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05/05/2006

Crise viticole des AOC et INAO

 

           

Au moment le Président du Comité National vin de l’Institut National des Appellations d’origine élaborait ses propositions de réforme, je lui ai fait parvenir un certain nombre de courriers ou je développais une argumentation  qui n’a eu, semble-t-il, aucun résultat. Je lui demandais de ne plus donner une dérogation aux AOC Bordeaux permettant a ces viticulteurs d’ajouter du sucre de betterave dans leur vin. La chaptalisation a été donnée à Bordeaux en 2003/2004 et 2005. Voici mon argumentation :

 

 

M. René Renou

Président du Comité National Vin et spiritueux de l’INAO,

 

 

23/07/2003…….

Je puis, en quelques mots, vous confirmer toutes les craintes que j’ai sur le marché des vins AOC en France et à l’export. J’ai le pressentiment  d’une année 2004 catastrophique, si les conditions météo ne viennent d’une façon généralisée en France, en Italie et en Espagne, réduire les espoirs de récolte. La baisse de consommation qui atteint maintenant les AOC et les stocks qu’il faudra bien écouler, une évolution du marché international, allant vers une simplification de la communication qui favorise les vins de cépage dont la qualité égale au moins celle des AOC, la crise économique généralisée qui réduit le pouvoir d’achat de nombreux consommateurs, la montée de l’Euro, la politique viticole espagnole et à un degré moindre italienne, qui oriente de nombreuses productions de ces pays vers l’export, tout cela ajouté à la montée en puissance des pays du nouveau monde, me font craindre le pire. Le problème majeur en France est Bordeaux, dont il va falloir absorber, en France, le millésime 2002 dont personne ne veut à l’export. Les moyens dont dispose le CIVB  permettront  aux opérateurs d’acheter du linéaire en GD, et les autres devront laisser la place.

            Si l’INAO n’anticipe pas, s’il reste passif, on l’accusera d’être (au mieux en partie) responsable de ces problèmes. La dissuasion par les commissions de contrôle des conditions de production est une bonne chose mais si faible !!!!

Il ne faut pas hésiter à flanquer un grand coup de pied dans la fourmilière, faire prendre conscience aux responsables professionnels et politiques que l’heure est grave et que des décisions urgentes doivent être prises.

            Vous avez une occasion prochaine de provoquer le débat. Il faut refuser toute chaptalisation à Bordeaux sur la R. 2003. Cette dérogation  qui est en (grande) partie, cause des problèmes AOC français. Lorsqu’on vous dit chez les vignerons de l’Entre Deux Mer, ma meilleure vigne, c’est mon stock de sucre dans la cave !!! Comparez les rendements moyens bordelais aux rendements autorisés, faites la même opération en Languedoc et mesurez les écarts !!!! Le climat très chaud de cette année donne un argument supplémentaire.

La crise qui se développe touchera de façon inégale les vignerons. Ceux qui ont anticipé dans la maîtrise des marchés internationaux ou qui adhèrent à des structures commerciales dynamiques passeront le cap, mais les autres vont terriblement souffrir. Il faut adapter notre production aux réalités de l’heure……..

 

16/09/2003……Après notre rencontre au Domaine de Fages, qui a permis de préciser quelques aspects de nos convictions respectives en matière de réglementation de la production viticole, a des niveaux bien différents de responsabilités et de fonction, je souhaite compléter mes dires.

 

Je voudrais aborder trois aspects :

 

1°Centralisme parisien et régionalisation.

 

Vous être très attaché au centralisme INAO qui constitue le fondement de la « doctrine » de l’Institut et trouvez de nombreux arguments pour le justifier. Je suis convaincu du contraire, et désire préciser ma pensée :

Vous m’avez confié un document intitulé : l’AOC éléments de doctrine. Le mot me choque.

Doctrine : Ensemble de notions qu’on affirme être vraies et par lesquelles on prétend fournir une interprétation (Robert). Le mot d’un célèbre juriste, Marcel Planiol (1853/1931) éclaire un aspect de cette notion:

…la doctrine joue dans le domaine du droit, à peu prés le même rôle que l’opinion publique en politique….. En 1940 l’opinion publique était pétainiste à 80%, la suite a montré  qu’elle était dans l’erreur……. !

Je persiste a penser que la prise de décision plus prés du terrain est rendue indispensable dans un certain nombre de domaines,

 

            A)-La complexité croissante du fonctionnement de la société, qui multiplie les formalités administratives, les consultations démocratiques de groupes, de commissions, avant une prise de décision, les contrôles de diverses origines, les initiatives gouvernementales intervenant dans toutes sortes de domaines entraînant des dossiers d’attribution de crédits ou autres et la suite….exige la participation d’un plus grand nombre d’acteurs au plus prés de ceux qui sont concernés.

            B)- La construction de l’Union Européenne, qui a adopté, dans ses principes fondateurs, par le traité d’Amsterdam en 1997 un « Protocole sur les principes de subsidiarité et de proportionnalité » qui fait l’objet maintenant de la résolution 154 (2003) sur la place de l’autonomie locale et régionale dans le futur traité constitutionnel de l’Union Européenne. Les relations UE, Etat, Régions et collectivités locales deviennent une préoccupation majeure du fonctionnement de la société européenne. On ne peut pas agir dans ce sens en excluant des pans entiers  du fonctionnement d’un Etat, sachant que dans le même domaine d’activité, et appliquant les mêmes règlements communautaires, des Etats voisins décentralisent, régionalisent et deviennent, par là même, beaucoup plus efficaces dans la concurrence internationale. La France a un gros retard conceptuel sur ses voisins, et il est inévitable qu’une évolution se produise, cela demandera du temps.

 

            C)-Vous dites vous-même que le travail du Comité National des Vins et eaux de vie de l’INAO devient très difficile et que les dossiers en attente s’accumulent. Nous le ressentons au niveau local, particulièrement en Languedoc, grande région viticole en pleine mutation qui demande à l’INAO plus que d’autres régions. Je vous ai donné, pour l’exemple, le cas de la décision nationale sur la liste des parcelles agréées en identification parcellaire. Comment un Comité national peut-il examiner objectivement si telle parcelle est apte à produire tel ou tel type de vin ? Ce n’est pas, me semble-t-il le niveau adéquat !

            J’ai bien noté que l’obstacle semble être en relation avec le principe de délégation d’ordre public permettant à l’INAO d’avoir un pouvoir exceptionnel réglementaire. L’auteur du document sur l’histoire de la naissance de l’INAO,  (J. Capus) avait mis en exergue la phrase suivante :

 

« Il n’est pas dans la nature du droit d’être absolu et immuable ; il se modifie et se transforme, comme toute œuvre humaine. Chaque société a son droit, qui se forme et se développe avec elle, qui change comme elle, et qui suit toujours le mouvement de ses institutions, de ses moeurs et de ses croyances. »Fustel de Coulanges (la Cité Antique)

 

            Je ne pouvais  rêver d’épigraphe plus illustrative de ce que je veux exprimer et pourtant l’historien de la Grèce et de Rome, lorsqu’il a publié « La Cité Antique » en 1864, ne pouvait imaginer la construction européenne du 20° siècle.  De même le décret-loi du 30/07/1935 qui constitue le fondement législatif de l’INAO, ne pouvait envisager ce contexte  et celui de l’OMC. Le changement d’environnement politique social et culturel est profond. Il faudra bien adapter l’INAO à cette transformation de la société, si l’on veut maintenir sa fonction dont personne ne conteste l’utilité. Il faut relire Galbraith, sur le vieillissement des technostructures. Il doit bien y avoir une solution, peut être législative, pour permettre aux Comités régionaux de l’INAO de statuer sur des dossiers secondaires et faire des propositions plus élaborées au niveau national.

 

            La régionalisation de la politique viticole du Languedoc-Roussillon aurait un autre effet positif : La cacophonie  des responsables professionnels de notre région ayant des présidences ou des responsabilités nationales est telle qu’elle annule tout pouvoir de négociation véritable et laisse le champ libre à tous ceux qui souhaitent maintenir notre région sous dépendance.

 

2° La chaptalisation :

 

            Je vous ai exposé un problème moral concernant l’utilisation importante (60 000 tonnes annuelles officiellement, combien en réalité ?) du sucre de betterave dans l’élaboration des vins AOC. Alors que la lutte contre l’alcoolisme se développe, la production artificielle d’alcool dans le cadre de l’élaboration de vins qui ont la prétention d’être issus de terroirs, naturellement, hautement qualitatifs, fera l’objet, un jour ou l’autre, d’un éclairage médiatique catastrophique pour l’image « grand public » de ces produits.

            Lorsque J. Capus a mené son combat victorieux pour la reconnaissance des règles de production des vins AOC, il a introduit la notion de degré alcoolique minimum car c’était un moyen technique de distinguer les vins de Coteaux des vins de « palus ».

             Aujourd’hui cette notion n’est plus  nécessaire. On sait, en toutes régions, que la conduite de la vigne, la maîtrise du rendement, l’utilisation de levures sélectionnées fortement alcoogènes, permettent de produire des vins de haute qualité sans utilisation systématique du sucre.

             Il nous faudra découpler dans notre communication « qualité et degré alcoolique ». Les instances nationales, dont l’INAO, doivent, me semble-t-il entreprendre une réflexion sur ce thème. Elles montreraient ainsi qu’elles se préoccupent aussi de santé publique. Ce sera, pour l’avenir, inévitablement  un argument commercial des vignerons Espagnols et Italiens.

 

Les conséquences directes de la chaptalisation :

            En 30 ans la superficie AOC a progressée en Gironde de 81%  et le rendement moyen ha. AOC  de 53% .C’est maintenant ¼ de la production française AOC.

 Les attributions annuelles de droits de plantation ont permis la transformation d’exploitations de polyculture élevage qui étaient autrefois, accessoirement viticoles, en exploitation de monoculture viticole. Ce développement a été facilité par l’octroi annuel par « dérogation »de 2°5 de chaptalisation.

            C’est grâce à la chaptalisation que les zones de Bordeaux génériques, les Bordeaux supérieurs, certains  Graves, les Entre deux Mer, ont pu développer aussi massivement leur production.

           
            Pendant la même période de 30 ans, la superficie totale du vignoble de l’Hérault a diminué de 34% et  le rendement moyen ha. des VQPRD produits dans le département a été réduit  de 32 %.

 

             Au plan conjoncturel, il va falloir absorber, en France, le millésime 2002 girondin très difficile à exporter pour des raisons qualitatives. Les moyens dont dispose le CIVB  permettent  aux metteurs en marché d’ « acheter du linéaire » en GD, les autres productions de moindre notoriété sont exclues, dont principalement les productions Languedociennes.

Etant donné les volumes en cause, le poids politique des professionnels et des élus de ce département, la puissance financière du secteur qui donne les moyens de communication, le problème des AOC en France est dominé par le problème girondin. Il est pour les producteurs AOC languedociens, en particulier de vin rouge, déterminant.

             La chaptalisation girondine entraîne directement ou indirectement la création de 1 000 000 d’hl. de vin AOC. C’est ce volume qui plombe  le marché national.

 

3°-Les cépages :

           

            Le combat de J.Capus en faveur de la qualité des vins bénéficiant de l’AOC  en vue de la modification de la loi du 6 mai 1919  aboutit au décret-loi du 30/07/1935. Il permit de définir au plan agronomique et climatique les zones les plus favorables à l’obtention d’un vin de qualité désigné sous le nom de l’AOC et d’exclure les cépages produisant des vins impropres qualitativement à cette production.

            On ne trouve pas, dans  l’abondant argumentaire devant les instances judiciaires ou politiques, la volonté d’exclusion des cépages permettant d’obtenir des vins de qualité. C’est une extension de la  notion d’usages qui a permis ensuite à l’INAO de définir qu’ il y aurait un lien étroit entre les terroirs et les cépages de telle sorte qu’un terroir déterminé ne pourrait s’exprimer qu’au travers de certains cépages.

            Ce n’est pas un critère scientifique, il est sans fondement technique et pose un problème fondamental au Languedoc-Roussillon. Les œnologues de terrain,  les conseillers agricoles,  les chercheurs en agronomie vinicole et œnologique de la région en sont convaincus. Un autre argument sur le problème cépage, serait un lien avec l’histoire viticole régionale qui exclurait les cépages non autochtones ?

           

            En 1861, le Docteur Jules Guyot avait été missionné par Napoléon III et son ministre de l’agriculture Rouher, pour étudier dans le détail l’ensemble du vignoble national et faire des propositions d’améliorations techniques et commerciales. Voici ce qu’il écrivait :

 

«Les éminents viticulteurs de l’Hérault ont essayé les pineaux, les cabernets, les cots, et la plupart des cépages à bons vins. Ils en ont fait et ils en font  des vins de qualité exquise ………………..(dans un autre chapitre) les pineaux, les cabernets, la syra, les cots, les sauvignons, les sémillons joints aux spirans, carignan, grenache, mourastel, clairette, etc … leur donneront des vins tout à fait supérieurs et de boisson recherchés, s’ils sont bien récoltés, bien faits et bien gardés. (j’ai respecté l’orthographe et la ponctuation du texte d’origine).

Ces cépages, dits « non autochtones » étaient donc cultivés dans notre région et donnaient d’excellents résultats. Voilà pour l’histoire.

           

            Voyons maintenant l’actualité vinicole européenne :

            J’ai rappelé plus haut que l’Espagne avait réalisé une véritable révolution viticole réformant sa réglementation dans le cadre de l’OCM de l’Union Européenne, que nous appliquons aussi en France, mais différemment.

Une loi générale a été votée en avril 2003 par le Parlement de Madrid réformant profondément le fonctionnement administratif viticole et donnant aux régions la capacité totale de leur organisation viticole.

            Dans ce cadre, Castilla La Mancha (600 000 ha. de vignes soit le double du L.R.) a reformulé sa hiérarchie des vins VQPRD et Vins de Pays (vino des Tierra), son régime de droits de plantation. Une « macrodénominacione » DO La Mancha , des DO plus locales comme « Manchuela »,  et des DO très localisées  ont vu le jour,par exemple, une décision régionale du 19 juillet 2002 a créé la DO El Dominium de Valdepusa dans les monts de Tolède , 42 ha. de cabernet sauvignon, syrah, petit verdot, merlot, graciano, et la DO La Finca Elez au dessus d’Albacete à 1000 m. d’altitude dans la sierra d’Alcaraz, a base de cabernet sauvignon, de tempranillo, de merlot, de syrah pour les rouges, chardonnay pour les blancs. On appelle ces appellations très localisées «  Pago » il leur est nécessaire de démontrer leur réussite commerciale internationale depuis 5 ans au moins avant de solliciter leur classement en VQPRD.

            C’est un peu comme si on avait classé en cru 4° niveau AOC « Daumas Gassac » !!!

 

            La nouvelle « DO Cataluña », recouvrant la totalité du vignoble de la Catalogne a introduit la totalité des cépages de qualité mondiale (plus de 50) dans la liste des cépages de cette nouvelle VQPRD. Lorsque je compare cette situation avec celle que l’INAO nous a imposée en « Grés de Montpellier » après 10 ans de débats, 3 cépages en rouge , grenache, syrah mourvèdre, et un cépage complémentaire de moins de 30% le carignan.

            Je vous ai décrit  l’énergie dépensée depuis 15 ans pour faire entrer un cépage historique régional, le Morastel R. à jus blanc dans la liste des cépages retenus en AOC, sans résultat encore. Nous ne vivons pas sur la même planète !!!!

           

            Il s’ajoute à ce problème particulier de cépages AOC,  celui de la production des vins de pays, aux cépages internationaux d’origine française qui rencontrent un succès incontesté suscitant la volonté d’imitation en France, et des débats passionnés qui vont jusqu’à la demande de mention du cépage sur les bouteilles de Bordeaux AOC et la création d’un vin de pays d’Aquitaine. Je veux parler des Pays d’Oc dont je suis assez fier d’avoir proposé le concept 3 ans avant le décret d’octobre 1987. On sait que le volume exporté en Pays d’Oc a dépassé en 2002 le volume exporté en Bordeaux AOC.

 

            Afin de dépassionner et de fonder le débat sur la validité scientifique du concept cépage, je  vous propose de favoriser une recherche scientifique sur le thème de la carte génétique des cépages AOC français à l’image de ce qu’a réalisé  l’IMIA (Instituto Madrileño de investigacion Agraria y Alimentaria), pour constituer une banque de données des génotypes de toutes les variétés de vignes AOC d’Espagne .  Un Congrés scientifique  (1999) à Montpellier, a permis a  Immaculata Rodriguez, Juan Chavez y Felix Cabello,   appliquant les techniques de photographie génétique du Docteur Carole Meredith de l’Université de Californie à Davis,  de démontrer que des cépages AOC cultivés en Rioja, en Jérez et en Catalogne, sous des noms différents avaient le même génotype et étaient en fait les mêmes cépages…………………………………..

 

Rien de tout cela n’a fait l’objet d’un débat régional ou national, le centralisme parisien est l’un des éléments du blocage de la politique viticole française et de son échec.
A suivre……..

           

 

Commentaires

Cher Jean Clavel,

Moi qui suis un parisien non jacobin et encore moins girondin je suis convaincu que le système français ne pourra évoluer que sous la pression, non pas de la base, mais de la mise en responsabilité des grandes régions viticoles françaises. Choisir ce que l'on veut faire et faire ce que l'on a déclaré faire sous toutes les formes du droit public et privé et bien sûr assumer les choix que l'on a fait. Reste les hommes, les responsables de tout poils incapables de se transcender et d'assumer les choix nécessaires.
Je reste optimiste tout de même...
Bon courage
JB

Écrit par : Jacques Berthomeau | 09/05/2006

bonjour

on parle de votre site dans le newsgroup


france.languedoc-roussillon.montpellier

Pierre

Écrit par : Pierre | 12/05/2006

Bonsoir cher monsieur,

J'ai lu avec enthousiasme votre article qui m'a paru très pertinant puisque je partage expressément votre point de vue sur la conjoncture actuelle.

Je souhaiterais à présent avoir votre opinion sur les différents facteurs qui nous ont menné à cette crise désastreuse. Mais également avoir un avis extérieur sur l'avenir de cette production si menacée aujourd'hui... (peut être même proposer quelques solutions pour faire face à la crise)

je vous en remercie d'avance

cordialement

Écrit par : DUBOURDIEU | 13/02/2007

Bonjour, J'ai beaucoup travaillé, écrit, débattu sur la crise viticole , ses causes, et les solutions qui a mon avis devaient être prise. Nous sommes trés loin d'avancer dans la bonne direction. Lorsque l'on compare la situation viticole espagnole a celle de la France on est en droit d'être inquiet. Allez sur l'autre blog www.actionvin.fr, lisez l'actualité des combats que nous menons, et faites moi part de vos réflexions....
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 14/02/2007

[Merci pour ce lien]

Tout d'abord, ce problème n'a pas été pris assez au sérieux tout au départ, lorsque le malaise se faisait ressentir.


De plus, en ces temps de campagne électorale, la chose est d'autant plus complexe!


Pour moi, le phénomène Parker est un poison pour notre société puisqu'il est en train de standardiser le monde du vin, mais surtout, "nos vins" ; et qu'il commence à faire perdre certaines valeurs culturelles jusqu'ici préservées depuis des milliers d'années.


Je soulignerais pour finir, l'impuissance et surtout l'inconsidération des pouvoirs publics face à cette débandade économique et culturelle qui balaye aujourd'hui notre contrée que l'on croyée poutant intouchable! c'est tout simplement scandaleux!!!
Pendant ce temps là, ce sont des milliers d'exploitations qui mettent la cléf sous la porte ou qui essaient de sauver ce qui peut encore l'être aujourd'hui!!!

C'est incroyable ; les choses n'avancent en rien!!!
Aucune solution (tout du moins sérieuse) n'est apportée pour changer la donne ; si ce n'est que des solutions de substitution pour faire patienter bien jentillement les producteurs.

Mais où va-t- on???

Écrit par : DUBOURDIEU | 14/02/2007

[Merci pour ce lien]

Tout d'abord, ce problème n'a pas été pris assez au sérieux tout au départ, lorsque le malaise se faisait ressentir.


De plus, en ces temps de campagne électorale, la chose est d'autant plus complexe!


Pour moi, le phénomène Parker est un poison pour notre société puisqu'il est en train de standardiser le monde du vin, mais surtout, "nos vins" ; et qu'il commence à faire perdre certaines valeurs culturelles jusqu'ici préservées depuis des milliers d'années.


Je soulignerais pour finir, l'impuissance et surtout l'inconsidération des pouvoirs publics face à cette débandade économique et culturelle qui balaye aujourd'hui notre contrée que l'on croyée poutant intouchable! c'est tout simplement scandaleux!!!
Pendant ce temps là, ce sont des milliers d'exploitations qui mettent la cléf sous la porte ou qui essaient de sauver ce qui peut encore l'être aujourd'hui!!!

C'est incroyable ; les choses n'avancent en rien!!!
Aucune solution (tout du moins sérieuse) n'est apportée pour changer la donne ; si ce n'est que des solutions de substitution pour faire patienter bien jentillement les producteurs.

Mais où va-t- on???

Écrit par : DUBOURDIEU | 14/02/2007

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