UA-391811903-1
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/08/2006

Ecrits divers

Ecrits et documents de Gafsa (sud Tunisien) et d’ailleurs…

 

 Un certain nombre de mutins ont écrits leurs réflexions lorsqu’ils étaient à Gafsa,  en général sous la forme de cahiers manuscrits, dont certains nous sont parvenus, je connais l’existence d’autres cahiers, enfouis au fond de malles familiales, qu’il est  difficile, pour des raisons diverses de remettre au jour. Certains cahiers  ont eu des périples étonnants, me sont parvenus après les appels publics en particulier du Magazine du département de l’Hérault. L’un d’entre eux est très intéressant, car il donne un éclairage particulier à la mutinerie du 17°, mais il était devenu anonyme, ayant perdu sa couverture, il provenait des archives d’un ancien député de l’Hérault Paul Balmigère, et était parvenu à une famille de Sussargues celle de Josette et Marcel Cellier, qui m’en ont confié une copie. Grâce aux détails du texte,   à la liste des mutins presque complète que le petit fils d’un mutin de Magalas, M. Vidal m’a confiée, grâce aux aides de la mairie de Puisserguier  en la personne de Bernard Barthès, je suis parvenu à identifier l’auteur et sa généalogie.  Je suis persuadé que l’auteur de ce texte est Joseph Gasch de Puissergier, caporal Fourrier du Régiment, qui était à l’époque caissier comptable, et  défilait en tête du régiment. J’ai aussi les cahiers de Louis Cabrol de Quarante, dont la famille est à Vendres, son petit fils Serge Camats m’a fait parvenir des documents très intéressants, et j’espère pouvoir faire une conférence dans cette commune pour célébrer le centenaire de 1907.

 J’ai aussi le cahier de Elie Castan le seul, à ma connaissance, qui a fait l’objet d’une étude universitaire du grand spécialiste historien de 1907, Rémy Pech, ancien Président de Toulouse le Mirail et président de la mission 1907 au Conseil Général de l’Aude. Edmond Moulières d’Adissan a rédigé le « cahier Journal d’un exilé », il a connu un destin tragique, comme beaucoup de fantassins d’origine paysanne et plus particulièrement ceux du 17°, il a été tué à Bar le Duc le 15 mai 1915, dans les rangs du 55° régiment d’infanterie.  Un cahier de mutin a été édité par l’Union des Syndicats Ouvriers de la Seine en 1908, il est signé J.M. et on ajouté une mention manuscrite sur l’exemplaire en ma possession « Maraval », il y a plusieurs Maraval, ou Malaval parmi les mutins que nous connaissons mais pas de  prénom commençant par J. Mais nos listes sont incomplètes, si un lecteur du Blog peut nous apporter des infos sur ce cahier, je l’en remercie par avance.

J’ai reçu d’un habitant de Bédarieux M. Roger GERMAIN, une photo de son père GERMAIN Louis né à Agde en 1884, dont il me dit qu’il était au 17°  en 1907 et s’est retrouvé avec plusieurs mutins en Crête, baie de La Canau, dans le détachement français en opération dans cette île. On ignorait jusqu’à présent la présence de mutins du 17° en Crête. Si quelqu’un a des informations sur cette présence, elles seront les bienvenues.

M . Sarrazin de Bordeaux et Cessenon m’a fait parvenir tout un dossier sur son Grand Père Maternel Gaston Malhiac dont le père était notaire précisément à Cessenon et la mère viticulteur à Cazouls les Béziers.. Gaston Mailhac qui n’avait pas participé à la mutinerie, s’était déclaré solidaire de ses camarades  et avait été affecté  au 2° régiment des tirailleurs à Mostaganem pour revenir ensuite sur Gafsa le 4 avril 1908 et libéré à Gap le 21 août 1908, il n’est pas sur nos listes. Il semble qu’il ait exercé une activité d’avocat à Béziers et que sur la fin de sa vie il était viticulteur à Cessenon.

Le Capitaine Sidobre dont la famille est à Marcorignan et  à Ardouane, a eu une activité de régisseur au château de Pouzols après avoir été mis à la retraite d’office à la suite de la rébellion des soldats du 100° de ligne de Narbonne qui ont chanté l’internationale lors du retour le 9 juin 1907  des trains venant de Montpellier vers Perpignan, alors qu’il a refusé de les sanctionner. Sa famille conserve  précieusement son épée de Saint Cyrien et son revolver de service. On cherche des photos de lui.

Le Colonel Marmet commandant le 100° de ligne à Narbonne a lui aussi été sanctionné durement  pour les mêmes faits, après les évènements du 9 juin le régiment était parti en manœuvres au Camp du Larzac. C’est là qu’il a connu sa sanction, « mise à la retraite d’office ». Lorsque la population Narbonnaise a  su ce qui s’était passé, elle a manifesté son émotion devant le domicile familial du Colonel,  boulevard Gambetta, plus de 5000 personnes  étaient réunies,  proposant une collecte pour lui offrir une épée d’or. Ferroul le maire de Narbonne est venu faire un discours pour célébrer les soldats du 100° et demander la dispersion des manifestants.

Louis Villarem, commandant au 17° s’est illustré pendant la mutinerie, protégeant le colonel Plocque, le lieutenant colonel  Boé et empêchant une dérive meurtrière de la mutinerie. Le commandement militaire ne lui en a pas été reconnaissant, puisqu’il a dû prendre le commandement du bataillon disciplinaire de Gafsa, à la grande joie des mutins qui connaissaient son humanité. Alors qu’il était père de 7 enfants, les autres commandants du 17° étant célibataires, il a été choisi à l’instigation du lieutenant colonel Boé qui a joué sa carte personnelle dans cette aventure, et a éliminé un témoin gênant de son comportement au soir du 20 juin à Agde.  A son retour de Gafsa et son départ de l’Armée, il a écrit un  livre très intéressant, ou il donne son point de vue sur la rébellion du17°. Il était originaire de Banyuls dans les PO ou sa famille possède toujours la maison il est né. Il a une nombreuse descendance, en particulier à Montpellier.

Je tenterai dans la suite du Blog de synthétiser ces écrits pour les situer dans le déroulement des évènements.

 

A suivre …..

 

 M. Gaston  Mailhac  à Mostaganem

26/08/2006

Journal du Comité d'Argeliès

Le Tocsin
Le comité d’Argeliès a édité  un journal dont 7 exemplaires ont paru,  le dernier numéro le 15 septembre 1907 lorsque le comité a cessé de fonctionner pour laisser la place à la CGVM
21 avril 1907
Qui sommes nous ?

Nous sommes ceux qui travaillent et qui n’ont pas le sou ; nous sommes les proprio décavés ou ruinés, les ouvriers sans travail ou peu s’en faut, les commerçants dans la purée ou aux abois. Nous sommes ceux qui crèvent de faim.

Nous sommes ceux qui ont du vin a vendre et qui ne trouvent pas toujours à le donner ; nous sommes ceux qui ont des bras à louer et qui ne peuvent guère les employer ; nous sommes ceux qui n’ont des marchandises que pour manquer d’acheteur. Nous sommes ceux qui crèvent de faim.

Nous sommes ceux qui sont endettés, les uns jusques au cou, les autres par-dessus la tête ; tous ceux qui paient mal et tous ceux qui ne paient plus ; nous sommes ceux qui ont encore quelques crédits, ceux qui n’en ont guère et ceux qui n’en ont pas. Nous sommes ceux qui crèvent de faim.

Nous sommes ceux qui doivent partout : au boulanger, à l’épicier, au percepteur, et au cordonnier ; ceux que poursuivent les créanciers, ceux que relancent les huissiers et ceux que traquent les  collecteurs d’impôts. Nous sommes ceux qui voudraient vivre en honnêtes gens et qui sont acculés aux expédients et à la misère. Nous sommes ceux qui crèvent de faim. Nous sommes ceux qui aiment la république, ceux qui la détestent, et ceux qui s’en foutent ; nous sommes  ses ardents défenseurs ou ses adversaires déclarés ;  radicaux ou conservateurs, modérés ou syndicalistes, socialistes ou réactionnaires, nous sommes ceux qui ont leur jugeote  et aussi leurs opinions. Mais nous avons un ventre et nous sommes ceux qui crèvent de faim.

Nous sommes des miséreux ; des miséreux qui ont femme et enfants, et qui ne peuvent pas vivre de l’air du temps : nous sommes ceux qui ont des vignes au soleil et des outils au bout des bras, ceux qui veulent manger en travaillant et ceux qui ont droit à la vie. Nous sommes ceux qui ne veulent pas crever de faim.
 

21/08/2006

Chronologie

La crise viticole de 1907
Chronologie des principaux évènements

 

Janvier 1907: Après un débat parlementaire sur la crise viticole, création à la Chambre des députés d’une commission  présidée par M. Cazeaux-Cazalet, député de Gironde, Jules Razimbaud député de Saint Pons en fait partie. Etablissement d’un questionnaire  très complet adressé à toutes les organisations agricoles et viticoles de France.

 

17-18-19 janvier : Réunion du Congrès viticole national à Paris, après des congrès régionaux, a Bordeaux, Beaune, Lyon, Macon, Perpignan, Narbonne Béziers, Montpellier, Nîmes. Décision de la création d’un Comité permanent  National d’alliance de la Viticulture et du Commerce des vins et spiritueux, qui entreprend des relations de travail avec les représentants des producteurs de betterave, les industriel du sucre et de l’alcool de betterave. Relations contestées par les viticulteurs du Midi.

 

15 Février : Lettre de 50  vignerons d’Argeliès au député Razimbaud et dépêche de Marcelin Albert à Clemenceau, 1° grève de l’Impôt à Baixas dans les Pyrénées Orientales.

 

 

3 au 13 mars : Programme de visites sur le terrain de la commission parlementaire d’enquête viticole,  3 mars à  Nîmes, Montpellier, Béziers,le 11 mars à Narbonne, le 13 mars à Perpignan dans la région.. A Montpellier M. Nègre sénateur, Président de la Société départementale d’encouragement à l’agriculture de l’Hérault leur présente un rapport sur la viticulture départementale et François Astier président fondateur de la Caisse Régionale de Crédit Agricole du Midi développe  la situation économique et l’endettement des viticulteurs.

 

5 mars : 1° Réunion des vignerons d’Argeliès en vue de la création d’un Comité de Défense dont Marcelin Albert est le porte Parole et  établissement d’une  pétition.

 

10 mars : 1° réunion  du Comité hors Argeliès,  à Ginestas. Marcelin Albert propose d’aller remettre à la Commission d’enquête parlementaire la pétition de 400 signatures recueillies localement.

 

 

11 mars : marche des 87 d’Argeliès , accueil en fanfare de la Commission Parlementaire à la gare de Narbonne, tour de ville en chantant « La Vigneronne » avec clairons et tambour. Attente devant la Sous préfecture, la commission reçoit enfin 3 délégués d’Argeliès en fin de journée.

 

24 mars réunion du Comité à Sallèles d’Aude (quelque centaines)

 

31 mars réunion à Bize minervois (600 viticulteurs)

 

7 avril réunion à Ouveillan (1000 viticulteurs)

 

14 avril réunion à Coursan (5000 viticulteurs)

 

21 avril : 1° réunion dans l’Hérault à Capestang (10 à 15 000 vignerons)

            Publication du premier numéro du Tocsin, journal géré rédigé diffusé par le Comité d’Initiative d’Argeliès.

            4 communes de l’Hérault et 15 communes de l’Aude décident de se fédérer pour agir en commun

 

25 avril : un huissier de justice vient saisir les biens d’un viticulteur en retard dans le paiement de ses impôts, à Coursan. 1° intervention du Comité sur ce thème de protection des viticulteurs endettés.

 

28 avril : Manifestation de masse à Lézignan Corbières, (20 000 viticulteurs) 1° mort accidentelle, cheval emballé dans la foule.

5 mai : Manifestation à Narbonne, (80 000 viticulteurs) Ferroul maire de Narbonne, après avoir dénigré le mouvement en développement, se rallie au Comité d’Argeliès. Marcelin Albert fait adopter  le « serment des Fédérés » engagement de se tenir à l’écart de tout engagement politique.

 

12 mai : Manifestation de Béziers (120 à 150 000 vignerons) Ultimatum au Gouvernement : Si celui-ci n’a pas pris de mesures efficaces pour enrayer la crise, le 10 juin, les fédérés décideront la grève des impôts.

 

12 mai Marcorignan :Au moment des déplacements  de la foule régionale, vifs incidents à la gare  ou des viticulteurs ayant acheté plus de 1000 places de voyageur en train , n’ont pas de train pour aller à Béziers. Ils manifestent sur place, bloquent les voies, provoquent le premier déplacement de gendarmerie, le sous Préfet de Narbonne arrive, suivi du Préfet de Carcassonne. La ligne ne peut être rétablie qu’au soir de la journée. Ma parentèle de Montredon était présente.( ARGP, G.oncles, cousins)

 

16 mai : Manifestation nocturne et incidents à Béziers

 

19 mai : Manifestation de Perpignan (170 000 viticulteurs)

 

26 mai : Manifestation de Carcassonne (220 à 250 000 viticulteurs)

 

27 mai : Dépôt par M. Cazeaux-Cazalet président et rapporteur général de la commission parlementaire d’enquête viticole, sur le bureau de la Chambre des députés le rapport de synthèse des travaux de la commission.

 

1° juin ; incidents à la gare de Perpignan, des manifestants veulent se rendre à Nîmes sans payer leur billet

 

2 juin :Manifestation de Nîmes (250 à 300 000 viticulteurs)

 

8 juin : incidents et bagarres autour de la gare de Perpignan,

 

9 juin : Manifestation de Montpellier, point culminant de la mobilisation, ( 600 à 800 000 viticulteurs, des délégations de toute la France, une délégation de viticulteurs d’Algérie)

Le Comité d’Argeliès précise qu’il va donner l’ordre de grève générale des impôts, et démission des municipalités.

 

9 juin : premiers incidents militaires, le 100° de ligne basé à la caserne Montmorency à Narbonne, consigné au quartier depuis plusieurs semaines manifeste, le soir du 9 juin, sur le mur séparant la caserne de la voie ferrée vers Perpignan, lors du retour des trains venant de Montpellier. Ils chantent l’Internationale. Le colonel Marmet  chef du régiment,  est sanctionné, et mis, quelques jours plus tard, à la retraite d’office, ce qui provoquera des manifestations de soutien des Narbonnais à la famille du Colonel.

 

10 juin : La Chambre des députés débat de la situation viticole, et commence l’étude du projet de loi sur la réglementation du sucrage des vins. L’ordre de grève de l’impôt est lancé, premières démissions de municipalités. Il y a des manifestations nocturnes et des actes de violence et des coups échangés avec la police à Montpellier.

 

12 juin : les Préfets de tous les départements du midi sont convoqués par Clémenceau à Paris. Il leur demande de refuser la démission des municipalités. La grève administrative est organisée par le Comité d’Argeliès. Premier pointage : 85 municipalités dans l’Aude, 36 dans l’Hérault, 28 dans les PO ont démissionné et informé leur Préfet.

 

14 juin : 442 municipalités démissionnaires, 160 dans l’Aude, 185 dans l’Hérault, 88 dans les PO, 9 dans le Gard.

 

15 juin : Décision de constituer des Fédérations départementales confédérées au niveau régional en présence de Ferroul. Marcelin Albert est informé que des menaces d’arrestation se précisent. Il part se cacher à Saint Chinian. Clémenceau convoque le procureur général de Montpellier et organise les projets de sanctions.

 

16 juin : Réunion constitutive à Perpignan de la Fédération Départementale des PO

            Albert Sarraut sous secrétaire d’Etat à l’Intérieur auprès de Clémenceau, mais aussi député de Lézignan fait ne démarche auprès du Docteur Ernest Ferroul maire de Narbonne et principal animateur du mouvement. C’est Castel maire de Lézignan qui est en communication avec Sarraut, Laur maire d’Ornaisons va vers Ferroul : « faites un geste vers l’apaisement, et je puis vous assurer que tout finira bien, il n’y aura pas de mal pour personne, Si vous persistez, ce pays sera bouleversé… » réponse de Ferroul : pas de concession, nous irons jusqu’au bout ! si c’est la révolution tant pis….

 

17 juin : Le gouvernement sur proposition de Clémenceau prend la décision concernant les arrestations et les sanctions. Albert Sarraut démissionne du ministère.

Le 17° de ligne basé principalement  à Béziers est déplacé dans la nuit à Agde, effervescence dans la ville.

 

18 juin :De nombreux régiments convergent vers le sud, des renforts de gendarmerie aussi. De nombreux journalistes parisiens arrivent même ceux de la presse internationale, le Daily News, La Gazette de Cologne, le Corriere della Serra.

 

19 juin : A l’aube, arrestation de Ferroul et de plusieurs membres du Comité d’Argeliès. Transfert mouvementé à la prison de Montpellier.  Formation à Argeliès du Comité secret N° 2.

Dans la soirée, attaque de la sous préfecture de Narbonne, en réponse, charges du 7° régiment de Cuirassiers à cheval sur le Boulevard Gambetta, 1 mort, secrétaire de la Bourse du travail, de nombreux blessés.

A Montpellier des barricades sont élevées près de la Préfecture, les manifestants utilisent tout le mobilier des halles, la gendarmerie intervient 24 gendarmes blessés, 25 arrestations.

A 3 heures du matin Marcelin Albert prend  le train à Castelnaudary pour Paris.

 

20 juin : Narbonne est en Etat de Siège, circulation limitée, gens confinés dans les appartements…, mais il y a des manifestants devant l’Hôtel de Ville, plusieurs inspecteurs de  police en civil sont envoyés de Paris pour faire un rapport des évènements. Ils sont repérés par les manifestants, l’un est jeté au canal, repêché, convoyé à l’Hôtel de ville pour le mettre à l’abri, mais une méprise du poste de Garde du 139° d’Infanterie, provoque une fusillade, 4 morts une dizaine de blessés.

Ceci provoque,  en réaction, l’attaque et l’incendie de la préfecture de Perpignan, une nouvelle nuit d’agitation à Montpellier et vers 21 heures, la révolte à Agde, du17° régiment d’Infanterie, qui après avoir pris les armes et les munitions de la poudrière, prennent à pied et en ordre la route de Béziers, musique en tête, sous la conduite du Caporal Fourrier du Régiment Joseph  Gasch de Puisserguier.

 

21 juin : Le Général Bailloud commandant la région militaire demande des renforts, envoie du 142° d’infanterie basé à Lodève vers Béziers. Mais le Comité des vignerons de Paulhan décide de couper la voie pour l’empêcher de circuler par train. Le Sous Préfet de Lodève vient au secours du détachement du régiment bloqué dans les vignes, il est fait prisonnier à Paulhan….Le 142° n’arrivera jamais à Béziers

Marcelin Albert arrive à Paris et se rend chez des amis où il passe la nuit. Il sollicite Félix Aldy député de Narbonne pour qu’on lui permette de rentrer au Palais Bourbon.

 

22 juin : Félix Aldy refuse d’aider Marcelin, dans son entreprise qu’il juge inopportune. Il  attend vainement une réponse  toute le journée.

Le maire de Paulhan réussit à faire libérer le Sous Préfet de Lodève

 

23 juin : Marcelin Albert se rend au Ministère de l’Intérieur à la rencontre de Clémenceau qui le reçoit ¾ d’heure, il y a des échanges pathétiques, les journalistes convoqués après le départ de  Marcelin écrivent qu’il a pleuré. Il reçoit de Clémenceau un billet de 100 francs pour qu’il retourne dans le Midi pour se constituer prisonnier le 26 juin à Montpellier.

 

25 juin : embarquement à Villefranche sur mer, après un passage à Gap,  des 600 mutins du 17° de Béziers sur 2 croiseurs de la Marine nationale, formés en Bataillon disciplinaire sous les ordres du commandant Vilarem, vers Gafsa en Tunisie.

 

27 juin Le président de la Commission Parlementaire, M. Cazeaux-Cazalet se rend officieusement à Argeliès, pour informer le Comité du contenu des lois qui seront votées les jours prochains à l’assemblée,  il assiste le 28 à la réunion interdépartementale.

 

29 juin : Vote à la Chambre des députés de la loi contre la fraude parue au JO le 4 juillet, et d’une loi complémentaire le 15 juillet, ces lois seront suivies d’une circulaire aux Préfets JO du 10 août, et d’un décret du 3 septembre, très détaillé, portant règlement d’administration publique, signé du président de la République, Conseil d’Etat entendu.

 

14 juillet : Les délégués locaux des comités de défense viticole se réunissent dans les cantons pour désigner les 80 délégués départementaux. Au Comité interdépartemental.

 

23 juillet : L’assemblée interdépartementale décide de la constitution d’un syndicat régional , appelé Confédération Générale des Vignerons du Midi (CGVM).

 

2 août : Libération des membres du Comité d’Argeliès (liberté provisoire)

 

25 août : le Comité N°2 d’Argeliès remet ses pouvoirs à la section syndicale

 

15 septembre : dernier numéro du Tocsin

 

22 septembre : Fondation officielle à Narbonne de la CGVM  et désignation du bureau présidé par Ferroul

 

5 octobre :  Renvoie devant les Assises de l’Hérault de 89 inculpés, ceux qui sont détenus seront libérés le 17 février 1908