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26/06/2006

constitution de la CGVM et diverses autres choses:

 L’arrestation des membres du Comité d’Argeliès et du député maire de Narbonne Ferroul à partir du  19 juin 1907 a entraîné immédiatement la mise en place du Comité de défense viticole N°2, secret,  qui s’est mis immédiatement au travail. Il a reçu le 27 et 28 juin le président de la Commission parlementaire venu  présenter la loi qui sera votée le 29/06 à la Chambre des Députés. Il organise une première réunion générale le 27 qui rassemble ceux des Comités de Narbonne et d’Argeliès et villages alentours. Le 28 juin, dans la cave Bonnafous, à Argeliès le Congrès  des délégués des départements fédérés, présidé par M. Faucilhon  débat de beaucoup de choses, en particulier de la confirmation de la démission des maires le 10 juillet, de l’amnistie générale, y compris des militaire du 17°.  Ils ont élaboré une politique du long terme, basée sur la constitution de la Confédération des vignerons du Midi (CGVM). M. Cazeaux-Cazalet président de la commission parlementaire se rend bien compte que les militants viticoles sont un peu décalés par rapport à l’évolution de la situation, on ne pourra pas maintenir très longtemps la grève des maires, la constitution de la CGVM fondée sur l’union de tous les partenaires sociaux  le rend dubitatif.

Le Tocsin  décrit le fonctionnement de la future Confédération:

Le modeste vigneron, le simple fédéré, peut soumettre toute proposition au Comité local. Celui-ci l’adopte ou la rejette. Adoptée, elle va au comité cantonal, qui s’il l’approuve, la transmet au comité départemental et celui ci s’il y a lieu au comité confédéral. En cas de rejet par un comité quelconque, chaque fédéré peut en appeler de cette décision devant le Comité immédiatement supérieur qui statue définitivement…

Cette organisation pyramidale doit rassembler  propriétaires, viticulteurs, employés, ouvriers viticoles. C’est généreux et un peu utopique.

Le 23 juillet a lieu à Béziers la constitution officielle de la CGVM au cours d’une assemblée générale, présidée par Antonin Palazy, sa forme quasi définitive est adoptée, 5 grands syndicats constitués de façon pyramidale, à partir du local et du cantonal, Narbonne, Carcassonne, Perpignan, Béziers et Montpellier. Nîmes et Avignon viendront plus tard. Les statuts seront votés à Narbonne le 22 septembre, Ernest Ferroul est élu président, H. Marès, (Montpellier), Castel, (Carcassonne),Rivière (Narbonne) de Crozal (Béziers) vices présidents, secrétaire général Cathala (Argeliès) Fournier (Lezignan) et Guiter (Portel) secrétaires Bouliard , trésorier. Le siège social est fixé à Narbonne. Une commission poursuite des fraudes est désignée.

Aspect très étonnant : les compte rendus des réunions mensuelles des structures professionnelles traditionnelles, Société centrale d’Agriculture, Société départementale d’encouragement à l’agriculture de l’Hérault ne font pas  mention de la création de la CGVM, ces structures traditionnelles qui ont fait du suivisme dans tous les évènements, qui ont été très légaliste ne voient pas l’importance du nouveau syndicalisme et le ressentent comme un concurrent .Le 27 octobre il y a une séance de la section de Béziers de la Société départementale présidée par M. Carles  : M . le Président dit que si pendant les derniers mois de l’année viticole,les membres  n’ont pas été réunis, c’est que vraiment il ne sait pas sur quel sujet ils auraient été appelés à délibérer la  parole était au Parlement et aux Pouvoirs Publics. Nous, membres d’une association viticole, après avoir indiqué les causes de la crise et ses remèdes,  nous avions épuisé les moyens d’actions dont nous disposions…… !!

Le 2 août 1907 les membres actifs du Comité d’Argeliès détenus, ainsi que Ferroul sont libérés de la prison de Montpellier

Mais certains recherchaient les moyens d’une diversification culturale, on voulait sortir du tout viticole, pour cela il faut de l’eau. Le 30 juillet 1907, la société d’agriculture de l’Hérault adopte un rapport de Maurice Chassant viticulteur et professeur à l’Ecole Nationale d’Agriculture de Montpellier, pour le développement de canaux d’irrigation à partir du Rhône. C’est un projet historique. La Chambre des députés en a  voté le 20 décembre 1879 l’utilité publique, le 5 juillet 1907 elle a voté l’urgence, une commission interdépartementale a été constituée le 18 juillet à Nîmes, Les statut de l’Association dite « Syndicat des canaux d’irrigation dérivés du Rhône » ont été adoptés le 8 août 1907. Il y a plusieurs projets concurrents, projet Dumont, projet Souleyre, projet Hérisson …. Il faudra 2 guerres mondiales pour qu’enfin sous l’impulsion de Philippe Lamour, qui grâce à l’intelligence politique de Jean Monet, on fit voter une loi du 24 mai 1951 permettant la création de la Compagnie du Bas Rhône Languedoc (CBRL). La station principale de pompage des eaux du Rhône, fut inaugurée en février 1960 par le Général de Gaulle, et le mois suivant par Nikita Khrouchtchev, alors grand maître de l’URSS, j’y étais en qualité de secrétaire général des jeunes agriculteurs de l’Aude.. C’est à cette époque que des manifestations avaient lieu à Béziers contre les projets d’irrigation, on brûla la voiture de Philippe Lamour !!! Les quantités d’eau pompées par la station  de Pichegru, représentent à peine 2% des eaux du Rhône qui rejoignent la mer. Dans notre beau pays démocratique, pour mener à bien des projets de ce type, il a fallu 80 ans de débats, d’échecs, d’espoirs déçus, de ténacité, et enfin de réussite reconnue. 

Les élections cantonales ont lieu au premier tour le 28 juillet 1907 et au 2° tour le 4 août, Ferroul se présente à Montpellier contre Pezet, ami de Clémenceau, et au Mas Cabardès, est élu aux deux endroits, il démissionne aussitôt.

Le 31 août 1907, le gouvernement décide de ne pas appeler les arriérés d’impôts de 1904, de 1905 ni ceux de 1906 pour les contribuables les plus endettés. C’est le moyen de ramener le fonctionnement normal des municipalités qui progressivement reprennent leur activité.

 La sècheresse qui dure depuis le printemps réduit la récolte,  les vendanges commencent le

l8 septembre. Mais la pluie arrive généralisée le 25 septembre 1907, et provoque les inondations, la vallée de l’Hérault est la plus touchée, de nombreux vignobles sont dévastés, des villages isolés et partiellement détruits, il y a des morts. Le président de la République A. Fallière se déplace en Languedoc.

La première déclaration de récolte publiée en application de la nouvelle loi, en décembre  1907  dans l’Hérault :13 395 227 hl

 

A suivre….

 

Commentaires

c est viticulteur ferai mieux de regarder les choses en face
qu el efort font il pour vendre leur produit
a aniane peu etre
et qu el est le role du credit agricole dans cette affaire de la viticulture
et beaucoup de question
a quand une operation main propre

Écrit par : laroumegue | 14/07/2006

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