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31/07/2009

Haut Conseil de Santé Publique et les anti vin

Le Monde du 28/07

Alcool et cancer : nouvelle controverse

Pour le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) les recommandations de l'Institut national du cancer vont trop loin. 

Commentaires :

Le HPSP a été saisi le 11/02/2009  par la Ministre de la Santé et le 24/03/2009 par le Directeur Général de la Santé Didier Houssin, dans des termes presque identiques. C’était comme si la ministre avait pris de vitesse, son directeur général !! Mais les dates ont leur importance ! La conférence de Presse ayant lancé le rapport et la brochure dont nous contestons le contenu est du 17/02. La saisine par la Ministre du HCSP est antérieure à l’engagement public de l’INCa.

Nous ferons par la suite une exploration plus complète des deux documents du HCSP, dans l’immédiat, la critique formulée n’est pas très éloignée des positions exprimées dans www.honneurduvin.com . Si on lit entre les lignes c’est une mise en cause des méthodes et des conclusions de l’INCa et de l’INRA NACRe, en particulier lorsque le rapporteur HCSP indique que tous les services de l’Etat s’exprimant en matière de Santé Publique  devraient harmoniser leurs positions trop diverses, avant de communiquer. Cela s’adresse en premier lieu à l’INCa mais aussi à l’INRA dont l’une des chercheurs  a été l’agent moteur du rapport incriminé. Est-ce que la directrice générale de l’INRA, qui refuse d’admettre sa responsabilité dans le fait qu’un de ses laboratoires, ait émis des opinions peu étayées sur la dangerosité du premier verre de vin dans le risque cancer, en particulier VADS (+ 168%),  va changer d’avis, après le rapport HCSP ?

Affaire à suivre. Jean Clavel 
www.hcspa.fr  aller sur avis et rapports 

 http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/28/alcool-et-cancer-nouvelle-controverse_1223532_3224.html#ens_id=1210700

Commentaires

ESCAFIT Joan-Loís
je reproduis ci-dessous mes deux réactions d'abonné du Monde.fr
"Mon fils étant mort cent jours avant de fêter ses 20 ans d'un accident de moto consécutif à un abus tout à fait occasionnel d'alcool, je prends au sérieux les débats sur tous les risques qui en découlent... Mais le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) me paraît plus raisonnable que l'Institut national du cancer (INCa) en demandant une évaluation fine et transversale des risques et avantages; personnellement le vin rouge fait partie de mon alimentation quotidienne (près d'un 1/2 litre).
J'ai 61 ans et le vin rouge est toujours une composante de mon équilibre alimentaire... Malheureusement les teneurs allégées en alcool ont mauvaise presse alors que les solutions d'abaissement du degré éthylique sans dénaturation du vin existent (voir les excellents vins Plume à 9° du domaine de la Colombette à Béziers). Plutôt que prohiber le vin, avançons, contre les multinationales alcoolières, vers une modération systématique de la consommation individuelle d'alcool, éduquons au bon vin."

Je crois que les viticulteurs doivent faire à ne pas se faire instrumentaliser comme rempart des grands alcooliers de l'agro-business qui poussent à l'accoutumance à l'alcool hors vin qui génère - comme les "soft drinks" type Coca-Cola (qui s'absorbent aussi avec des alcools forts, cf les usages de Red Bull) - des profits bien plus conséquents que les meilleurs segments des filières vinicoles... Il faut clairement dénoncer ceux qui font de leurs alcools une drogue licite, très addictive...

Il n'y a qu'à voir le chiffre d'affaire bière (dont les teneurs moyennes en alcool ont fortement augmenté) et alcool hors vin à la féria de Béziers depuis plusieurs années pour comprendre la nécessité, pour des raisons économiques, sociales, médiales, de ne pas faire front commun avec les alcooliers. Mais il faut aussi veiller à arrêter l'escalade dans le degré d'alcool des vins distribués: je ne trouve pas à la coopérative de Béziers un vin de trable en bag in box à moins de 12° alors que le vin de consommation familiale quotidienne était plutôt à 9°5. Le long et lourd mouvement de réduction de la consommation de vin à table n'est pas sans rapport avec les risques réels pour la conduite de véhicule (et pas seulement de perte de points sur le permis de conduire pour éthylotest "positif"): il faut prendre en compte la démonstration les lunettes, simulant les effets de l'alcool (même au niveau proche de ce qui n'est pas sanctionnable) sur la vision, utilisées dans les stages de prévention organisées notamment par la Macif (dont je suis secrétaire du comité régional et où le vin n'est jamais banni des repas entre représentants des sociétaires)...

J'ai conclu mes deux réactions par la phrase "éduquons au bon vin" car je ne veux pas cautionner ceux qui sont prêts à n'importe quoi pour vendre davantage d'un breuvage alcoolisé trafiqué (type copeaux de bois dans des cuves en inox plutôt qu'élevage en barrique), en poussant éventuellement sur la teneur en alcool (avec sensible dépassement du degré affiché) pour le vendre un peu plus cher... Mais je suis pleinement d'accord avec Jean Huillet ou Jean Clavel pour promouvoir des vins de terroir consommables à table au quotidien...
et n'oublions pas que la langue occitane est un moyen de donner une âme à ceux de nos vins qui ne trahissent pas le terroir, "south of France" ça n'évoque pas un terroir mais un quart d'Etat Nation: il faudrait y associer systématiquement (au moins pour les vins IGP) une appellation géo-culturelle type "país besierenc d'Occitània" qui prévient que les comparaisons ne peuvent se limiter à la catégorie de cépage (les américains semblent avoir compris cette nécessité du marquage "terroir" au moment où la réglementation européenne ouvrait la porte à n'importe quel coupage hors terroir...

Je profite enfin de ce message pour rappeler que le grand écrivain et intellectuel engagé occitaniste Robert Lafont, décédé à Florence le 24 juin dernier, était un actif allié des viticulteurs, comme le rappelait notamment le message qu'il avait confié à Gardarem la Tèrra pour la manif "anem òc" du 17 mars 2007 où il rendait hommage au peuple viticole de 1907. C'est un aspect qui sera abordé au colloque "Robert Lafont, la haute conscience d'une histoire" les 26 et 27 septembre à Nîmes, où Jean Huillet sera témoin dans la tables-ronde en fin de première journée...

Écrit par : Escafit joan-lois | 31/07/2009

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