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08/09/2006

Joseph caporal sapeur du régiment

Cahier manuscrit du caporal sapeur du 17° régiment d’infanterie de Béziers Ecrit à Gafsa L’auteur pourrait être Fondecave Joseph né à Béziers le 11/07/1884 Classe 1904 Profession : conducteur de centrale électrique Sous réserve de vérifications complémentaires L’écriture est inclinée, régulière, la formulation précise, l’orthographe respectée, la description imagée, c’est un texte agréable à lire. Il s’agit de quelqu’un de cultivé, d’une conscience professionnelle affirmée,   ayant une approche politique des évènements, Il donne ses préférences pour l’élection législative de 1907, tout en précisant : Hélas nos vœux ne peuvent être que platoniques,étant militaires nous n’avons pas droit à la parole ni au vote… On est sûr de son prénom Joseph, nous l’appellerons donc de son prénom dans l’attente de nouvelles précisions  Les régiments d'infanterie des armées  étaient précédés d'une douzaine de sapeurs commandés par un caporal et munis d'outils de toutes sortes. Leur rôle consistait à ouvrir la voie des troupes armées.
Leur grand tablier de cuir   servait non seulement à la protection mais aussi pour le transport de matériaux. Dans les défilés militaires ils étaient en tête du régiment. Pendant la guerre de 14/18 ils étaient en première ligne, beaucoup y ont laissé leur vie. Le seul exemple qui subsiste est actuellement le défilé de la Légion Etrangère, avec le caporal sapeur en tête, en général un grand barbu. Joseph nous explique qu’il a souvent défilé en tête du régiment et il cite 3 circonstances :

 

La première lorsqu’il a pris la tête des mutins, à Agde le soir du 20 juin,  qu’il a décidé la « Musique » tambours et clairons a le suivre, lorsque le 81° a tenté de les arrêter, il a franchi 3 barrages et le 4° a résisté, il a une baïonnette sur sa poitrine et l’arrière pousse, le porteur de baïonnette recule pas à pas, une fusillade éclate en l’air et le 4° barrage cède,  la trouée se fait pour le passage du 17°. Il y eut quelques coups de crosses échangés mais pas d’effusion de sang, note comique racontée par Joseph,  un adjudant du 81° caché derrière un platane, secouait ses mains en criant :  « Je vous dis rien moi, je vous dis rien !!»

 

Sitôt les barrages franchis, le Général Lacroizade sur son cheval au milieu de la route, est très « crane », il lève le bras et crie « soldats ne tirez pas sur vos camarades, si vous tirez, tirez sur moi !!! » il fait tourner son cheval et se remet devant moi en me criant : « Caporal Sapeur, au nom de la République je vous somme de vous arrêter » Je lui répond, mon Général, nous sommes décidés à aller à Béziers et nous irons. Je vois des fusils chargés brandis du côté du Général, je calme mes hommes, mon Général laissez nous, il m’écoute et s’en va à petits pas vers Béziers…..A notre arrivée au passage à niveau de la route d’Agde, nous faisons halte et prenons la formation règlementaire : caporal sapeur en tête, tambour et musique, et au signal en avant, nous gravissons l’avenue d’Agde crosse en l’air au son de l’Internationale. Il est 4h. du matin……. Au moment de la discussion, au soir du 21 juin, place Gambetta, pour organiser les conditions de la reddition des mutins, le Général Bayou commandant de la région militaire est au milieu de la place sur son cheval, entouré, dit Joseph, d’une foule immense,  Il demande, où sont les meneurs ? Deux voix répondent, et je dis, laissez passer je suis le 3°. « Je vous donne 5 minutes pour vous rendre, si dans 5 minutes vous n’êtes pas rentrés dans la caserne je vous fais fusiller ». Bayou tente de se diriger vers le quartier mais la foule l’entoure, et il pose la question, mais enfin que voulez vous ?  Je lui réponds , « c’est bien simple, nous rentrons  mais nous ne voulons pas de punition individuelle », Je ne peux pas vous le promette, je répond c’est bien simple nous ne rentrons pas. Après un moment de réflexion Bayou nous dit «  laissez moi aller jusqu’à la sous préfecture téléphoner à M. Clémenceau ». De retour, Bayou déclare que Clémenceau lui a dit que si le 17° rentre dans le devoir, il n’y aura pas de punition. N’ayant aucune raison de douter de sa parole, nous acceptons et obtenons en plus que nous pourrons coucher en ville après avoir remis les armes dans la caserne. Nous nous donnons  rendez vous à la gare au matin  pour prendre le train pour Agde.

 

La deuxième fois  ou Joseph décrit son déplacement en tête du régiment, c’est lorsque après le regroupement du régiment à Agde, le 23 juin, le samedi 24 quartier libre jusqu’à l’appel du soir,  mais vers minuit, Grand Branle bas dans la caserne, debout tout le monde sac au dos, pour marche de nuit.  Je vais aux renseignements et je demande,  est ce que les sapeurs marchent aussi ?. On me répond oui, cela me laisse rêveur. Je prends la place règlementaire en  tête du régiment….. Je demande quelle route prendre ?  route de Marseillan…. Arrivée à la route de Marseillan, je m’aperçois que la route est barrée par de la troupe que je ne peux reconnaître la nuit étant trop noire…un officier m’indique la direction du pont sur l’Hérault, a hauteur du pont, j’aperçois de la cavalerie qui barre la route et ne laisse que le pont de libre, je m’engage sur celui-ci suivi du régiment, de l’autre côté encore de la cavalerie cuirassiers ou dragons dont on voit reluire les casques et cuirasses, la route de la gare est seule ouverte, gardée par de l’infanterie baïonnette au canon, tout en marchant je demande aux fantassins qui ils sont une voix répond 75° de Romans, une main se tend dans l’obscurité je tend la mienne et je sens que l’on me glisse un papier, je ferme les doigts et pénètre dans la gare, dans laquelle arrive un train,  aux fenêtres des artilleurs, et des canons de 75 sur les plates- formes ? Je tente de lire mon papier sans me montrer,  on nous demande de ne pas monter dans le train, de bloquer avec nos baïonnettes les artilleurs dans leurs wagons, , que le 75° en possession de cartouches nous les passeront,   et que les coloniaux qui gardent la voie ne marcheront pas contre nous. Je mâche le papier et réfléchis très vite., nous n’avons aucune chance de succès,il y a trop de forces contraires et il vaut mieux s’incliner pour l’embarquement pour Gap. Après une longue journée de voyage sans ravitaillement arrivée à Gap. Formation règlementaire et Joseph prend à nouveau la tête du régiment. Direction la caserne… La population nous acclame, contrairement à nos attentes, et une jeune fille s’approche de moi, et m’offre un beau bouquet de fleurs. Derrière moi j’entends mes hommes qui me disent ne retourne pas la tête Joseph,  le colonel fait signe de jeter le bouquet, en bon militaire je marche droit devant, et je ne vois pas les signes du colonel, mais en arrivant au quartier, je prends quelque chose pour mon rhume !!!! Après quelques épisodes mouvementés, pas de repas prévus…à la caserne, nous pouvons sortir en ville, je compte mes sous pour acheter quelque chose à manger, il nous reste 21 sous à deux!!!  Un civil nous observait et vient vers nous, qu’est ce que vous calculez ? je lui explique le cas, ne vous en faites pas vous venez souper à la maison c’est ma fille qui vous a offert le bouquet…. Le lendemain réveil à 5 heures du matin, terrain de manœuvre ou nous pivotons devant un général qui nous dit que notre tenue lui convient et qu’il nous gardera à Gap. Pendant qu’il parle, arrive un officier à cheval qui lui remet un pli, qu’il lit, il fait rompre les rangs et dit, les bons soldats à gauche les révoltés à droite. Le tri fini, nous sommes près de 800  à  droite on nous forme en 4 compagnie et 1 bataillon, le général offre le commandement du bataillon à 2 officiers supérieurs qui refusent et le Commandant Vilarem accepte à ma grande joie car je sais que c’est un homme de cœur !!!! Le bataillon formé les compagnies encadrées, nous attendons toujours (le reste du régiment ayant rejoint la caserne)j’en profite pour demander au commandant où va-t-on ? Je n’en sais pas plus que toi !!! Arrive des fourgons portant pains et boîtes de singe, on nous commande de prendre chacun 4 ou 5 pains et autant de boîtes .Chargement arrimé sur les sacs direction la Gare. Le lendemain arrivée à 3h. du matin en gare de Villefranche sur mer, les troupes Alpines  avec des mitrailleuses entourent la ville, appel je suis le premier appelé, arrivée sur la page embarquement dans des baleinières et direction au large vers deux gros navires de guerre, je met le premier le pied sur le Desaix……

 

A suivre……..

Commentaires

Monsieur Clavel,

Je découvre sans surprise votre aveu concernant l'erreur d'identification que vous avez commise quant à l'auteur du manuscrit d'un meneur présumé de la mutinerie du 17è.

Voilà des mois que vous l'attribuez péremptoirement (à partir du seul prénom) à un certain Joseph Gasch, de Puisserguier (que vous appellez parfois aussi, ici ou là, Joseph Dasch …).

Et puis voilà qu'aujourd'hui vous nous annoncez que ce n'est plus lui et que vous vous êtes trompé : un descendant de Gasch vous a en effet adressé un démenti formel.

Vous écriviez pourtant naguère ceci, sans plus de précautions littéraires, le tout à la forme affirmative : """J’ai retrouvé le cahier écrit par l’un des meneurs qui relate dans le détail ces évènements. Il était le caporal Sapeur du régiment, Joseph Gasch de Puisserguier"""

Et voilà que ce n'est plus lui !

Par ailleurs, j'avais bien lu : caporal SAPEUR. Or, vous nous parliez dans votre avant-dernier post annonçant l'erreur sur la personne, d'un caporal FOURRIER. Excusez-moi, mais il s'agit de deux choses fort différentes dans un régiment dès lors qu'on prétend faire avancer la recherche.

C'est une approximation qui s'ajoute ainsi à une erreur.C'est beaucoup dans un même paragraphe.

J'ai lu au cours des mois passés certaines interventions fantaisistes de votre part sur différents forums (de généalogie notamment) et j'y ai remarqué que vous y aviez propagé un temps certaines contre-vérités flagrantes quant aux circonstances et conséquences de la mutinerie ; qu'on se le dise une fois pour toutes : on n'a jamais demandé aux mutins de tirer sur qui que ce soit et aucun d'eux n'a jamais travaillé dans les mines de phosphate en Tunisie...).

Mon attention a par ailleurs été attirée par le prétexte peu crédible (compte-tenu de la colère et de la hargne avérées de Clémenceau à l'égard de ces quelque 500 mutins - un soldat du régiment sur deux environ - qui avaient fait vaciller son trône), que vous avancez pour expliquer que votre ancêtre aurait bien été mutin mais aurait échappé à l'envoi à Gafsa grâce à je ne sais quelle situation de soutien de famille (!!!). N'importe quel autre prétexte (le retour à vélo à Agde avant midi par exemple), mais surtout pas celui-là : les mutins avaient risqué pénalement le poteau d'exécution en vertu du code de justice militaire et du code pénal, aucune indulgence ne devait leur être accordée...

Tout ceci serait sans importance s'agissant d'un modeste chercheur amateur mais venant de la part de quelqu'un qui se prétend historien ("de la vigne et du vin") toutes ces approximations interpellent surtout lorsque l'on voit que"Le Tocsin", lettre officielle de la mission audoise pour la célébration de 1907 (institution parrainée par des sommités de la recherche historique régionale tels Rémy Pech, Jean Sagnes et Georges Ferré), a recommandé en juin dernier votre blog à ses lecteurs (avec les précautions d'usage, certes).

Je suis au regret, à partir de votre propre aveu, de constater que votre dilettantisme tenant lieu de méthode de travail, vous vous êtes trompé et surtout que vous avez égaré vos lecteurs durant des mois, ce qui est moins pardonnable.

Aujourd'hui, vous pensez qu'il pourrait s'agir de Joseph Fondecave mais vous l'annoncez avant toute vérification sérieuse, là encore (cela presse-t-il donc tant ?). Rassurez-vous : d'autres avant vous ont procédé il y a plusieurs mois déjà à ces vérifications rigoureuses sur le manuscrit en question et ont conclu.

Je vais donc vous éviter les "vérifications complémentaires" que vous n'avez probablement pas le temps de conduire : c'est bien Joseph Marius Fondecave, né le 11 juillet 1884 à Béziers et domicilié à Capestang jusqu'à son service militaire qui est à considérer comme l'auteur présumé de ce récit (le propriétaire du manuscrit en a été avisé en son temps).

Fondecave était d'ailleurs déjà cité nommément comme meneur principal de la mutinerie dans "Les cahiers de Louis Barthas" publiés en 1978 chez Maspéro et consacrés à la guerre de 14-18.

Joseph Fondecave, mobilisé lors de la Grande Guerre dans le 296è de ligne (le régiment de réservistes de Béziers, ex-17è de ligne), y gagnera le grade de sergent (spécialité : télégraphiste) et sera décoré de la croix de guerre. C'est là qu'il côtoiera Louis Barthas dont l'ouvrage fait référence chez ceux qui s'intéressent à la Grande Guerre.

Fondecave survécut à ce conflit et se maria à Bélarga en 1910 (le commandant Villarem faillit même être témoin à son mariage) où il travailla un temps puis se retira à la retraite en 1947.

Il est mort en 1957 à Bélarga où il est inhumé et où beaucoup de gens connaissent son rôle éminent dans la mutinerie du 17è. Jusqu'à sa mort il conservera les convictions militantes qui l'animaient déjà sous l'uniforme.

Rassurez-vous : plusieurs personnes travaillent d'arrache-pied, mais sérieusement et discrètement sur ce manuscrit, sans sensationnalisme, sans publication hâtive, et ils en ont encore pour des mois à recouper les précieuses informations qu'il recèle, tant le thème de la mutinerie, qui reste nimbé aujourd'hui encore de nombreux mystères restant à élucider, n'a été que survolé par les historiens qui se sont surtout focalisés sur les causes socio-économiques des Evènements de 1907.

Dans l'édition de Midi Libre du 31 mars dernier vous indiquiez avoir ouvert ce blog pour (je cite) """…préciser et débattre de la réalité historique…""". Vous devriez savoir que la recherche historique s'accomode mal du manque de rigueur : l'erreur en est la sanction, vous le mesurez aujourd'hui.

Relativisons toutefois : nous ne sommes pas des milliers à lire votre blog et tout cela restera, bien entendu, entre nous …

Écrit par : paul matavi | 09/09/2006

Merci, M. Paul Matavi, dont je ne sais rien, alors que vous savez tout de moi, de toutes ces précisions, j'avoue mon erreur, transitoire, sur la personne du caporal sapeur, elle vous a permis de faire preuve de sagacité et de pertinence, et de donner aux lecteurs de ce blog des précisions importantes. Le propre du blog c'est de diffuser des idées ou des notions qui peuvent évoluer en fonction des apports des lecteurs, et c'est ce qui se produit aujourd'hui. Il n'y a pas de raison d'en faire un énorme problème d'honneteté intellectuelle. Dans ce domaine je ne crois pas avoir jamais, dans ma vie' été pris en défaut . Le listing militaire des mutins qui m'a été remis par M. Vidal est incomplet et erroné sur certains plans, par exemple il porte comme profession de m. Joseph Gasch de Puissergier "Caissier Comptable" ce qui pouvait laisser penser un certain niveau culturel et c'est son descendant à Béziers que j'ai retrouvé grâce à la copie de l'acte de naissance de sa fille, qui comportait en marge son mariage, m'a indiqué que son ascendant était simple ouvrier agricole, et peu capable d'avoir écrit les 35 pages de ce cahier, que j'ai pu retrouver l'erreur. Celle ci était confortée par le fait que Joseph , faisait allusion dans son texte de son camarade Chabert, et il y avait effectivement un Chabert à Puisserguier.
En ce qui concerne le fait que mon GP ne soit pas allé à Gafsa, je donnais comme raisons possibles le fait que son père chef d'exploitation à Magalas était décédé le 13/01/1906 et que sa mère était seule pour gérer 2 exploitations à Magalas et Camplong, qu'il n'était pas parmi les meneurs, et que le tri des mutins à Gap avait été fait de façon sommaire et volontariste, l'un des rédacteurs de cahier le dit clairement, des soldats ayant eu un rôle important dans la mutinerie sont restés à Gap. Lorsque je cite le cas du soldat qui s'est rendu en vélo à Agde, il ne s'agit pas de mon Grand Père. Un dernier point, des journalistes m'ont nommé Vigneron Historien et je ne me suis jamais attribué ce titre, mais j'ai effectué toute ma vie de nombreuse recherches sur l'histoire viticole du Languedoc et ai pu exhumer de nombreux aspects méconnus et important de notre viticulture, ce qui explique peut être ce titre. En ce qui concerne la période 1907 (en fait 1900/1912) j'ai la chance d'avoir sauvé de la décharge de nombreux documents des organisations viticoles régionales et nationales ce qui me permet d'apporter au débat des éléments historiques méconnus.
Merci M. Matavi de m'avoir permis d'apporter ces précisions utiles au débat, il n'était pas nécessaire de faire preuve d'agessivité à mon égard ?
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 10/09/2006

Monsieur Clavel,

Merci pour votre réponse.

Vous avez tort de me taxer d'agressivité : je suis juste objectif (l'agressivité que vous semblez ressentir est, elle, par contre, réellement subjective). Tout ce que j'ai exposé est vérifiable. Fallait-il vous l'envelopper ?

Mais vous avez raison sur un autre point : ce sont bien les journalistes qui vous ont baptisé (à votre corps défendant, donc, puisque vous l'affirmez…) "historien de la vigne et du vin en Languedoc".

J'en ai même retrouvé la trace dans l'appel à témoins intitulé "La mémoire des mutins : Jean Clavel collecte des documents sur les militaires mutinés de 1907", paru dans Le Magazine du Département de l'Hérault n° 141 de novembre 2005 (page 27).

Mais ôtez-moi d'un doute : n'étiez-vous pas vous-même, à l'époque, membre du comité de lecture (ou quelque chose d'approchant) de ce même magazine ?

Au-delà de ces détails somme toute anecdotiques, essayons modestement de faire avancer la connaissance : pour ce qui concerne la façon dont ont été triés les mutins à Gap, sachez qu'il est historiquement prouvé que la règle qui a prévalu a été celle, indiscutable, du résultat des appels faits à la caserne d'Agde le lendemain matin de la mutinerie, jusqu'à midi, par les officiers.

On était donc présent (et non mutin) ou absent (et mutin, que l'on ait marché de gré ou de force).

Le cas de ceux qui se sont rendus à l'autorité militaire dès l'arrivée à Béziers, reniant leur statut de mutin et prétextant avoir été contraints, a fait l'objet d'un examen particulier.

Il y a donc lieu de considérer en toute logique les soldats non envoyés à Gafsa comme non mutins ou renégats (sauf le cas particulier, unique à ma connaissance, d'un pistonné qui sera finalement rattrapé par l'enquête car, je vous le répète, l'ambiance n'était pas à l'indulgence, loin s'en faut).

Écrit par : paul matavi | 11/09/2006

Je n'ai pas été membre d'un quelconque comité de lecture, et si cela était , il n'y aurait rien d'anormal,vous procédez par insinuation, pourquoi ?? Vous affirmez sans possibilité de discussion. Le trie à Gap ne s'est pas fait de façon aussi limpide que vous l'affirmez. Joseph Fondecave décrit la façon dont cela s'est passé, il semble qu'il n'y avait pas de liste préalable, je me réfère à d'autres témoins, en particuler Edmond Moulière d'Adissan, ......un général nous fait manoeuvrer, et après la pose, l'on fit la trie, c'est à ce moment que l'on fit des injustices, beaucoup qui avaient marché et même en tête restèrent à Gap, d'autres qui eurent du culôt réclamèrent et restèrent aussi, , c'est pour ça que nous étions 900 et nous ne sommes ici (Gafsa) que 600.......Il n'est pas le seul ....
Ce sont des témoins dont il faut tenir tenir compte des dires.... Il y a eu des discussions....Il est possible que d'autres sources militaires aient tenté de justifier à postériori des décisions et des évènements, le commandant Vilarem dans son livre en fait état.......Il y a sans doûte plusieurs vérités historiques suivant les sources....

Écrit par : Jean Clavel | 11/09/2006

Chère monsieur Matavi,

Je suis un jeune Québécois effectuant présentement et depuis plusieurs mois déja des recherches sur le net pour la conception d'un jeu vidéo tactique.

Je me dois en tout premier lieu vous féliciter pour votre première intervention qui, intelligente et instructive, a apporter des éclaircissements nécessaires a certaines erreures commises par monsieur Clavel.

En second lieu, jaimerais vraiment vous dire ma façon de penser, comme vous l'avez si bien fait et sans aucunes retenue, lors de votre deuxième intervention. Je ne sais pas ce que certains français ont comme manie de toujours exiger la perfection et de réprimender aussi sévèrement l'erreur humaine. Vous oubliez surement que ce sont les erreurs qui ont permis de faire avancer le monde, comme vous l'avez prouver grace a votre première intervention quelque peu aggressive quand même. Comme je l'ai dis un peu plus tôt, depuis déja plusieurs mois que j'effectus des recherches sur le net et ce genre de réaction agressive envers un chercheur chevronné est, presque l'exclusivité de certains français frustré. Avez-vouss déja essayer de canaliser cette énergie négative et destructive a essayer de combler sexuellement votre femme. ( si par chance vous en avez une avec votre sale caractère)

Je vous encourage fortement de continuer a apporter votre aide au chercheur, qui souvent, trop concentrés a chercher dans une certaine direction manque des informations crutials sans le savoir. Mais, de grace essayer d'être un peu plus indulgent et faite preuve d'un peu de retenue.

Quand a vous monsieur Clavel, je vous félicite pour vos différents traveaux de recherches et espère que vous continuerez encore longtemps votre bon travail.

Sans rancune...
Un jeune Québécois qui aime la vie.

Écrit par : Christian Gauthier | 18/04/2007

Monsieur Gauthier, vous vous posez en donneur de leçons dans un échange qui ne vous concerne manifestement pas, et qui semble, à l'évidence et bien que public, très personnel à monsieur Clavel et monsieur Matavi . Aussi, je me sens autorisée à vous interpeller.

Vous reprochez à M.Matavi de faire preuve d'agressivité en vous permettant vous-même des propos agressifs aussi déplacés que ridicules sur sa sexualité (sans connaître son statut familial, ses moeurs ni son âge...) et sur son caractère.

Soyez cohérent. Vos propos y gagneront en intérêt.

En parlant de "certains français frustrés" vous démontrez votre méconnaissez de la sociologie de notre pays et du goût de ses habitants pour la joute oratoire et le ton polémique. Il faudra vous y faire. Au besoin, venez faire un séjour dans notre vieille France, vous percevrez mieux ce particularisme.

Mais je ne tiens absolument pas à poursuivre sur ce sujet. Restons dans l'histoire régionale, ce que font très bien, chacun à leur manière, ces deux messieurs, même s'ils paraissent en vive opposition, ce qui n'est pas interdit et met au demeurant un peu de piquant dans un débat qui manque parfois de relief.

Et au fait : ce fameux tri de Gap, qui semble poser problème, qu'en sait-on très exactement, messieurs Clavel et Matavi ? Vous nous avez mis l'eau à la bouche mais le débat n'a pas été tranché.

Écrit par : isabelle fernagut | 20/05/2007

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