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30/09/2012

réflexions sur la suppression des droits de plantation

A lire ces commentaires de Jacques Berthomeau sur les derniers développements des rencontres européennes sur ce nouveau problème viticole

http://www.berthomeau.com/article-le-nouveau-systeme-de-g...

Dacian Ciolos, le commissaire européen est un spécialiste viticole. Jean Barciet ancien responsable viticole de la Chambre d'Agriculture 34 et ancien élève de l'Agro a connu Dacian en 1998 lorsqu’il venait de terminer ses études à l’Agro de Montpellier, où Valérie VILLEMIN et lui se sont rencontrés et qui se sont mariés depuis. Bien que ce soit Valérie qui a travaillé pour le compte d’ICEO a une analyse du secteur vitivinicole en Roumanie, Dacian était là quand nous avions besoin d’un coup de main. En particulier, il a été d’une aide précieuse quand ICEO a co-organisé avec l’ONIV (Roumanie) le symposium vitivinicole de Bucarest en juillet 2004, sous le patronage du Ministère de l’Agriculture roumain et de l’Ambassade de France.

C’est un peu par hasard que Dacian est entré au Ministère de l’Agriculture en janvier 2005. Quelque temps auparavant, après son activité au sein de la Délégation de la Commission Européenne à Bucarest, il avait décidé de préparer à l’Agro Montpellier une thèse en Economie (Développement Agricole, Agroalimentaire et Rural) portant plus particulièrement sur l’organisation agricole roumaine. Le nouveau ministre Gheorge FLUTUR a demandé à la Délégation de la Commission Européenne à Bucarest de lui indiquer quelqu’un pour s’occuper des Affaires européennes dans son Cabinet : Dacian était l’homme de la situation.

22/09/2012

extraits du Blog de Jacques Berthomeau 22/09/2012

Y a-t-il un substitut aux droit de plantation ? Ma réponse est non !

 

Jacques Berthomeau .

 

Pour justifier mon affirmation sans appel je me réfère d’abord à Clemenceau « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission » puis à Daniel Cohn-Bendit qui, avec nous, soixante-huitard attardé, a proclamé, ou presque, « commissions piège à cons ! »

 

En effet que lis-je dans l’austère RVF ? « S'il rejette l'idée d'un retour en arrière qui annulerait la réforme, Dacian Ciolos reste partisan d'une « nouvelle régulation », a précisé son porte-parole Roger Waite. « Il envisage de faire participer les territoires, les vignobles et les professionnels » à cette nouvelle régulation, a-t-il souligné.

 

En cas de crise, un garde-fou au niveau européen pourrait prévoir la mise en place pour une période donnée d'une limite maximale annuelle pour la production. Ces pistes seront discutées dans le cadre du groupe de haut niveau, « dont le but est de déboucher sur une forme de consensus positif » de la filière, a précisé Roger Waite. »

 

C’est à se taper le cul par terre. Déjà il faudra que  ces augustes penseurs à haut niveau m’expliquent comment ils feront participer les territoires et les vignobles à la nouvelle régulation ? Sous forme d’une table ronde des cépages ou d’une assemblée plénière des terroirs je suppose. Se payer de mots c’est très beau mais au bout du compte ça ne rapporte pas lerche. Quand au concensus positif, je frise l'extase. Et puis, le droit de planter c’est le droit d’augmenter son potentiel de production et je ne vois pas comment ces messieurs les gnomes des services européens érigeront à la hâte un garde-fou pour endiguer pour une année la production puisque les vignes plantées pisseront du vin si je puis m’exprimer ainsi. C’est inepte et ceux qui croient en l’efficacité de ce genre de leurres sont soit un peu cons ou nous prennent pour des cons.

 

En effet, sauf à ériger une jachère de la vigne sous la forme d’un tombé de raisins partiel ou total, les vignes en production produiront et il n’y aura pas de régulation par les volumes. La démonstration en a été faite par l’absurde par nos amis bordelais et charentais qui, avec une profusion de droits de plantations, ont fait exploser leurs volumes jusqu’au point de réclamer des distillations aidées. Moi, vieux briscard du fleuve rouge, inventeur de la distillation obligatoire via Rocard et le compromis de Dublin, je n’aime pas que les cons prennent les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Pour illustrer mon propos, et souligner qu’un groupe à haut niveau où je ne suis pas ne peut bénéficier d’une telle appellation – je vais prendre un exemple concret. Soit deux vignerons : un petit Bernard Arnault et un gros Luc Charlier qui souhaitent, afin de répondre à la pression de la demande de leurs clients étendre la surface de leur vignoble. Dans le actuel régime de droits de plantations le premier à tout ce qu’il demande car c’est un petit vigneron nécessiteux, alors que Léon le latifundiaire de Corneilla la rivière attendra le bon vouloir des gars de l’ODG et de l’INAO réunis. Je plaisante à peine mais l’attribution des droits de plantation  est aussi un instrument de pouvoir entre les mains des petites mains  de la profession qui adorent poser leur cul dans les fauteuils de présidents.

 

Plus sérieusement, puisqu’à l’avenir il n’y aura plus de droits de plantation, Ciolos exclut tout retour en arrière, c’est clair, je voudrais que l’on m’expliquât quel substitut juridique va être mis en place. En effet, un droit est un droit, attribué certes avec des règles, une procédure, mais il ne peut exister un droit atténué, un demi-droit, un ersatz de droit ou je ne sais quoi. Le petit Arnault et le gros Léon planteront tout ce qu’ils voudront là où ils voudront sauf bien sûr pour les AOP et les IGP mais là aussi il y a de la marge de progression c’est-à-dire des terres classées non plantées. Moi, si on me dit que j’écris des conneries je suis prêt à faire amende honorable mais pour l’heure la bouillie pour chat proposée par le commissaire Ciolos via le sieur Waite me laisse sur ma faim. Je compatis certes mais je rappelle que ceux qui se sont tus lors du vote de la nouvelle OCM sont ceux-là même qui brament dans les coursives du 78 rue de Varenne. Selon, une tradition bien ancrée tout ce beau monde n’a pas été capable d’anticiper et s’est fait – désolé du terme – enfiler la suppression au nom du libéralisme ambiant de l’époque avec la complicité active de l’administration française.

 

Alors que faire me direz-vous ? Affronter la réalité soit en portant en terre la disparition des droits de plantation, soit en convaincant le commissaire de faire une proposition qui introduit la liberté de planter en identifiant des exceptions où le droit de planter est régulé par la mise en place de contingents de droits de plantations. Hors cette alternative tout n’est que baratin mou. On ne régule pas un potentiel de production avec des mots : rappelons une nouvelle fois le discours des bordelais pour étendre leur vignoble, mais avec des outils juridiques et dans ce domaine seul l'attribution de droits de planter est relativement efficace car lorsque la vigne est plantée il faut boire le vin ou le détruire. Pour les excités des deux bords je signale que ma chronique n’est ni un plaidoyer pour le retour des droits de plantation, ni une charge contre leur suppression je me contente de mettre le doigt sur la comédie actuelle autour de ce dossier. Sur le fond j’ai déjà donné mon point de vue.

Mon commentaire à ce texte:

Si l'on arrive à la décision européenne, selon laquelle la liberté totale de planter et de produire, serait donnée aux VSIG qui ont déjà le droit d'apposer sur l'étiquette le millésime, le nom du (ou des ) cépages alors que IGP et AOP resteraient avec leurs règles restrictives de production sous la tutelle de l'INOQ, on peut s'attendre , à long terme, a une transformation du vignoble français. Qu'en sera-t-il des exportations de vin français, soutenues par leur production maîtrisée, et de la balance commerciale ??

Jacques, tu as bien raison de souligner, l'incohérence des positions de l'administration française et de quelques caciques viticole.  JC

 






 

 

20/09/2012

Les véhicules à moteur « Diésel » interdits dans les grandes villes ?.

 

 

Les preuves scientifiques seraient irréfutables et les conclusions du groupe de travail de l'agence pour le cancer de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) unanimes: les émanations des moteurs Diesel causent des cancers du poumon", a déclaré le docteur Portier, directeur du CIRC, Centre International de recherche sur le cancer (pricipalement axée sur la prévention). En classant les émanations des moteurs diesel dans le groupe 1 des "substances cancérogènes", et non plus dans le groupe 2A des "substances probablement cancérogènes, l'OMS provoque un difficile débat en France ou le nombre des moteurs « diésel » des véhicules ,voitures, utilitaires et camions est très majoritaire.

Le développement de ce type de moteurs dits a « combustion interne et à haute pression d'injection », utilisant le gasoil, a été aidé par la réglementation française sur les rejets polluants des moteurs à pétrole, qui était fondée à partir des années 1970 sur la seule émission du CO². Le problème principal des écologistes de cette époque était celui des gaz a effet de serre, principalement le CO². Les moteurs « diésel » produisent très peu de CO², ce système a donc été privilégié. Peugeot est le champion mondial de la production de moteurs diésel, Renault, n'est pa loin de cette situation. Mais l'Europe a défini à partir de 1993 (norme euro 1) des normes fondées sur 4 polluants , dont les particules. Celles ci déjà mesurées en masse , sera précisée en émission du nombre de particules et définie, prochainement, au moment de l'entrée en vigueur de la norme Euro 6. Les émissions de polluants sont mesurées durant un cycle de conduite normalisé appelé NEDC (New European Driving Cycle) qui dure 20 minutes. Il comprend une première phase de conduite typée "ville" suivi d'une phase de conduite plus rapide typée "route".

Jean-Vincent Placé et Jean-Marie Le Guen réclament l'interdiction des centres-villes aux véhicules diesel. N'est ce pas excessif et irréaliste, alors que les voitures et utilitaires utilisés en ville sont en gande majorité des diésel, (bus, camions poubelles, pompiers , police, taxi, toutes entreprises et artisans, professions de santé....)? . Quelles mesures législatives ou règlementaires proposent-t-ils pour permettre cette transformation du parc automobile ? N'est ce pas un effet d'annonce accompagnant la conférence sur l'environnement?

Quelques constructeurs ont anticipé la voiture idéale, avec notamment l'electrique avec batteries rechargeables ou l'hybride électrique-essence qui devraient un jour devenir la règle en ville.J'ai connu, il y a très longtemps (années 1945/ 1950) une ville (Narbonne) où les bennes à ordure fonctionnaient à l'électricité par batteries rechergeables. En ce qui concerne la voiture hybride essence/électrique , Toyota, champion mondial de ce type de motorisation, a plus de 10 ans de pratique du système « Full Hybrid », dont le modèle Yarris, construite en France à Valencienne, bénéficie désormais. Yarris a obtenu la qualité  « France », car plus de 56% de son coût est dépensé en France en composants, salaires et taxes, et les acquerreurs français de ce modèle bénéficeront de la prime spéciale de 4000 ou 5000 € ce qui permet à Toyota d'avoir la voiture « citadine + » écologique la moins chère du marché, et la moins coûteuse à l'usage.

Engager le rééquilibrage du parc automobile en faveur des moteurs à allumage électrique (essence sans plomb) est un objectif qui demandera au moins une décennie pour qu'il atteigne son plein effet. Mais quel en sera le coût et quels moyens de financement pour les usagers et les constructeurs obligés de repenser totalement leur fabrication. Cette orientation devrait être accompagnée, d'une réflexion et d'une analyse des voies et moyens destinées à la faciliter.

Il faudait sans doute, avant d'entreprendre résolument cette mutation de fonds, étudier la propulsion des véhicules non polluants , puis encourager la mise à la casse en expliquant aux usagers que leurs vieilles voitures diésel sont intolérables dès aujourd'hui en milieu urbain.

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