consommation modérée et de plaisir, et surtout la mise en œuvre de programmes ciblés sur les populations vulnérables devraient être des priorités, discutées par toutes les parties prenantes.

Dans le dernier baromètre Ifop « les Français et le vin »**, 89% des personnes interrogées pensaient qu’une nouvelle taxe sur le vin serait motivée par des raisons financières, l’Etat cherchant de nouvelles recettes dans un contexte économique difficile, contre seulement 11% qui considéraient que ce serait dans un réel objectif de Santé Publique.

Ne lâchons pas la proie pour l’ombre. La filière vitivinicole appelle de ses vœux un véritable espace de concertation et de dialogue !

D'après l'association : Vin et Société

www.vinetsociété.fr