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31.03.2007

Pays Catalan et Corbières

Commémoration de 1907 dans les PO (au pays Catalan) J’étais vendredi 30 a Perpignan pour préparer la Saint Bacchus dont l’un des thèmes sera cette année 1907. Puis, le soir dans la très belle salle de Tautavel, à l’assemblée Générales des Caisses Locales de Crédit Agricole de la vallée de l’Agly qui m’avaient demandé de parler des évènements de cette époque, en particulier dans les PO. Baixas a été le centre de l’animation viticole en 1907, cette commune a déclaré la grève  de l’impôt la première en Languedoc-Roussillon en Février 1907, c’est un viticulteur de Baixas qui a été le premier président du tout nouveau syndicat des vignerons des PO et ensuite le premier président de la CGV du département. Une personne de Baixas à bien étudié cette action il s’agit de Thérèse Tarrieux qui a recherché jusqu’aux archives de l’Assemblée Nationale les détails et les raisons de l’action. Baixas a une place particulière dans  l’action du Comité d’Argeliès, toutes les manifestations organisées par le Comité, se déroulaient de la même façon, en tête  Marcelin Albert et le Comité, la commune d’Argeliès, puis la commune de Baixas, puis les délégations des différents départements. La Commission Parlementaire est venue à Perpignan le 13 mars 1907, elle a entendu les différents responsables de la viticulture locale et des élus.

 

Le 20 juin Manifestation à la caserne de Perpignan des appelés qui s’opposent à leur départ pour le Camp du Larzac, ils chantent l’Internationale. En fin de journée attaque et incendie de la Préfecture, le préfet Dautresme , sa famille et ses proches collaborateurs se réfugient sur le toit. On lui reproche d’avoir très maladroitement, dit aux délégués viticoles, si la vigne  ne peut pas vous nourrir, vous n’avez qu’à l’arrache r et la remplacer par des pins ? et des amandiers…Tous les manifestants de Perpignan avaient un brin de pin et d’amandier à la boutonnière !!!! J’ai eu des conversations avec quelques responsables viticoles du secteur de Tautavel et villages environnants. A Tautavel même il y a encore 2 caves coopératives, les anciens ressassent des antagonismes un peu rassis. Une Cave, la première créée bénéficie de cette antériorité et est dans le schéma départemental de la coopération viticole, à ce titre elle a des aides de l’Union Européenne et autres. L’autre caves est installée dans d’anciens chais de Byrr, elle a rassemblé des vignerons plus dynamiques de la région qui ne se sentaient plus à l’aise dans les anciennes structures coopératives, en particulier de Maury. Après avoir failli disparaître, cette entreprise coopérative qui ne bénéficie d’aucune aide, a réalisé, semble t-il, une performance inespérée, a réussi a financer ses investissements qualitatifs, et grâce à la participation effective dans tous les actes  de la vie quotidienne des adhérents, y compris l’entretien, la mise en bouteille et l’expédition en containeurs en particulier,vers le Japon, a équilibrer ses comptes et rémunérer ses vignerons. Il y a encore de l’avenir pour les « rébroussiers » et ceux qui appliquent réellement la discipline collective !!!! Je suis dirigé ensuite vers Montredon, pour un dernier adieu à ma tante Devic qui venait de décéder, elle était mère des Président et Directeur du Val d’Orbieu à Narbonne. Traversant de bout en bout le massif des Corbières, je ne pouvais m’empêcher de penser à tous ces vignerons de Paziols, de Tuchan, de Villesèque des Corbières, de Embrès, de Albas, et autres villages des Hautes Corbières ou on voit ces vignes en forte pentes,  beaucoup bien cultivées, a ces villages bien entretenus, ces petites routes étroites et sinueuses mais roulantes. Comment tout cela va résister à la formidable mondialisation du vin qui est en route ? Et cela dans l’ignorance des réalités locales de technocrates qui à Paris et à Bruxelles pondent des textes qui condamnent toute déviance aux normes, impossibles à mettre en œuvre dans ces conditions de culture extrêmes, et toute cela avec la complicité passive et la caution de prétendus responsables professionnels viticoles  qui ne mesurent aucunement les conséquences de ce qu’ils avalisent…   

 

Si vous le pouvez , regardez demain dimanche à 14h40 sur LCI l'émission "Entre guillemets" où Edwy Plenel s'entretient avec Thomas-Radux à
propos de la parution de la brochure sur 1907 et la crise de la viticulture. Il parait que ce n’est pas mal du tout.
J’attends vos commentaires sur mon coup de gueule, A plus tard, Jean Clavel

20:00 Publié dans Histoire de la révolte viticole | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

je pense qu'on peut faire confiance à un "Clavel" pour défendre une terre...
Amicalement

Ecrit par : jmc | 22.05.2007

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