UA-391811903-1
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/05/2010

Honneur du Vin

Internet et la politique viticole


 

Nous avons entretenu, grâce à Internet, avec un certain nombre de ceux qui se retrouvent aujourd'hui dans Honneur du Vin des échanges sur les difficiles rapports du monde politique, et de la Société avec le vin. C'était le cas dans les années 90 avec iachos, puis la mise en place d'un site »Pour vigne et vin », puis les 4 Vérités pour le Vin N° 1,2,3, en même temps la Chambre de l'Hérault sortait un opuscule destiné aux vignerons et aux touristes du littoral « Buvons du vin modérément, c'est bon pour la santé ». Vin et Santé travaillait de son côté, de même que l'ANEV rassemblant les élus de la République pour le vin, enfin Vin et Société rassemblant les forces vives de la viticulture, les initiatives, dans ce domaine , ne manquent pas en France.

 

Alors qu'aux États Unis , dans les années 1990, le professeur Serge Renaud permettait à la nombreuse population du pays de découvrir les bienfaits du vin grâce au « Paradoxe français »,et à la communication efficace faite dans ce pays autour des découvertes du chercheur français, la présence autour du ministère de la Santé d'organismes satellites financés par le dit Ministère, qui sont autant de structures anti-vin très actives dont l'orientation stratégique est fondée sur le principe de Léderman. La principale est l'ANPAA.(plus de 800 emplois permanents en France). Celle ci préconise une diminution globale de consommation d'alcool, sans distinction de nature, en s'attaquant aux consommateurs modérés, les culpabilisant pour obtenir des résultats globaux rapides et conséquents en volume. Ils s'intéressent différemment aux personnes en situation de consommation abusive beaucoup moins nombreux et qui sont la clientèle des associations anti alcooliques, filiales de l'ANPAA leur permettant de se financer et de justifier leur action auprès de pouvoirs publics. On sait que les résultats finaux du travail des associations est très faible, et qu'elles luttent contre des méthodes plus efficaces comme le Baclophène mis en oeuvre par le professeur Ameisen.

Le Directeur général de la Santé Didier Houssin est le maître d'œuvre de l'action anti vin.

Il fut un opposant résolu à la mise en place du Conseil de la Modération, a développé toute une série d'actions permettant aux anti vin de manifester leur présence et à certains journaux d'appuyer ces méthodes. En particulier La Monde avec une des directrices de Rédaction Sandrine Blanchard, la mise en place des États Généraux de l'alcool en 2006 était une réponse au Conseil de la Modération.

L'action la plus spectaculaire a été la conférence de presse organisée au Ministère le 17 février 2009 pour le lancement d'une brochure destinée à tous les personnels de santé de France, provenant de l'INCA et ayant la caution scientifique de l'INRA, dont la conclusion mise en valeur par le ministère, et retenue par l'ensemble des médias était le premier verre de vin risque de provoquer un cancer!!!!

 

Nous avons alors compris que nous devions agir vite et fort le 3 mars 2009 les statut de Honneur du Vin étaient déposés à la préfecture de Béziers, le 11 mars 2009 le recours administratif et préalable établi avec l'appui d'un avocat spécialisé était déposé au ministère avec double au premier ministre.

Nous demandions , après un argumentaire précis et l'appui de nombreuses personnalités du monde scientifique et médical, et la reprise des commentaires du Haut Conseil de Santé Publique, de bien vouloir procéder à la rectification de l'ensemble des renseignements erronés concernant la consommation du vin, et à titre subsidiaire d'ordonner la consignation en annexe de la brochure de l'ensemble des observations . Sans réponse à ce recours entraînant un rejet implicite, nous avons déposé, le 18 septembre 2009 au Tribunal administratif de Paris une requête visant aux mêmes demandes. Nous avons enfin reçu le 16 avril 2010 un mémoire en défense préparé par un cabinet d'avocat, pour l'INCA et contre l'association Honneur du vin, avec en annexe un rapport concernant les éléments scientifiques de réponse à notre requête, ce rapport scientifique n'est pas signé et porte simplement le tampon du cabinet d'avocat.

Dans le même temps nous avons demandé à l'INCA, l'INRA et au ministère de la santé les références professionnelles des signataires de la brochure en cause. Après de nombreux échanges, avec les employeurs des auteurs, il nous été répondu, par un document d'avocat et par une réponse de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), qu'il n'était pas possible de communiquer les références et compétences professionnelles de ces personnes. C'est une situation exceptionnelle, les scientifiques auteurs d'études dans leur spécialité indiquent largement leurs publications et leurs références. Est ce que la seule compétence de ces personnes est une compétence de « parcours » comme il nous a été dit parfois, sans justification de diplômes universitaires ?? Nous avons préparé une demande au médiateur de la République, pour contester la réponse de la CADA.

 

Les commentaires sont fermés.