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18/05/2007

Petite histoire du 17° et autres

 

 

Le rappel des évènements de 1907 par les commémorations diverses, les articles de presse, la parution de nombreux ouvrages, les expositions dans les villes et villages, assorties de conférences qui ont une participation nombreuse, et souvent de nouveaux habitants qui découvrent avec surprise une histoire locale dont ils ignoraient tout, provoquent l’émergence de faits, de documents, de récits qui éclairent mieux cette période. On me demande souvent de faire un rapprochement entre les problèmes viticoles de 1907 et ceux de 2007. J’ai ainsi participé à un film de promotion des vins du Roussillon, après une conférence à Tautavel,  qui s’appuyant sur la commémoration de 1907 dans cette région, met en valeur les transformations qualitatives des vins actuels.

J’ai reçu un appel téléphonique étonnant : Robert Ribère était salarié agricole à Magalas près de Béziers à la fin des années 40, et a subi les aléas de la crise viticole de cette époque. Il s’est alors engagé dans la gendarmerie mobile ou il a fait toute sa carrière et s’est maintenant retiré dans la région.. En 1951 il est envoyé avec son unité tenir garnison à Gafsa. Ils étaient logés dans des conditions précaires dans les anciennes écuries des bâtiments qui avaient servi au 17° lors de sa punition à Gafsa.

Un jour, un tunisien d’un certain âge, en gandoura, lui propose des œufs dans un panier, comme il avait l’habitude de le faire aux militaires du lieu. Entendant l’accent  biterrois de Robert Ribère, il s’adresse à lui en occitan « bolès pas d’uou,son frescs ponduts » ?

Très étonné  d’entendre le patois local, il lui demande les raisons de sa connaissance si particulière : Ile tunisien lui raconta que tout jeune, il avait servi de commissionnaire aux soldats du 17°, et vivait pratiquement en leur compagnie..  Entre eux, ils  ne parlaient que leur langue locale et vivant près de 2 ans dans cette ambiance il avait appris à communiquer dans leur langue commune habituelle.

Autre petite histoire :

La famille Fondecave, dont Joseph a marqué l’histoire de la mutinerie du 17°  était de lointaine origine catalane, et demeurait au moment des évènements de 1907 à Capestang. Il y avait 3 frères Fondecave, qui avec leur père exploitaient la centrale électrique locale, c’est la raison pour laquelle la profession déclarée de Joseph à l’armée au moment de son incorporation militaire est « conducteur de centrale électrique », ce qui à cette époque, était un métier socialement très positif.. Joseph Fondecave, à son retour de Gafsa  s’était marié et habitait jusqu’à son décès à Bélarga. L’un des frères à fait souche à Capestang , et sa descendante,  Marie France Pigassou, m’a expliqué que contrairement à des affirmations dans la presse, la famille Fondecave ne s’était pas limitée à la présence de Joseph à Bélarga, et que le souvenir de la famille qui s’était occupée pendant longtemps de la fourniture d’électricité à Capestang, est vivace dans ce village.

Dont acte !!!

Jean Clavel

18/05/2007

 

 

Commentaires

Excellent l'histoire des oeufs , j'ai repensé à mon voisin Ahmed , vers Anduze il y a une trentaine d'années, il faisait la pétanque le soir sur la place , et son chien (noir comme du charbon) s'appellait "blacou" (ou "blackou" comme on veut ...) subtil mélange d'anglissisme et de diminutif méridionnal ... vous avez dit "intégration" ?
Cordialement
DF

Écrit par : daniel faure | 18/05/2007

Soyons sérieux : vos interventions dans le Midi Libre n'ayant pour but que d'associer "Révolte Patriotique en 1907" et "Situation économique en 2007" sont TOTALEMENT hors-sujet...

Quant au soutien de famille, ils étaient des dizaines de soldats à être mariés avec des enfants et citons un cas avéré de soutien de famille envoyé et MORT à gafsa de fièvre typhoïde cité dans l'ouvrage de VILAREM :

"""...Auprès du lit du brave Hortala, nous étions à guetter, le docteur et moi, le moment où le pauvre petit s'en irait pour toujours, laissant à Quarante une veuve et deux enfants...."""

Lui, c'était un vrai soutien de famille et pourtant, il est mort à Gafsa !!!

Halte aux romans et merci de faire de la VRAIE histoire non déformée au gré de la Tramontane...

Les VRAIS Pious-Pious du 17° qui vont finir par se réveiller avec toutes les aneries que l'on raconte sur eux...

Écrit par : GALLIENI | 20/05/2007

Adieu,

ai l'impression que qualques institucions publicas (o privadas) que vòlon celebrar 1907 oblidan un pauc tròp lo ligam que i a entre aquesta revòlta e lo pòble que la portava en lenga nòstra : las plancardas de 1907 èran nombrosas en occitan, la populacion s'exprimissia en occitan, amai lo tunisian de Gafsa qu'aprenguèt la lenga per comunicar amb lo 17èn, las referéncias de Feroul o Albert a l'istòria d'Occitània pendent los meetings, la volontat del pòble occitan de s'acarar cap a Nord de França, etc... Tot aquò son de bravas marcas d'identitat occitana dins aquela revòlta.
La question que vos pausi : avètz pas l'impression que qualques institucions publicas o privadas que fan d'expo o de collòquis sus 1907 o encara qualques reportatges TV o los medias locals o nacionals, an la volontat de pas tròp evocar clarament al public l'occitanitat d'aquela revòlta?

Felicitacion per vòstre libre sus 1907 que veni de legir.
Coralament,

Écrit par : Joanda | 25/05/2007

Bonjour,

je me permets de vous demander si vous avez dans vos archives des paroles et musiques de chants écrits pour les événements de 1907 ? Notamment la Marseillaise des vignerons.
Je vous remercie par avance,
Cordialement

Écrit par : Nathalie | 06/09/2007

J'ai des photos de mon grand-père, zouave à Gafsa en 19O7.
J'aimerais tant savoir "tout plein" de choses.
Il repose à Sète au Cimetière Marin.
S.V.P écrivez-moi.
fannyrose.sete@laposte.net

Écrit par : fannyrose | 09/04/2008

bonjour tout d abord je tiens a vous remercier pour votre blog qui est tres instructif. j aimerai connaitre le titre du livre du commandant Vilarem sur le 17eme.
mon arriere grand-pere en faisait partie et a ete envoyé a Gafsa et j ai eu la chance d ecouter ses recits lors des repas de Noel.
Merci
cordialement.

Écrit par : seguret | 21/01/2011

Le livre du Commandant Vilarem, La révolte du 17°, avait été édité dans une quasi clandestinité par la Confédération Général du Travail et l'Union des syndicats ouvriers du département de la Seine, avec la participation du journal "La Voix du Peuple"J'ai pu m'en procurer un exemplaire photocopié. Je ne sais pas s'il a été réédité. Mon grand père, de Magalas racontait souvent toute cette épopée. On pourrait tenter de faire un appel dans Price Minister pour en découvrir d'autres exemplaires ??
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Clavel | 21/01/2011

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