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14/02/2012

Quel développement ?

 

 

L'endettement de notre pays, s'est considérablement aggravé depuis quelques années atteignant des sommes énormes qui rendent difficile leur remboursement, même à long terme, sans des modifications structurelles de fonctionnement de notre société. Le seul service des intérêts annuels de la dette publique par le budget de l'État est une charge insupportable.

Les responsables politiques nationaux qui demandent,en cette année 2012, le renouvellement de leur mandat ou ceux qui peuvent prétendre les remplacer, ont le même argument, sans développement économique, permettant la croissance des recettes fiscales, l'équilibre du système budgétaire français entre recettes et charges est impossible, que ce soit celui de l'État au sens strict, ou celui associé , des collectivités territoriales, et du système social dans son ensemble. Mais les principes du développement économique , ceux qui sont enseignés dans les grandes écoles, les universités internationales, ceux mis en oeuvre par les systèmes politiques , et les sociétés mondialisées, concourent au même résultat: ce concept ne recouvre que le sentiment d'une accélération, celle du monde de concurrence exacerbée, qui par le jeu d'acteurs que nos systèmes ont clonés , échappe à tout contrôle. Rien n'est concret , dans ces conditions, que ce qui se traduit par des flux financiers, n'a de valeur que ce qui en génère, et cela dans le très court terme

.Les dérives du fonctionnement des sociétés mondiales font, que plus personne, en dehors de quelques mystificateurs, ne peut nier que nous mettons notre planète en grand danger. Il nous faut réinventer une nouvelle économie où les hommes, partout seront en mesure de produire les réponses à leurs besoins, en harmonie durable avec eux mêmes et avec notre Planète.

Ce qui conduit à l'impossible tâche d'équilibrer , à la fois la préservation d'éléments écologiques et culturels et le marché de l'emploie en voie de désorganisation profonde dans les sociétés dites développées que le libéralisme dominant délocalise vers les zones à bas salaire.

Le débat actuel entre développement économique désordonné que l'on appelle libéral, dominé par des intérêts souvent privés, et le développement durable intégrant tous les aspects des activités humaines, réalisées dans le soucis égalitaire permanent de permettre aux générations futures de conserver et développer les acquis scientifiques, techniques, en matière de santé, d'alimentation, des générations passées, ce débat sera de plus en plus développé et mondial.

C'est en juin 1992, au premier "Sommet de la Terre" organisé par les Nations Unies qu'est consacré le terme de "développement durable". 170 chefs d'Etats et de gouvernements signent un programme d'actions pour le XXIème siècle : l'Agenda 21 qui en dresse les objectifs.
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle planétaire.
Ce concept dégage de vastes problématiques dans tous les domaines qui touchent à l'interaction des sociétés humaines dans leur cadre de vie : développement humain, environnement et risques, économie, dépendances et solidarité , ce qui conduit à l'impossible tâche d'équilibrer , à la fois la préservation d'éléments écologiques et culturels et le marché de l'emploie en voie de désorganisation profonde dans les sociétés dites développées que les acteurs du libéralisme dominant délocalisent vers les zones à bas salaire.

Le gaspillage des ressources naturelles, en particulier non renouvelables, les activites économiques fondées sur l'obsolescence rapide des matériels et des systèmes, que la méthode généralisée de calcul du PIB (produit Intérieur brut) valorise et conforte, les incohérences des utilisations des ressources énergétiques, en sont les principals aspects.

J'ai bien conscience que ces réflexions, un peu théoriques, sont décalées par rapport aux réalités vécues par une population de plus en plus nombreuse dont les sources d'inquiétudes sont bien réelles . Mais si nous ne proposons pas d'élargir le débat actuel vers une analyse moins terre à terre que celle des candidats à la présidentielle, qui le fera ??

Jean Clavel 14/02/2012

 

09/02/2012

réponse à l'article du journal Le Monde du 25 janvier (Régine Artois)

Maladies cardio-vasculaires et cancer

Régine Artois a publié dans Le Monde du 5 janvier un article ou elle reprend, peut être par méconnaissance, des affirmations contenues dans le rapport de l'Institut National du Cancer, en particulier sur les conséquences de la consommation modérée d'alcool et de vin, affirmations qui ont fait l'objet d'actions judiciaires en particulier de Honneur du Vin, et de contestations scientifiques de la part de spécialistes reconnus au plan international. J'ai formulée une chronique, publiée  dans le Monde du 5 février (www.lemonde.fr/jean_clavel) pour une mise au point de ce sujet.

Il est bien exact que le tabac est responsable annuellement de 5 millions de décès évitables dans le monde, et ce volume pourrait être augmenté par les conséquences de l'éthylo-tabagisme. Mais l'alcool n'est pas la 2e cause de décès évitable en France, l'OMS précise que l'alcool est à la 8e place de mortalité évitable dans le monde, et à la 9e place dans les pays à haut niveau de vie, catégorie à laquelle la France appartient et au sein de laquelle elle n'occupe pas la première place en matière de consommation d'alcool.

Dans l'ensemble des pays à haut niveau de vie, l'hyperglycémie est en tant que facteur de mortalité, 6 fois plus élevée que l'usage de l'alcool, selon le Global Health Risks de l'OMS. En France, le simple diabète sucré tue près de 4 fois plus que l'abus d'alcool selon le centre d'épidémiologie sur les causes médicales des décès. Cette redoutable performance a doublé en 30 ans. Si l'on veut contrecarrer cette évolution, il faudrait des moyens importants et surtout affronter le redoutable lobby du sucre en France, qui habilement, pratique une désinformation au sein de la société, parraine la promotion du goût, dans les écoles ou les instituts et entraîne les industries agroalimentaires à une utilisation masquée du sucre dans les plats préparés de plus en plus consommés par le public.

Régine Artois a utilisé dans son article des données d'un document édité en 2009 par l'institut national du cancer, selon lesquelles chaque verre d'alcool consommé chaque jour augmente de 168 % le risque de cancer de la bouche, et du larynx, du pharynx et de 28 % celui de l'oesophage. Il s'agit d'une interprétation très libre des conclusions du dernier rapport du World Cancer Research Fund, obtenue en ne prenant qu'une partie des études, en extrapolant, de façon linéaire, des valeurs hebdomadaires pour obtenir des valeurs journalières (méthode non scientifique) et traduisant "no threshold was identified" non pas par "aucun seuil n'a été identifié", mais bien par "il n'y a pas de seuil" comme cela a été remarqué par le professeur Khayat, erreur qui permet de qualifier le risque "dose-dépendant" dès le premier verre consommé. Le rapport de l'Inca mis en cause a omis de préciser que le rapport du WCRF conseille bien de limiter les boissons alcoolisées (3 verres pour les hommes et 2 verres pour les femmes) alors qu'il préconise d'éviter celle des boissons sucrées comme l'a démontré l'honnête traduction de la Ligue nationale contre le cancer.

Nous avons compilé sur notre site http:// Honneurduvin.over-blog.com de très nombreuses études internationales qui démontrent l'intérêt, en matière de santé, d'une consommation régulière et modérée de vin, et que l'espérance de vie est meilleure dans les régions, dont les habitants consomment habituellement du vin au cours des repas. En France, alors que la consommation globale de vin a diminuée de moitié, le nombre des cancers a, dans le même temps doublé. Le président d’Honneur du vin, Jean-Charles Tastavy a répondu, dans le site sus indiqué, par un texte documenté, à l'article de Régine Artois.