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28/11/2010

Le vin est-il bon pour la santé?

Le ministère de la santé français affirme depuis plusieurs années, dans de nombreuses publications que 45 000 décès par an seraient causés par la consommation l'alcool sous toutes les formes, vin y compris, les mêmes suggérant « principalement le vin ». Certains journalistes et médias, reprennent en chœur cette affirmation, sans beaucoup la contrôler, ce que des milieux médicaux, pourtant plus avertis, diffusent eux aussi.


 

 

Le nombre de décès constatés en France métropolitaine en 2006 a été de 516 416 .

Si l'on se réfère aux affirmations du ministère de la santé, c'est donc qu'il y aurait en France , 516 416/45000, 8,7% des décès constatés, dus à la consommation d'alcool principalement de vin.

La moyenne des décès dus à la consommation d'alcool au niveau mondial serait de

2,3 % (source études population ONU). Dans ces conditions, ce ne serait pas 45000 décès dus à l'alcool, mais 11500, ce qui est moins spectaculaire et enlève une grande partie de l'urgence de l'action anti vin des satellites du ministère de la santé, et surtout des moyens financiers publics dont ils disposent largement.
La France occupe la 5° place mondiale en matière d'espérance de vie a 81,5 ans (moyenne homme femme , source 2008 service population ONU) alors que la moyenne mondiale (même source) est de 68,9 années.

La génération des octogénaires français, a vécu , en moyenne, 25 ans de plus que leurs parents pouvaient espérer vivre, statistiquement parlant, à leur naissance.

Cette génération d'octogénaires a été consommatrice d'alcool (principalement sous forme de vin, 80% environ) entre 20 et 40 ans (1950/1970) évaluée à 26 litres d'alcool pur par an. Ceci n'est qu'une moyenne de statistique administrative, alors qu'à cette époque subsistait une consommation (appelée « en franchise » hors statistiques) viticulteurs, cidriculteurs, ouvriers agricoles, bouilleurs de cru et leur famille au sens large. Ces octogénaires ont consommé une bonne partie de leur existence plus de 7 centilitres d'alcool pur par jour, soit l'équivalent d'une bouteille de 75 cl de vin. On ne considérait pas à cette époque qu'ils étaient des buveurs excessifs. D'ailleurs ils ont continué de boire quotidiennement, puisque les plus de 65 ans sont, à 60%, consommateurs quotidiennement d'alcool principalement sous forme de vin.

Ils ont bien raison de le faire

Le Dr Jean-Bernard Ruidavets, chercheur au sein de l'équipe cardiovasculaire du Pr. Jean Ferrières (services de cardiologie du CHU de Toulouse et Inserm U558) vient de publier un article majeur dans la revue British Médical journal, qui contrarie certaines idées reçues actuelles, notamment en matière de consommation d'alcool et de vin.

Consommé de manière régulière et modérée, le vin diminue de moitié le risque d'infarctus du myocarde.

Les deux chercheurs toulousains ont expliqué le « paradoxe français ».

Depuis 1985 cette équipe toulousaine du CHU et INSERM travaille sur les risques cardio-vasculaires et cardiopathies ischémiques. Ils ont suivi 10 000 hommes sur 10 ans dans la région toulousaine et celle de Belfast en Irlande. Il y a 2 à 3 fois plus d'infarctus du myocarde en Irlande que dans le sud de la France. Pourquoi ??

À quantité consommée sensiblement égale, les rapports à l'alcool sont différents entre les hommes Irlandais et les Français. Les premiers sont davantage à la recherche d'ivresse par les alcools forts, les seconds, plus modérés, sont dans des relations plutôt sensorielles, avec des comportements alimentaires associés, ils boivent du vin à table.

Une consommation d'alcool de type paroxystique (le « binge drinking »), c'est-à-dire une consommation importante d'alcool en une seule fois entraîne deux fois plus d'infarctus du myocarde.

Le fait de consommer du vin de manière régulière protège, diminue de moitié ce même risque. C'est le paradoxe français.

C'est aussi la démonstration que l'argumentaire qu'utilise le ministère de la santé depuis de nombreuses années, et qui a contribué à l'importante diminution de la consommation de vin en France passée de 75 litres par habitant de + de 14 ans, par an en 1994, à 55 litres en 2009, est volontairement et délibérément faussée .

Texte Jean Clavel

Données issues de l'analyse iconoclaste de Jean-Charles Tastavy

 

 

Commentaires

Bonjour,

LA PRODUCTION MONDIALE DE VIN CHUTE !: Voir mon Blog pour l' analyse mathématique (fermaton.over-blog.com) de
L'INCONNAISSANCE À BACCHUS.

Mon Blog, présente le développement mathématique de la conscience c'est-à-dire la présentation de la théorie du Fermaton (La plus petite unité de la conscience humaine).

Cordialement

Clovis Simard

Écrit par : clovis simard | 02/12/2010

Une étude danoise, qui portait à la base sur la bière, le vin et les spiritueux a démontré que le vin protégeait la santé :
http://senstitol.wordpress.com/2011/01/10/bevetz-de-vin-senon-moriretz/
(blog en occitan, j'espère que vous le comprenez…)
Aucun résultat de la sorte concernant la bière, ni les autres alcools.

Le vin est bourré d'antioxydants (dans les tanins, donc surtout le vin rouge), ceci explique cela…

Écrit par : Luce | 15/01/2011

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