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30/05/2006

JUIN 1907:La mutinerie du 17° RI de Béziers

2° : 19/20 juin : La mutinerie du 17° RI de Béziers :

Mon grand père paternel  Raoul, vigneron à Magalas, avait été incorporé au 17° régiment d’infanterie de Béziers le 9 octobre 1905. Il était libérable en septembre 1907.  Mon arrière grand père, lui aussi vigneron,  avait fait son service au même régiment du 15/01/1875 au 09/07/1878, et il était décédé le 13 janvier 1906, alors que son fils Raoul faisait son service militaire. C’était un régiment composé de recrus  dont la majorité venait de villages viticoles de l’arrondissement de Béziers. Un bataillon du 17° était stationné en permanence à Agde à la caserne Mirabel. Les manœuvres militaires se faisaient au camp du Larzac, sauf en ce qui concerne les exercices de tir qui avaient lieu pour l’ensemble du régiment à Agde. Les déplacements du régiment entre Béziers, Agde, et le camp du Larzac étaient donc habituels.

 Le retentissement  de la situation viticole au sein du casernement était  très important. Les diverses  manifestations régionales avaient été suivies par les soldats du 17° , dès 1905 l’agitation est grande à Béziers, fin janvier le Congrès Régional viticole convoqué par la Société départementale d’encouragement à l’agriculture réunit pendant 3 jours, 1900 délégués des départements du sud depuis le Var jusqu’aux Pyrénées Orientales,  le 30 Avril Jean Jaurès réunit les salariés agricoles et certains vignerons dont le Comité d’Argeliès aux arènes, le 02 juillet 1905 15 000 vignerons font un meeting aux arènes pour tenter de définir une politique viticole commune. Le 12 mai 1907 120 000 personnes manifestent  sur les Allées Paul Riquet.  Béziers est le centre principal de la réflexion et de l’action de revendication vigneronne.

Le 17° n’a pas bonne réputation à l’Etat Major  de l’Armée de Terre et son déplacement est décidé depuis le 3 juin, il a bien participé au contrôle des grèves à Sète en 1905, et aux inventaires des églises en 1906, mais son recrutement local à base viticole fait craindre à l’envoyé spécial militaire de Clemenceau, le colonel Gérard, des comportements collectifs non souhaités. Il a été décidé de l’envoyer en manoeuvres au Camp du Larzac, ou à Rodez remplacer le 81° RI qui se dirige vers Béziers. Ce transfert se fera  en deux temps, rassemblement du régiment à Agde et départ de l’ensemble par train sur Milhaud ou Rodez. Mais le camp du Larzac  accueille aussi le 20° RI venant de Perpignan et le 100° RI venant de Narbonne.  La population de Béziers  est bientôt au courant ainsi que les parents des appelés. Le 16 juin ce déplacement doit être effectif dans la nuit du 18 au 19 à 23 heures. Les évènements de Narbonne du 18, 19 et 20 juin, les arrestations, les manifestations de rue, les morts dus aux tirs du 10°  Cuirassiers et du 139° de Tulle ont un retentissement immédiat.   Fin juin à Béziers on « prend le frais », on se couche tard.  La population prévenue cerne la caserne Saint Jacques, et une première sortie est rendue impossible. On appelle les gendarmes et un escadron du 13° Chasseur pour permettre ce transfert. Après beaucoup de difficultés les 2 bataillons du 17° arrivent enfin devant la gare de Béziers et vers 3 h. du matin ils réussissent à partir à pied vers Agde ou ils sont enfin au soleil levant. Mais rien n’est vraiment prêt pour les accueillir dans des conditions de sécurité, d’autant qu’il y a 450 réservistes rappelés pour effectuer une période d’entraînement. On disperse  les deux bataillons dans des bâtiments peu adaptés à un casernement militaire, un ancien couvent, une ancienne caserne qui abrite la Bourse du Travail.  Les hommes se plaignent du logement, et de la nourriture, ils sont dans la paille à chevaux . Le commandement décide de renvoyer les réservistes qui sont parmi les plus agités , dans leurs foyers. Ceux-ci rentrent vers Béziers, et racontent que le régiment va se rebeller et reviendra à la ville. Les évènements déjà graves qui se sont produits à Narbonne sont amplifiés et déformés, on dit que le 100° de Ligne transféré au Larzac, revient vers Narbonne….Le commandement du 17° est informé des propos tenus dans les cafés d’Agde par les appelés, on dit que le soir venu la poudrière sera attaquée et que le 17° reviendra à Béziers, Le Colonel Ploque réunit les officiers qui restent à Agde, certains sont repartis accompagner les réserviste à Béziers, et leur demandent de veiller à la tranquillité de la troupe. Ce qui n’empêchera pas un certain nombre de se mettre en civil et d’aller dîner au restaurant, comme ce qui s’était passé à Narbonne au moment de l’attaque de la Sous Préfecture, qui a dégénéré ensuite en la mortelle équipée du 10° cuirassier. On décide d’envoyer une patrouille mixte militaire du 17° et gendarmes faire le tour de la ville d’Agde pour rassembler la troupe qui erre dans les rues ou boit dans les cafés. Au bas de la Promenade une foule de plus de 1000 personnes assaille la patrouille et crie "mettons le feu à la caserne de gendarmerie". Les gendarmes quittent la patrouille et rentrent dans leur caserne d’où ils ne sortiront plus.

Pendant ce temps, des agitateurs civils et des meneurs militaires parcourent les casernements ouverts à tous les vents pour entraîner les appelés à revenir à Béziers. Quelques officiers tentent de faire respecter l’ordre militaire, Le colonel Ploque est pris à partie par un civil, laitier à Agde et giflé, un boucher d’Agde aussi, lui dit « vous n’êtes plus rien ici c’est moi qui commande !! » . C’est alors que la porte de la poudrière est enfoncée et que le toit de la prison est démonté pour libérer les prisonniers. On distribue les cartouches des Lebel  J’ai retrouvé le cahier écrit par l’un des meneurs qui relate dans le détail ces évènements. Il était le caporal Sapeur du régiment,  Joseph Gasch de Puisserguier. Il décrit l’organisation qu’il met en place pour le retour sur Béziers, la nécessité d’avoir la « musique » en tête, alors que le groupe des « musiciens » délibère, pour savoir s’ils participent ou non à la révolte. Ils sont plusieurs a venir « convaincre »  baïonnette au canon, la musique. On fait le tour de chambrées et le rassemblement est complet ou presque. Le caporal sapeur en tête, avec la « musique » le caporal fourrier en queue, un char à cochon attelé en fin de colonne pour aider ceux qui auraient des « défaillances », vers 11 h. du soir les insurgés en ordre repartent à pied vers Béziers. Au passage de Vias, tout le village est sur la route, encourage, ravitaille, «  je tire en avant dit Joseph Dasch »,  Il décide de faire une pause en haut de la côte de Portiragne, pour débattre de la suite. Il raconte :

 2 camarades sous officiers nous avaient suivis au titre de simple soldat, nous leur demandons de faire demi tour et de rentrer à Agde car ce sont les gradés les plus élevés en grade qui seront les plus punis, et ils endosseront la responsabilité de la révolte, après une longue discussion ils reviennent à Agde.
Vers 3 heures du matin ils reprennent la route en ordre, et distinguent une cavalerie qui se dirige vers eux, mais fausse alerte, la cavalerie fait demi tour. A hauteur de Villeneuve les Béziers, barrage du 81° ce sont les aveyronnais de Rodez. « je crie à mes  hommes arme à la bretelle, en avant, le premier barrage cède, le 2° et le 3° cèdent aussi mais le 4° résiste, croise la baïonnette, nous avançons quand même, j’ai une baïonnette sur la poitrine et la colonne pousse, j’ouvre ma vareuse et crie au 81° nous sommes ceux qui ne veulent pas tirer sur le peuple, aurez vous le courage de tirer sur nous ?Avec ma poitrine je pousse , le porteur hésite, une main venue de derrière moi prend la baïonnette à pleine main et la détourne, une trouée se fait et au même moment une fusillade retentit, c’est notre arrière garde qui tire en l’air, quelques coups de crosse  libèrent la route, la note comique, c’est un adjudant caché derrière un arbre et criant « je vous dis rien moi, je vous dis rien ». Le barrage franchi, je me trouve face au Général Lacroizade à cheval au milieu de la route et qui me crie : Caporal Sapeur au nom de la République je vous somme de vous arrêter !! je lui répond, nous sommes décidés à aller à Béziers et nous irons, je vois de fusils chargés se tourner vers le général, je calme mes hommes et je lui répond, mon général laissez nous , il tourne alors son cheval et part au pas vers Béziers.

A l’entrée de Béziers ,au passage à niveau de la route d’Agde, la colonne s’arrête et le caporal Dasch fait mettre en ordre de marche, caporal Sapeur et musique en tête, au signal , nous entrons dans la ville qui s’éveille au son de l’Internationale,

A suivre….
 

 

 

Commentaires

D'après l'une de mes dernières lectures, JAURES en 1907, a proposé de nationaliser les vignes.Existerait-il un document sur ce sujet ?

Merci

Écrit par : Roger RAFFIN | 10/05/2009

Le 1er mai 1905, Jean Jaurès inaugurait la coopérative viticole de Maraussan, dans l’Hérault, pas loin de Béziers. Peu après, il écrivait dans l’Humanité : « Jamais la journée du 1er mai ne me fut plus douce, plus rayonnante d’espérance qu’en cette commune paysanne de Maraussan.
Pour approfondir cette pensée de Jaurès voir:
l'ouvrage de Ulrike Brummert L'universel et le particulier dans la pensée de Jean Jaurès Fondements théoriques et analyse politique du fait occitan edt. GNV
Voir aussi Rémy PechEntreprise viticole et capitalisme Toulouse 1975. Il y a aussi la somme des discours parlementaires de Jean Jaurès reccueillis et annotés par Edmond Claris en 1904
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Clavel | 11/05/2009

Bonjour

Je suis à la recherche de document sur le 17ème régiment d'infanterie, car mon grand père a fait la grande guerre dans ce régiment.
Merci

Écrit par : Cizeron | 09/03/2010

Bonjour

Je suis à la recherche de document sur le 17ème régiment d'infanterie, car mon grand père a fait la grande guerre dans ce régiment.
Merci

Écrit par : Cizeron | 09/03/2010

Bonjour, avez vous des documents sur votre grand père au sein du 17° régiment d'infanterie ??Livret militaire, photos, lettre ou autre, qui montre sa présence dans ce régiment? de quelle classe était-il , (année de naissance + 20) Je me suis surtout intéressé à la période avant et après 1907 Je suis à la recherche de ces élements, concernant le 17° dans la guerre 14/18.
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 16/03/2010

mon grand père TISSEYRE Frédéric né en 1885 à Tuchan. faisait partie de ce régiment. (selon l'histoire familiale). de fait il a été envoyé en tunisie en punition. je suis à la recherche de documents établissant ces faits où son nom apparaîtrait sur une liste de ces "pious pious" où pourrais je trouver une telle liste. Merci de me répondre.

Écrit par : gallet monique | 31/05/2011

Bonjour,
J'ai retrouvé, dans mes listes de mutins du 17°, Jean Frédéric Tisseyre né le 24 janvier 1885 (le nom est difficilement lisible c'est peut être Luchon ou Tuchan ?? ) et ayant déclaré à sa libération se retirer à Capestang dans l'Hérault ?? Est ce votre Grand Père ?? Vous pourriez trouver les listes de mutins dans le livre sur les évènements de 1907 dont les auteurs sont Rémy Pech et Jules Maurin aux éditions Privat à Toulouse (mars 2007)
"1907 Les Mutins de la République"
il est encore en Librairie
Bien amicalement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 31/05/2011

Merci beaucoup. il y a longtemps que je cherchais . effectivement mon grand père est né le 24 janvier à Tuchan et au moment des faits habitait à Capestang.

Écrit par : gallet monique | 02/06/2011

J'ai donc acheté le livre que vous me recommandiez dans votre réponse.j'y ai retrouvé le nom de mon grand père maternel. puis -je vous demander de me scanner votre document portant son nom et sa déclaration à sa libération?En fait mon grand père est retourné en Tunisie, où ma mère est née en 1909. Il est mort pendant la grande guerre aux Dardanelles . Sa femme, ma grand mère, est néanmoins restée en Tunisie. Ma mère a épousé un pied noir de longue date, descendant d'un déporté(Pierre COUSTAL) de 1851 suite au coup d'état contre Napoléon III. Je suis également à la recherche de listes où son nom figure. Cet ancêtre paternel était originaire de Durban Corbières.
Merci de me répondre pour me renseigner.

Écrit par : GALLET MONIQUE | 14/06/2011

J'ai trouvé en 1985 3 cartouches de fusil Gras(11mm Gras) sur le chemin de halage du canal du Midi à l'occasion de la mise à sec et du curage d'une portion du canal à Béziers.Pourrait-il s'agir de cartouches jetées dans le canal par des soldats révoltés du 17ème RI lors des évènements de Juin 1907?

Écrit par : bertrand ageorges | 19/10/2012

Bonjour,
J'ai fait des recherches sur les fusils utilisés dans l'infanterie en 1907, il semble bien que les soldats du 17° étaient équipés du fusil GRAS modèle 1874, et que les cartouches que vous avez découvertes aux abords du canal du midi, pourraient dater de cette époque.
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Clavel | 29/11/2012

Je recherche des documents et photos sur le 17 de ligne à Béziers et les exilés de Gafsa en 1907. MOULIERES Edmond gabriel joseph 1885-1915 est un de mes aïeuls et participa à ces deux évènements. Merçi à tous pour vos infos.

Écrit par : ferret | 16/12/2012

Bonjour M. Ferret, Votre commentaire du 16/12.
Vous m'interrogez sur Edmond Gabriel Moulières né le 11 aout 1885 à Adissan.Il est effectivement parti à Gafsa et il a écrit un "cahier journal d'un exilé" daté à Gafsa le 17 septembre 1907, qui a été photo copié dans les années 1960 et distribué aux adhérents des caves coopératives par le président de cette époque Marcellin Courret d'Adissan. .Rémy Pech a écrit un ouvrage d'historien sur l'aventure du 17° régiment d'infanterie ou il décrit les textes rédigé par certains mutins. "1907 Les Mutins de la République" La révolte du Midi Viticole paru en mars 2007 chez Privat à Toulouse. J'ai les photos de toutes les compagnies du 17° qui m'ont été remise par mon Grand Père Raoul Clavel qui était vigneron à Magalas soldat au 17° et qui n'est pas parti à Gafsa parceque son père est mort avant son départ. Edmond Moulières qui avait été mobilisé en aout 1914 a été tué le 15 mai 1915 à Bar le Duc.
Lisez l'ouvrage de Rémy Pech, vous apprendrez beaucoup de choses sur cet évènement et sur Edmond Moulières. Je reste à votre disposition pour échanger sur 1907
Jean Clavel 0467702776-0617196335 jm-clavel@sfr.fr

Écrit par : Clavel | 16/12/2012

je cherche a retrouver trace de mon grand-pere hilarion jourdan mutin du 17e déporté à gafsa et disparu le 22/09/1914 à flirey.
il est né le 16/08/1885 a montagnac (34)

Écrit par : jourdan | 23/09/2013

pour information la cave coopérative de Maraussan a été visitée par jean Jaurès et non inaugurée. En mai 1905 de la cave seules les fondations étaient terminées.

Écrit par : quemeneur | 21/12/2013

pour information la cave coopérative de Maraussan a été visitée par jean Jaurès et non inaugurée. En mai 1905 de la cave seules les fondations étaient terminées.

Écrit par : quemeneur | 21/12/2013

pour information la cave coopérative de Maraussan a été visitée par jean Jaurès et non inaugurée. En mai 1905 de la cave seules les fondations étaient terminées.

Écrit par : quemeneur | 21/12/2013

Bonjour.

Bravo et merci pour l'article ci-dessus.
Avez-vous publié la suite ?

Bien cordialement

Thierry DELMOTTE

Écrit par : DELMOTTE | 04/04/2014

Il est exceptionnelle votre blog, prompte, pratique, on l'aime bien, est ce que l'élaboration d'un tel blogging est gratuite ?

Écrit par : pronostics france honduras | 15/06/2014

Bonjour ,

Je suis un jeune collectionneur . j ai acheté récemment un cadre photo d un
Officier du 17e . un nom est écrit mais presque illisible .

Pouvez , si vous avez , me donner la liste de tous les officiers du 17e , dans la période de 14 18 ?

Cordialement Nicolas

Écrit par : Nicolas | 23/06/2014

Bonjour,

Avez-vous des informations sur le sergent François Delhon, né en 1885 à Puissalicon ?

Je sais qu'il s'est engagé au 17° en 1903, qu'il l'a quitté pour études en 1904, puis qu'il y est revenu entre 1905 et septembre 1907.
Je voudrais savoir s'il a fait partie des mutins, ou non. Sa fiche matricule ne mentionne pas de campagne en tunisie, mais une libération pour une tuberculose qui ne l'a pas empêché de se réengager en 1914 pour la durée de la guerre.

Écrit par : JP Delhon | 08/08/2014

Re-Bonjour,
. J e cherche à savoir ( et des preuves …) qu'il y a bien un mutin dans ma famille DÔ , qui s'appellerait Marius et j'en trouve 2 :
1/ Marius DO 1889 , noté dans mes archives mais dont je ne retrouve pas la naissance ni à Villeneuve ni à Agde
2/ Pierre Marius DO 1885 dont vous me parlez et que j'ai formellement identifié par un registre des naissances de villeneuve: j'aimerais vous l'envoyer mais je ne sais pas comment puisque je n'ai pas pu répondre directement à votre "blog noreply ...???

Ils ont les âges de 18 et 22ans et donc le profil d'un mutin de 1907 … Et je cherche . Si vous pouviez m'aider , merci d'avance .
En tout cas merci pour votre réponse et vos précieux renseignements ! Vous me parlez d'une " citation" ,de Pierre Marius DO page 313 du livre de Rémy Pech ," sans autre précision " : j'aimerais savoir s'il est inclus dans une liste de mutins ou (et) pourquoi il est cité ???


Bien cordialement
Michel DÔ

J'essaye de joindre une photo de l'extrait de naissance :DSCN3366 - copie.JPG
Mais quid du copier-coller ???

Écrit par : DO Michel | 20/11/2014

Bonjour,

Voici mon mail jm-clavel@sfr.fr et mon adresse 4, place de la Champagne 34670 Saint Brès,

La liste figurant dans l'ouvrage de Rémy Pech que je vous ai signalé, avec le nom de Pierre Marius Do, est sortie d'un mémoire de maîtrise de Martial Ruffey et du logiciel "Mémoire des Hommes du ministère des anciens combattants. Je pense que Marius Do né en 1889 était trop jeune en 1907 pour être mobilisé . Il a dû faire son service militaire s'il l'a fait, dans un autre régiment, le 17° a été transformé après les évènements et a quitté Béziers , il est devenu le 96°à Gap , revenu à Béziers puis le 296°pendant la guerre de 14/18.

Mon Grand père Raoul Clavel était vigneron à Magalas, militaire appelé au 17° à Béziers, il était présent à Agde a défilé jusqu'à Béziers, mais n'est pas parti à Gafsa a cause du décès de son père, j'ai son livret militaire ainsi que celui de son père qui a fait également son service au 17°.

Écrit par : clavel | 20/11/2014

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