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23/02/2007

commémorations

 

Programme approché des commémorations des évènements de 1907 en Languedoc

 

 

 

 

J'étais dimanche 18/02 à Limoux avec la bande de fécos les Arcadiens qui avaient choisi le thème de 1907 pour la sortie du Matin et avec la chorale Lo Cocut de Clapier nous avons chanté les chants traditionnels de 1907, dont certains adaptés aux circonstances,  (c'était sous la pluie !!)
Il y a une mission 1907 au Conseil Général de l'Aude, présidée par l'historien de cette période, (entre autres fonctions universitaires),  Rémy Pech. Les archives de l’Aude dirigées par Sylvie Caucanas ont sorti un document pédagogique très intéressant, disponible gratuitement sur le site de
www.cg11.fr/archives  
La Médiathèque centrale de Montpellier, Emile Zola, organise un cycle de conférences en  Mars et Avril, j’interviens le 22/03 à 18h.30 sur l’importance du vin dans l’économie régionale, l’évolution du marché vinicole sur plusieurs siècles, et la structuration du marché au 21° siècle

 

La MJC de Castelnau le Lez organise 2 jours sur les évènements de 1907, et sur la viticulture actuelle, avec expo de matériels anciens et modernes, j’interviens à 21 h. le 23/03 sur 1907 les causes et conséquences, un table ronde aura lieu le samedi 24 avec un débat sur la comparaison des situations viticoles régionales en 1907 et en 2007.

 

Une  expo itinérante a été mise en forme par les Archives départementales de l’Hérault, et va circuler dans le département, je n'ai pas encore  le programme complet, je sais qu'elle sera à la Médiathèque de Baillargues du 20 avril au 6 mai, j’interviens au vernissage de l’Expo le 20 mai à 17 h.30,  elle sera à la Médiathèque  de Saint Brès du 7 au 21 mai, j’y serai aussi je ne sais pas encore à quel moment, elle sera à l’Abbaye de Valmagne fin juin et on m’a demandé d’intervenir.

 

Il y a un programme de commémorations que je n’ai pu encore obtenir, en particulier à Béziers, je le mettrai en ligne dès que je l’aurai obtenu auprès de Jean Sagnes
 
Programme des manifestations audoises :
Du 01/03/2007 au 31/03/2007 - Edition d’une série de prêts à poster par La Poste - Carcassonne

Le 10/03/2007 - Inauguration de la sculpture commémorative - Bize-Minervois

Le 10/03/2007 - 1907 La révolte vigneronne - Montolieu

Du 10/03/2007 au 11/03/2007 - Commémoration de la révolte des vignerons - Argeliers

Le 20/03/2007 - Les douze degrés de patience ou moments d’une révolte - Carcassonne

Le 22/03/2007 - Café 1907-2007 - Lézignan-Corbières

Le 30/03/2007 - Conférence historique - Cuxac-d'Aude

Le 01/04/2007 - Défilé de la victoire viticole - Alet-les-Bains

Le 26/04/2007 - Café 1907-2007 - Tourouzelle

Du 12/05/2007 au 13/05/2007 - De 1904 à 1914, ouvriers agricoles et propriétaires - Narbonne

Le 24/05/2007 - Présentation des travaux réalisés par les élèves dans le cadre des actions pédagogiques - Carcassonne

Le 24/05/2007 - Café 1907-2007 - Ornaisons

Du 25/05/2007 au 28/05/2007 - 1907, la révolte des vignerons. Une histoire illustrée pour la jeunesse - Lézignan-Corbières

Le 11/06/2007 - Rencontre des Cabardès autour de la crise viticole de 1907 - Villegailhenc

Du 23/06/2007 au 24/06/2007 - La révolte des vignerons - Limoux

Le 24/06/2007 - Balade découverte dans les vignes - Narbonne

Du 28/06/2007 au 30/06/2007 - Colloque international : l’Aude et la vigne : cent ans de passion - Carcassonne

Le 29/06/2007 - Oc-1907 - Douzens

Du 29/06/2007 au 22/09/2007 - 1907 Vignerons en révolte - Carcassonne

Du 19/07/2007 au 22/07/2007 - 1907 - Narbonne

Du 15/10/2007 au 15/12/2007 - 1907 Vignerons en révolte - Narbonne

Du 26/10/2007 au 27/10/2007 - Université de la Vigne et du Vin - Ferrals-les-Corbières

Le 15/11/2007 - Jeunes viticulteurs, aujourd’hui et demain - Narbonne





20/02/2007

chaptalisation

Actualité de la chaptalisation (2007)

 

 

 

La proposition faite par la Commission Européenne dans le cadre de la future OCM, de supprimer les autorisations de chaptalisation, nous a donné l’espoir que les règles européennes allaient enfin régler cette anomalie dans les pratiques œnologiques de certains viticulteurs européens. C’est un problème très important pour la viticulture Languedocienne car la concurrence déloyale faite à notre région grâce à la chaptalisation, compromet notre compétitivité.

 

La proposition de la Commission   concerne l’aspect réglementaire : interdiction de la chaptalisation  et réduction du niveau maximum d’enrichissement ; et l’aspect budgétaire avec la suppression de l’aide à l’utilisation des moûts de raisin concentrés (MC) et des moûts de raisin concentrés rectifiés (MCR). Ce sont des sommes très importantes, qui seraient bien mieux employées, dans l’action commerciale par exemple.

 

 La pratique de l’enrichissement, en particulier l’usage du sucre de betterave a, depuis plus d’un siècle, fait l’objet de débats quant à son rôle dans les excédents viticoles. Pendant la crise de 1907, le grand débat professionnel et politique était l’usage du sucre de betterave dans l’élaboration des vins et les taxes devant en limiter l’usage.

Dès 1929,   la partition de la France entre deux secteurs, était structurée autour de la chaptalisation: Celle-ci était interdite pour les vins de table et les régions méridionales, autorisée pour les vins d’Appellation des régions septentrionales. La chaptalisation était  historiquement prohibée à Bordeaux , la loi du 4 août 1929 avait interdit en France la chaptalisation (sucrage en première cuvée) pour tous les départements du ressort des Cours d'Appel d'Aix, de Nîmes, de Montpellier, de Toulouse d'Agen, de Pau et de Bordeaux. Ceci jusqu'en 1972 (loi du 22.04) C'est au moment de la négociation de la politique européenne que Bordeaux a saisi l'opportunité politique d'obtenir d'être intégré dans les départements chaptaliseurs, ce qui a entraîné également certaines AOC du Sud Ouest....

Le rapport Murret-Labarthe présenté à l’ONIVINS dans les années 1970 a préconisé l’application de la «loi unique», il s’agissait de compenser l’écart du prix du sucre d’origine exogène (betterave) et celui du sucre endogène (MC, MCR) pour mettre tous les viticulteurs sur un pied d’égalité économique. Cette disposition a été reprise lors de la mise en place de l’OCM vin. Cependant à l’occasion des crises d’excédents, la question est revenue en discussion. L’enjeu économique principal résulte du fait que la chaptalisation est une méthode qui augmente les volumes de production. Elle rend commercialisables des volumes qui ne l’étaient pas du fait de leur degré insuffisant en transformant en alcool du sucre exogène, il s’y ajoute le fait que les contrôles sur les quantités réellement employées sont difficiles.  Le recours aux MC et MCR et plus récemment à l’osmose inverse, sont au contraire des méthodes  qui éliminent une partie de l’eau et réduisent en conséquence les volumes.

 

L’étude, réalisée à la fin des années quatre-vingt à la demande de la Commission Européenne, avait estimé à environ 15 Millions  d’hl de vin les volumes créés en Europe par la chaptalisation.  

 

(Rapport sur l’étude économique de l’enrichissement du vin,  soumis à la Commission des

 

Communautés européennes, Programme Agrimed, 2006. Dubos Montaigne)

 

L’expérience acquise sur la question de la chaptalisation et de l’enrichissement, et les premières réactions de certaines organisations, à la suite des propositions de la Commission  montre qu’un compromis sur ce sujet reste toujours difficile à atteindre.

 

On le constate à la lecture du rapport que vient de présenter Katerina Batzeli, le 16 février 2007 au Parlement européen sur la réforme de l’organisation commune du marché des vins, (OCM) dont voici les extraits relatifs à leur enrichissement:

 

Le Parlement est conscient du fait que l'enrichissement a un impact direct sur les niveaux de production,

 

-Dès lors qu'il peut entraîner un accroissement de la quantité produite par hectare;

 

-Souligne toutefois que la question du maintien ou de la suppression des aides au mout concentré et au mout concentré rectifié est indissociable de celle de la suppression ou du maintien de la chaptalisation à l'aide de saccharose, compte tenu également de la diminution du prix du sucre - conséquence de la reforme de l'OCM de ce produit -, des diverses traditions

 

oenologiques des Etats membres, de l'opportunité et de la faisabilité technique d'une

 

réduction de ces pratiques oenologiques au-dessous de plafonds quantitatifs précis, ainsi

 

que des éventuelles utilisations du mout a d'autres fins, avec une incidence positive sur la

 

réduction des excédents de vin;

 

-Estime que les Etats membres peuvent lier l'autorisation d'enrichir le vin avec du sucre a

 

des conditions telles que le contrôle de mesures améliorant la qualité (par exemple le

 

respect des plafonds de production) et aux conditions climatiques;

 

-Considère que l'enrichissement doit être autorise dans toutes les régions viticoles ou il était traditionnellement pratique et ou il n'existe pas d'excédents structurels; estime que la

 

proposition de la Commission visant à réduire le niveau maximal d'enrichissement n'est

 

pas justifiée et que les règles actuelles doivent rester en vigueur;

 

-Estime qu'il ne faut pas interdire la chaptalisation, car cela constituerait une discrimination a l'égard des Etats membres situes dans des régions de l'Union européenne ou la pratique de la viticulture est plus difficile du fait de conditions climatiques moins favorables;

 

estime en outre que toute décision en la matière devrait revenir aux producteurs et non

 

Relever de dispositions de la législation communautaire;

 

-Estime que, s'il y a enrichissement par ajout de mout concentre, celui-ci doit provenir du

 

même bassin de production;

 

-Fait observer que l'étude qui établit un rapport entre l'enrichissement a l'aide de sucre et la surproduction de vin dans l'Union européenne date de 1991, ne correspond plus aux

 

conditions actuelles du marché et, en tout état de cause, n'avait pas valeur d'affirmation;

 

 

Nous voilà donc revenu au point de départ, si la Commission suit les propositions du Parlement dans ce domaine, la situation en matière de chaptalisation ne changerait pas. Mais qu’on donc obtenu les Italiens et les Espagnols, les opposants les plus engagés contre la chaptalisation, en contre partie ? Et qu’allons nous offrir dans le cadre de l’OMC à Genève, en contre partie de l’opposition des USA, des Australiens et autres ? On sait que l’OIV qui établit par consensus des pays producteurs de vin, les règles internationales que les différents pays appliquent dans leur propre réglementation, n’a pu arriver à une position commune en matière de chaptalisation, et que notre défense des terroirs viticoles est bien affaiblie par cette pratique qui introduit des éléments exogènes essentiels dans les produits dits de terroir, ce que les Américains et autres ne manquent pas de rappeler dans les négociation internationales.

 

Affaire à suivre dans le cadre de l’OCM.

 

Jean Clavel

 

20/02/2007

 

 

 

08/02/2007

Gafsa 3

Gafsa 3

 

 

 

 Le commandant Vilarem décrit les difficultés et les angoisses de certains officiers qui ne se relèveront pas des évènements qui les ont marqués à jamais, et surtout des sanctions qu’ils estiment imméritées.

C’est le capitaine Regourd, dont l’esprit de discipline égalait le grand cœur, qui fut sans défaillance dans la nuit du 20 au 21 juin ; il adresse au ministre une lettre digne et respectueuse, capable d’attendrir un bloc de granit. Pas de réponse. Il tombe gravement malade et meurt quelques temps après sa rentrée C’est un autre officie, un vaillant des campagnes dans le sud oranais, aussi fidèle à son poste que son camarade Regourd, qui traîne une santé délabrée pour toujours, C’est un autre de leur camarade qui est obligé, après un long séjour aux hôpitaux de Gafsa et Sfax, à un prompt retour en France pour que la raison ne lui échappe à tout jamais. Les officiers et sous officiers du 17° ont été dispersés dans les différents régiments ou la vie leur est rendue encore insupportable.

 

Et le colonel Boé émerge triomphalement au dessus de ces deuils et de ces ruines …..

 

…la seule solution humaine et équitable était de passer l’éponge sur ces tristes évènements, par conséquent pas d’enquête…

 

Par contre , puisqu’on voulait des sanctions, il fallait une enquête à fond menée par un psychologue subtil, désintéressé, impartial, intègre, étudiant chaque incident, pénétrant chaque caractère, pour fouiller sa conduite, exposant enfin avec autorité de sûres déductions… Au lieu de cela, nous voyons une enquête conduite avec une incohérence invraisemblable, , une complaisance et un aveuglement incroyable, contre signée d’abord de parti pris, par le général Coupillaud et le général Bailloud, et continuée ensuite à Gap sous la haute autorité du général Gallieni.

 

Qui sont les vrais protagonistes de l’enquête,

 

Ils sont 2 l’un à Béziers, l’autre à Gap. Celui de Gap le lieutenant colonel Boé n’a qu’un but, supprimant tous ceux qui pourraient faire obstacle à sa marche ascensionnelle, il veut prêcher dans les eaux troubles des guerres civiles de nouveaux galons de nouveaux hochet, il trouva un un complice dicile, à oreille complaisante dans la général Galliéni, qui jette sans examen, sans hésitation et en bloc par-dessus bord tous les gradés du 17°.Sauf le Lieutenant colonel Boé, dont la défaillance est certaine…..Il quitte la caserne de La Nativité, laissant son colonel au prise avec l’émeute, et son emploi du temps reste inconnu jusqu’à ce qu’à ce qu’il réapparaisse à  la caserne Méribel lorsqu’il me voit opérer avec succès le ralliement de mes deux compagnies. …. Aussi s’est-il appliqué avec un succès complet à dérober aux enquêteurs, l’emploi de son temps… à tout prix il fallait empêcher de regarder de près aux incident de Mirabel et de la poudrière….

 

Affolé le général Bailloud, il attend 15 heures avant de se rendre auprès des mutins, j’irai balbutiait-il dans compartiment du train qui le ramenait trop vite à Béziers ,j’irai parler à ces jeunes gens, s’ils ne veulent pas m’écouter, et rentrer dans l’ordre, je placerai le 55° à la gauche de la route de Villeneuve, le 142° à droite,  l’artillerie au Capiscol, ou est le Capiscol ? ……je ne puis pas bien voir pointez fortement au crayon,…. Oui l’artillerie  au Capiscol et je bombarderai Béziers !!!

 

Affolé le délégué du ministre le colonel Toutée, livide et terré dans un coin de son compartiment, entre deux gardes du corps, et ne sortant de son refuge que protégé par une escorte….. Plus affolé   qu’eux tous M ; Clémenceau  président du Conseil Il avait disait’il cherché en vain un homme dans ces évènements, j’aurai bien voulu l’y voir lui !!!....

 

L’autre deus ex machina de l’enquête contre les gradés du 17° est le commandant Bouyssou qui a écrit un rapport au vitriol sur les militaires du 17°  (donné dans une page plus haut dans le blog), rapport qui a fait l’admiration du général Coupillaud , il le déclare très instructif, et brode lui-même des variations :  «  si l’on peut dire qu’en France le recrutement régional nuit à la valeur de l’armée, de même qu’il est préjudiciable au progrès et à l’unité nationale, il convient d’ajouter qu’il est funeste dans le Midi éloigné de la frontière dangereuse, à l’abri de l’invasion, où à côté d’un particularisme vaniteux, le goût des choses militaires est peu développé. Dans les villes comme Béziers, où la fièvre d’un commerce intensif, de l’argent et de la jouissance est endémique,au grand dommage du sens moral, où derrière la population saine grouillent des violents, des déclassés, le mépris du rôle de l’armée a beau jeu !! Un régiment qui s’y recrute y puise de germes nocifs. Si son chef n’y prend pas garde, il risque de tomber promptement en déliquescence. C’est l’histoire du 17°. Le rapport ci-joint, rédigé au cours de l’enquête par le commandant Bouyssou est très instructif à ce sujet   »…..

 

a suivre.......

 

 

 

 

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