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21/03/2006

1907: la révolte des vignerons

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En 2007, nous allons célébrer le 100° anniversaire des événements qui ont marqué l’histoire du Languedoc Roussillon. Il en est resté dans l’inconscient collectif régional des traces durables qui s’atténuent peu à peu, se transforment, ou disparaissent totalement chez les néo languedociens. Ils sont nombreux ceux qui ignorent la réalité et l’évolution du vécu régional. Cette révolte vigneronne a eu pourtant des conséquences politiques nationales, mais aussi des répliques, comme on dit des tremblements de terre, en particulier en Champagne ou les viticulteurs ont copié ceux du sud en avril 1911.

Nous sommes quelques descendants de mutins de 1907 qui avons accumulé des informations, des documents, des photos, sur cette époque, nous sommes d’ailleurs toujours en recherche.

C’est pour rappeler, préciser et débattre, de la réalité historique, mais aussi des rapprochements que l’on peut faire avec le vécu actuel du monde vitivinicole de notre région que j’ai décidé d’ouvrir ce blog. Mon Languedoc des origines a deux têtes, l’une maternelle Narbonnaise, des Corbières à Montredon, l’autre Biterroise. Aujourd’hui le vin Clavel est Montpelliérain.

Mon Grand père paternel était vigneron à Magalas, ou mes ancêtres de cette branche s’étaient installés en 1786. Il était de la classe 1904, et finissait son service militaire au 17° régiment d’infanterie à Béziers. Son père étant mort en 1906, il était considéré comme « soutien de famille » c’est ce qui lui valut d’éviter Gafsa, et de finir l’armée le 27 septembre 1907 à Gap. Il a vécu tous les évènements de juin 1907, la marche sur Agde, le retour vers Béziers. J’ai baigné toute mon enfance dans les récits de ces exploits. Ils étaient deux frères sur l’exploitation familiale principalement à Magalas, mais aussi à Camplong, ou il y avait des châtaigniers, et des culture diverses dont un peu de vigne. Mon arrière Grand-mère et ma Grand-mère étaient nées à Camplong. Au moment de la crise des ventes de vin qui a durée de 1900 à 1910, il avait été décidé que le frère aîné (né en 1877), irait vendre le vin de l’exploitation dans les centres industriels de Lorraine. Ce qu’il fit, il s’installa dans le Bassin de Briey, à Bouligny dans la Meuse, ce fut une réussite et la famille résista bien à la crise. Les vins étaient expédiés à partir de la gare de Magalas ou de Laurens en demi-muid de 600 litres, que l’on appelait « transport ». L’affaire était devenue florissante et se développa jusqu’à ce qu’en 1916 la région soit évacuée à cause de la guerre, le frère mobilisé ayant été grièvement blessé, il ne put reprendre cette activité après l’armistice de 1919. Elle fut louée.

En 1980, lorsque je rédigeais mon premier livre sur les vignobles du Languedoc, j’avais émis un jugement lapidaire sur 1907 :

……Le Languedoc possède sa chanson de geste que chacun interprète à sa façon en annexant tel ou tel aspect placé sous la loupe grossissante de l’histoire, chanson de geste qui sert d’exemple et de référence aux pires démagogies…..

J’avais aussi précisé les côtés positifs de ces manifestations, mais aussi qu’il fallait comparer le mode et les conditions de vie des ouvriers de la révolution industrielle, ou des paysans bretons, avec celui des vignerons languedociens pour rester objectif dans les commentaires.

Aujourd’hui j’attache plus d’importance à cette période de notre histoire, et lorsque je relis ce que les responsables professionnels viticoles écrivaient pendant la crise du début de 20° siècle, je me demande si nous ne revivons pas les mêmes phénomènes socio économiques, le débat était entre les betteraviers du nord, fournisseurs de sucre et d’alcool et les vignerons du midi qui protestaient contre l’élaboration des vins de sucre. Aujourd’hui la crise des AOC françaises est en grande partie causée par la chaptalisation au sucre de betterave, légalement autorisée dans certaines régions, ce qui entraîne une fraude régulièrement dénoncée. J’aurai l’occasion dans les débats qui seront, je l’espère, nombreux et animés sur ce blog, de développer ces réflexions.

Commentaires

cool monsieur Jean, a bientôt

Écrit par : pierrot le zygo | 22/03/2006

Merci Jean pour ce blog, qui nous permet à nous de mieux comprendre l'évolution de la viticulture depuis 1907 avec déja à l'époque ces difficultés qui ne sont pas les mêmes aujourd'hui.

Bien Amicalement Jérôme

Écrit par : DESPEY | 24/03/2006

Vous dites avoir accumulé des informations, documents et photos sur "1907", probablement sa genèse et ses conséquences.
Pourriez-vous me dire s'il serait possible de consulter cette documentation et comment.

Mes grands-parents (j'ai 61 ans) originaires du Minervois ne m'ont malheureusement rien laissé sur cette période de leur vie.

Je vous en remercie et vous prie d'agréer mes sincères salutations.

Emile GROS

Écrit par : GROS Emile | 24/03/2006

j'attends avec impatience la suite M.clavel et merci pour ce blog!Au fait, c'est vous qui avez laissé un commentaire sur pour blog au sujet de la viticulture à villeveyrac (jean34) n'est ce pas?

Écrit par : dad34 | 27/03/2006

Bonjour,

Votre blog m'intéresse car le professeur Planchon est un de mes ancêtres, ainsi que l'un de ses collaborateurs (Lichtenstein mais je n'ai pas son prénom en tête...)

Donc, continuez s'il vous plaît, et bravo

Écrit par : bruno | 28/03/2006

Mon pére et mon beau pére ont fait parti de la marche d'Agde sur Beziers, J'ai vu les photos de l'horloge du theatre à Beziers criblée de balles . C'est à la suite de cette marche que le regiment a été envoyé à Gafsa, en punition.

Écrit par : Laugé | 28/03/2006

Je n'ai pas encore une grande pratique du fonctionnement Blog, et je tente de répondre aux divers intervenants: Jérome, il ya bien sûr de grandes différences entre 1907 et aujourd'hui, mais le résultat est assez semblable, beaucoup de stocks de vins invendus, un découragement, une sensibilité plus grande à la crise en Languedoc.....
Emile Gros, j'ai un certain nombre de documents chez moi, des ouvrages, des photos, je vais esayer de faire vivre ce blog en montrant les différents épisodes de la crise. Je peux vous conseiller quelques livres à lire, le plus récent et le plus précis est celui de J. Sagnes et Rémy Pech 1907 en Languedoc Roussillon aux Editions Sud, je ne sais si on le trouve encore en librairie. J'ai des documents inédits en particulier le cahier du caporal meneur qui était de Puisserguier qui raconte comment il a mené l'opération d'Agde à Béziers, il y avait un caporal en tête et un en queue de colonne.
dad34, oui j'ai laissé un commentaire sur Villeveyrac
Bruno, heureux et honoré qu'un descendant du grand Planchon sauveur du vignoble mondial grâce au greffage sur des racines américaines, participe a ce débat
Laugé, j'ai la liste pas tout a fait complète des mutins d'Agde, mais je n'ai pas trouvé de Laugé
a suivre

Écrit par : Jean34 | 28/03/2006

Je suis particulièrement intéressé par ce que vous pouvez écrire sur cette région puisque ayant aussi mes ancêtres originaires de Magalas : mon grand-père maternel, Vernhes était natif de Magalas où son père possédait une distillerie non loin du centre du village. Il y passa toute son enfance et après son mariage en 1920, avec une fille de Roujan, il décida de partir s'installer près de Nîmes où il acheta une exploitation viticole. Je n'ai jamais su ce qui l'avait poussé à s'éloigner de Magalas où ses ancêtres y étaient établis depuis de très nombreuses générations. Sa soeur célibataire s'était aussi établie près de Nîmes.
Je ne sais pas s'il a participé à la révolte vigneronne de 1907 ou si cela a été une raison pour quitter la région de Magalas.
Etait-il plus intéressant de faire du vin près de Nîmes, ou était-ce une opportunité à saisir, je n'en sais rien.
Je ne suis pas du milieu vitivinicole mais je crois que son choix a tout de même était bon, jusque dans les années 60 environ et par la suite la situation viticole devint plus difficile.
Les exploitations viticoles furent ensuite vendues dans les années 70.
Je suis prenneur de tout renseignement que vous pourriez m'apporter pour mieux me faire connaitre la région de mes ancêtres.

Écrit par : Olivier Ripert | 28/03/2006

Olivier Ripert: J'ai recherché sur mes listes le nom de Vernhes, je n'ai pas trouvé, mais s'il s'est marié en 1920, il devait être trés jeune en 1907 . De quelle classe était -t-il ? Les distilleries qui étaient trés nombreuses au début du 19° siècle, le Languedoc était un gros producteur d'eaux de vie, ont progressivement disparu car il était plus rentable de vendre le vin pour la consommation directe que de le distiller pour l'alcool de bouche, de plus la concurence des alcools de betterave du nord s'est faite beaucoup plus pressante, ce fut un grand débat du début du 20° siècle, vignerons du sud et betteraviers du nord.
a plus...

Écrit par : Jean34 | 28/03/2006

moi en tout cas je sais que mon arrière Gd père il etait pas vignerons, mais il se tapait ses 5 ou 6 litres de pinard par jour dans une gourde en peau.

Écrit par : pierrot le zygo | 29/03/2006

Je ne suis pas de votre région, mais de Chinon en Indre et Loire.
Votre idée est très intéressante et ce site sera très instructif.
Merci pour tous les viticulteurs français qui souffrent en ce moment.

Écrit par : Danielle Chaufournais | 29/03/2006

Merci beucoup pour cette belle initiative.


Mon grand-père maternel, Gaston MALHIAC a été incorporé au 17e RI le 5 octobre 1906 , puis transferé le 1er décembre 1907 au 2e RI de tirailleur algérien jusqu’au 4 avril 1908 où il est revenu au 17e RI à Gafsa. Il a été libéré à Gap le 21 août 1908.

La famille maternelle de mon grand-père était originaire de Cazouls les Béziers où ils étaient propriétaires. Sa famille paternelle était de Céssenon où son père était notaire.

Mon grand-père avait fait des études de droit à Paris.

Il n’avait pas participé directement à la mutinerie à Béziers car il était affecté dans un bureau à la caserne d’Agde.

Par contre il s’était déclaré solidaire de ses camarades et avait été, comme eux, envoyé en Tunisie. Cecii lui avait valu une très grande estime de la part de ses camarades et des gens de Cazouls les Béziers, comme j’ai pu le constater pendant mon enfance.

Il avait été affecté au 2e Régiment de tirailleurs à Mostaganem.

Ma mère raconte que dans le sud tunisien ils devaient construire des maisons et que son régiment aurait été victime de la peste, sans que lui-même ne l’ai contactée.

Je ne sais pas s’il a été incorporé au 17e en 1914, car ceci n’est pas mentionné sur son livret militaire. Par contre Il a fait la totalité de la guerre en tant que simple soldat. Alors qu’il avait été sollicité à plusieurs reprises pour passer officier, il avait toujours refusé par antimilitarisme. Les citations dont je dispose montrent qu’il avait été affecté au 248e RI au moins en 1918.

Mon grand-père avait été avocat, pendant quelques années, sans doute, à Béziers. Après son retour de la guerre de 14/18, il s’était essentiellement occupé d’activités agricoles, participant notamment à la création de la coopérative agricole de Castelnaudary d’où était originaire son épouse.

Il est décédé en novembre 1945.

A la suite de la démarche de M.CLAVEL j'ai retrouvé une photo de groupe prise un jour de repos dans le Sud Tunisien (sans doute à la fin de son service en Tunisie vue l'attitude décontractée du groupe. Il y est avec ses camarades du 17 RI. Selon ma mére il s'agissait en majorité de ses amis de Cazouls et/ou de Céssenon.


Ecrit par René SARRAZIN

(excusez moi pour les erreurs éventuelles, je me sers pour la première fois d'un blog°

Écrit par : SARRAZIN | 30/03/2006

excellent! à la bibliothèque de Clermont, nous allons travailler sur 1907 et demander à nos collègues d'autres bibliothèques du département d'en faire autant, pour essayer de présenter une compilation qui pourrait s'appeler l'Hérault en 1907.
Pour un de mes lecteurs, je recherche de la doc. sur les mutins de la mer noire. Il y a très peu de réponses à ses questions notamment: pourquoi se sont-ils mutinés alors qu'ils soutenaient le gouverment français?

Écrit par : roques | 31/03/2006

Merci Monsieur CLAVEL pour ce blog qui fait découvrir a certains, dont les néo-languedociens ce que fut l'histoire de notre région.

Pour éclairer Monsieur Emile CROS, je ne peux que lui conseiller de lire le livre de Georges FERRE : 1907 LA GUERRE DU VIN Chronique d'une désobéissance civique dans le Midi.
Livre publié aux éditions LOUBATIERES en 1997.

Écrit par : JL ARNAUD | 03/04/2006

M. Clavel, je profite de votre proposition de faire de ce blog un lieu de débat sur la réalité historique des évènements de 1907 pour vous poser quelques questions sur la mutinerie du 17è :

- je pensais que TOUS les mutins, sans exception, impitoyablement victimes de la férocité de Clémenceau, avaient ét envoyés en bataillon disciplinaire dans le Sud tunisien, à Gafsa ;

- vous dites que votre grand'père aurait connu un sort plus clément, échappant à Gafsa pour des raisons humanitaires de "soutien de famille".

C'est la première fois que j'entends parler de ce type de cause d'exemption et je souhaiterais, pour mon dossier personnel, que vous me communiquiez les références des textes ou ouvrages dans lesquels je pourrais trouver cette information. A moins que vous ne disposiez vous-même d'un document personnel propre à votre aïeul et qui l'établirait ?

Pourriez-vous également m'indiquer comment on peut vérifier si tel ou tel ancêtre affecté au 17è en 1907 a bien été mutin ? Existe-t-il un registre ? Est-ce précisé sur le livret militaire ?

Par ailleurs, pouvez-vous me confirmer que ces soldats se sont mutinés parcequ'on leur avait demandé de tirer sur la foule comme le dit la chanson de Montéhus ?

Enfin, est-il exact que ceux envoyés à Gafsa ont été contraints de travailler dans des mines de phosphate ou autres comme on me l'a affirmé mais sans preuves ?

Merci pour vos réponses. Et bravo pour le sérieux de votre blog !

Écrit par : michèle septier | 08/04/2006

Bonjour Michèle,
Quelques éléments de réponse sur vos interrogations. Nous avons une liste des mutins embarqués sur les 2 croiseurs en rade de Villefranche, qui ont été fournies par les archives militaires du Fort de Vincenne. On sait aussi comment a été organisé le trie des mutins présumés à Gap par les récits rédigés par certains mutins, par le récit du commandant Vilarem rédigé aprés sa mise à la retraite, par des récits familiaux, en particulier ceux de Gaston Mailhac de Cessenon qui n'était pas parmi les mutins car il était affecté à un bureau à Agde, mais il s'était déclaré solidaire, comme un certain nombre d'autres, il avait été affecté aprés la mutinerie au 2 régiment de tirailleurs à Mostaganem, puis le a avril 1908 à Gafsa au bataillon disciplinaire, libéré le 21 août 1908. Il semble aussi que d'autres aient été affectés en Crête , c'est le récit de Germain Louis de Bédarieux, son fils m'a remis une photo de 7 militaires prise dans la baie de la Canet .
J'ai un récit d'un des meneurs, récit qui par suite de péripéties est devenu anonyme , mais je crois bien qu'il s'agit de Joseph Dasch de Puisserguier, qui donne des détails intéressants sur le soulèvement lui même et ensuite sur le déplacement à Gap puis sur Gafsa. On n'a jamais donné l'ordre au 17° de marcher contre les manifestants viticoles, a plus forte raison de tirer. On ne les a pas employé dans les mines de potasse. Le Commandant Vilarem qui commandait le bataillon disciplinaire était trés aimé de ses hommes, et il les protégeait contre les autres gradés qui estimaient qu'il fallait en "faire baver". Il y eut 2 ou 3 décès pendant la période Gafsa, par suite des fièvres tropicales. Les hommes se plaignent de la nourriture de mauvaise qualité, mais ils achètent aux paysans locaux des fruits, des pâtes, des poulets qu'ils font cuire, ils ont acheté des ustensiles de cuisine, ramassent du bois pour alimenter les réchauds à bois... Ils sont heureux de retourner au Pays, mais ce ne fut pas le bagne. Je raconterai certains épisodes de l'aventure militaire du 17° sur ses officiers, sur le commandant Vilarem..
JC

Écrit par : Jean34 | 08/04/2006

a jean 34
en effet mon pere n' a pas été consideré mutin parceque nous avions des parents à beziers il est rentré à agde à velo et il est arrivé à temps pour l'appel.
Mais mon beau pere Leopold Petit est bien allé à Gafsa

Écrit par : Laugé | 09/04/2006

Pour Laugé,

Effectivement j'ai dans ma liste de mutins expédiés à Gafsa, Petit Léopold, Isidore né le 3 mai 1885à Vieussan.
Bien cordialement

Écrit par : Jean34 | 10/04/2006

M. Clavel, merci pour vos réponses à deux de mes précédentes questions.

Mais vous n'avez pas répondu à celle relative aux documents exonérant votre grand'père d'un envoi à Gafsa pour sa situation de "soutien de famille". A moins que ce ne soit la tradition orale qui ait perpétué ce fait dans votre famille et que les documents administratifs se soient égarés, comme bien souvent dans des affaires aussi anciennes ?

Par ailleurs vous dites :

"""Nous avons une liste des mutins embarqués sur les 2 croiseurs en rade de Villefranche, qui ont été fournies par les archives militaires du Fort de Vincenne."""

Pourriez-vous m'indiquer les références de ce document et les modalités de consultation aux archives du Fort de Vincennes ?

Vous indiquez également :

"""J'ai un récit d'un des meneurs, récit qui par suite de péripéties est devenu anonyme , mais je crois bien qu'il s'agit de Joseph Dasch de Puisserguier, qui donne des détails intéressants sur le soulèvement lui même et ensuite sur le déplacement à Gap puis sur Gafsa."""

Qu'est-ce qui vous a fait penser à ce Joseph DASCH ? Vous connaissez sa famille ou son histoire personnelle ? Tout cela est décidément passionnant !

Merci de vos réponses.

M.Septier

Écrit par : m. septier | 10/04/2006

Bonjour,
Je n'ai pas de document indiquant que mon grand père était soutien de famille mais comme son père est décédé en 1906, et que son frère était installé à Bouligny dans la Meuse pour vendre les vins de l'exploitation et du village, il était seul avec sa mère pour exploiter le patrimoine familial à Magalas et à Camplong. C'est dans la tradition familiale.C'est assez vraisemblable, d'autant qu'il était libérable en septembre ?
En ce qui concerne Joseph Dasch de Puisserguier, on m'a remis ce cahier manuscrit sans signature, ce cahier a transité dans la famille de Paul Balmigère, puis a été transmis dans une famille de Sussargues qui me l'a remis. Compte tenu des détails du texte, trés explicite, bien écrit, quelqu'un sur les Allées de Béziers s'adresse à lui et l'appelle Joseph, il dit qu'il a un collègue du Village qui s'appelle Chabbert, j'ai recherché et j'ai trouvé à Puisserguier un Chabbert, et Joseph Dasch caissier comptable ce qui indiquait quelqu'un d'instruit. Je vais me mettre en contact avec Jean Sagnes Historien, qui pourra peut être me rendeigner plus complètement. Dans son ouvrage 1907, écrie avec le couple Pech, il indique que dans le tableau du peintre Louis Paul qui est au Musée du Biterrois, il y a un personnage qu'il appelle Joseph Gast, est ce celui de Puisserguier, j'ai demandé au maire du village, sans réponse pour le moment. En ce qui concerne la liste des mutins, elle a été reccueillie par un descendant de mutin de Magalas, M. Francis Jacques Vidal. Si vous le souhaitez je peux vous en faire une copie.
Bien Cordialement
jean.clavel@wanadoo.fr

Écrit par : Jean34 | 10/04/2006

Merci, M.Clavel, pour vos réponses.

La tradition orale a peut-être déformé l'évènement. Je suis perplexe face à une telle clémence des autorités à ce qui était bel et bien une révolte militaire à main armée (crime puni de mort). Il doit y avoir autre chose. Les spécialistes de l'histoire de la mutinerie (j'ai entendu dire qu'il en existait, mais discrets et travaillant sans pailletes comme des "rats d'archives") pourraient nous éclairer. En connaîtriez-vous vous même ?

Par ailleurs, au sujet de Dasch, de Puisserguier, vous indiquez :

"""Dans son ouvrage 1907, écrit avec le couple Pech, il (J.Sagnes) indique que dans le tableau du peintre Louis Paul qui est au Musée du Biterrois, il y a un personnage qu'il appelle Joseph Gast..."""

Pourriez-vous m'indiquer les coordonnées précises de l'ouvrage (titre précis, auteurs, date de parution, imprimeur) ?

Sans vouloir abuser de votre temps, pourriez-vous copier ici-même la phrase correspondante de l'ouvrage ?

Merci pour votre collaboration.

Écrit par : m. septier | 11/04/2006

L'ouvrage de Jean Sagnes, Monique et Rémy Pech est:
1907 en Languedoc et en Roussillon paru chez
"espace sud Editions" en 1997. Il comporte la meilleure biographie réalisée sur ces évènements. Je vous recommande aussi " 1907 La grande révolte du Midi" de Guy Bechtel, chez Robert Laffont 1976.
Pour ce qui est de Joseph Gast c'est à la page 83 de l'ouvrage face à la reproduction en couleur du tableau de Louis Paul il y a une liste des personnages figurant sur ce tableau, dont le N° 9 est Gast Joseph, j'ai demandé à Jean Sagnes qu'il veuille bien me donner quelques renseignements complémentaires. (c'est le tableau que vous avez sur ce blog)
Il y a eu une grande pagaille au moment de la mutinerie du 17°, voir le récit de Maillhac, qui repart de Béziers pour aller en vélo à Agde répondre à l'appel du matin, alors que son compère reste à Béziers et partira à Gafsa. Il y a un récit d'un des mutins qui raconte le tri à Gap entre ceux qui se déclarent mutin et dont certains n'ont pas participé et ceux qui ont participé et préfèrent ne rien dire. Un professeur d'Histoire de Lycée est en train d'écrire l'Histoire du 17° régiment, depuis sa création, je crois au XVIII° siècle. On a aussi le récit du Commandant Vilarem, qui a été au milieu de la révolte à Agde, qui protège de Colonel Plocque commandant le régiment, et part sanctionné à Gafsa alors que la majorité des officiers du 17° étaient totalement incompétents et absents. Il existe aussi les débats parlementaires, les questions au gouvernement au moment des évènements jusqu'au retour de tous en France. Les archives ont été ouvertes, et les divers rapports, télégrammes échangés entre Paris et la région sont connus.
A plus.....

Écrit par : Jean34 | 11/04/2006

Merci, M.Clavel. Vous dites :

"Pour ce qui est de Joseph Gast c'est à la page 83 de l'ouvrage face à la reproduction en couleur du tableau de Louis Paul il y a une liste des personnages figurant sur ce tableau, dont le N° 9 est Gast Joseph."

Pourriez-vous me communiquer cette liste de personnages identifiés sur la ableau de Louis paul ? Merci.

Écrit par : m. septier | 11/04/2006

M. Septier, Les références données pour l'identification de personnages par Raymond Ros, "de Bitarra à Béziers" 1974 p. 307
Il s'agit du 1)Gal. Bailloud,2) Palazy Antonin3)De Vulliod 4) Mme Chuchet 5) M.Benjamin Palazi 6) Henri Martin7)Felix Martin,8) Castelbon de Beauxhostes 9)M. du Lac 10) Mandeville
11)Boyer Germain 12) Gast Joseph 13) Mme Fabre 14) Melle Palzy 15)Palazy Maurice16)Malacan.
A plus..JC

Écrit par : Jean34 | 11/04/2006

Bonjour,

J'ai découvert votre blog par hasard dans le cadre de mes recherches généalogiques.

Il est de tradition "orale" que mon arrière-grand-père ait participé à ce mouvement en 1907.

Mais question = c'est tout le régiment qui s'est mutiné ?
Combien d'hommes dans ce régiment ?

Ils ont tous été déportés en Tunisie ?

Il va falloir que je recherche dans les souvenirs familiaux pour approfondir ce point très intéressant.

A+

Écrit par : Claudine | 16/04/2006

.

Écrit par : Claudine | 16/04/2006

pour M.Laugé :

Votre récit au sujet de la péripétie à vélo de votre père, qui a réussi habilement à tromper la vigilance des autorités militaires, m'intéresse beaucoup. Je n'avais jamais entendu raconter une telle folle aventure !

Sauriez-vous à quelle heure a eu lieu cet appel fait à Agde auquel vous faites référence ? Merci. Peut-être M.Clavel peut-il égalemnt répondre ?

Écrit par : m. septier | 16/04/2006

Ayant moi, même fait mon service militaire dans l'armée de terre au Maroc, à l'époque ou on était maintenu sous les drapeaux (1954/1957), voici le rytme d'une journée d'un soldatr. Levé à 6 heures, les hommes de corvée de la chambrée vont chercher le grande gamelle de café à la cuisine, on boit le quart de café avec les biscuits militaires, toilette rapide, on fait le lit au carré, à 7 heures, la semaine (sous officier et caporal) font l'inspection et l'appel, à 8 heures rassemblement et salut au drapeau, hommes de troupes, sous officiers, et officiers, et répartition des hommes aux diverses activités.... A Agde donc il fallait être présent à 7 heures, il fallait 2 heures de vélo de Béziers, départ à 5 heures, au mois de juin il fait jour, c'est donc tout à fait possible....
Claudine dites moi le nom de votre AGP , je fais moi aussi de la généalogie
J. Clavel

Écrit par : Jean34 | 16/04/2006

Bonjour Monsieur trés bien toutes les explications que je viens de lire votre synthése est trés enrichissante. Je suis d' ARGELLIERS Voilà ma question: j' ai 2 tableaux (portraits au fusain) datés de 1886 et1883 et signés par Marcelin Albert . Je serais curieux de savoir quelles sont ces personnes. Pouvez vous m' indiquer ou je dois m' adresser pour avoir la réponse à ma question? Merci

Écrit par : Munoz jean | 19/05/2006

Jean Munoz:
De quel Argelliès êtes vous ? Argeliès Aude, patrie de Marcelin Albert ou Argelliès Hérault non moin de Montpellier. Je comprendrai la pertinence de votre question si vous demeurez à Argelliès Hérault, mais je suis étonné de cette question si vous êtes à Argeliés Aude, Si vous lisez mes diverses rubriques sur les évènements de 1907 vous saurez tout sur Marcelin Albert, je vais continuer mon récit et la participation de Marcelin Albert deviendra beaucoup plus importante aprés la rencontre que je relate de la commission parlementaire du 11 mars 1907. pouvez vous me communiquer une photo de vos fusains, ça m'interresse vraiment, comment sont-ils parvenus jusqu'à vous, par la famille ou les avez vous acquis recemment ? Merci de votre réponse.

Écrit par : Jean34 | 19/05/2006

Il s' agit de ARGELIERS dans l' Aude, photos trouvées dans le grenier. Je vous envoie les photos en piece jointe. jean

Écrit par : Munoz jean | 19/05/2006

bravo pour ce blog qui vous honore je vous propose un échange de liens le votre sera demain sur mon site liens utiles
amicalement francis Bernard petit fils d'elie Bernard qui fut en prison avec Marcellin Albert

Écrit par : bernard | 22/05/2006

Francis Bernard, Bonjour, trés heureux d'avoir un lecteur intéressé de votre qualité. Pouvez vous me donner l'adresse de votre site ? Merci. Nous avons commencé hier les répétitions de "la Vigneronne", avec Lo Cocut de Clapier, ce n'est pas simple, mais on y arrivera pour le début 2007, Bien amicalement Jean Clavel

Écrit par : Jean34 | 23/05/2006

Monsieur Clavel, vous indiquez que vous avez écrit votre premier ouvrage sur les vignobles du Languedoc en 1980.
Pouvez-vous me préciser l'ensemble de votre oeuvre et me préciser comment y accéder (bibliothèque, éditeurs etc..)?
Merci.

Écrit par : j.prodet | 30/09/2006

Mes premiers livres ont été édité par Privat Toulouse, mon dernier par Causse à Montpellier. La bibliothèque centrale de Montpellier en a quelques uns. Ce sont des ouvrages destinés à mon public de vignerons et de spécialistes de la viticulture languedociennes, et pour certains au grand public. J'ai travaillé sur l'Histoire des vignobles languedociens pour démontrer les antériorités et la qualité de ces vignobles dans le passé, pour surmonter le handicap d'une image désastreuse due à la période 1850/1950, de production industrielle. J'ai fouillé les archives et ai trouvé des choses passionnantes, par exemple que La Côte du Rhône est de naissance languedocienne et que des procès avaient lieu contre les vignerons de la rive gauche qui usurpaient le nom, en particulier ceux de Chateauneuf du Pape, que les Eaux de vie du Languedoc dues à l'invention de Arnaud de Villeneuve étaient vendues par les Hollandais au 17°/18/ siècle dans le monde entier et bien d'autres choses encore....
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 30/09/2006

Merci pour votre réponse mais pouvez-vous me préciser, pour chacun des ouvrages, le titre, l'année de parution et l'édteur (pour me permettre de les compulser à la bibliothèque centrale de Montpellier ?

Écrit par : j.Prodet | 02/10/2006

Bonjour,

Jeune Historien passionné de l'Histoire de ma région, je tenais à vous remercier pour ce blog dont le sujet me tiens à coeur. En effet j'ai eu la chance au cours de mes études de travailler sur ces évènements de 1907 et notamment sur la pittoresque aventure de ces pious-pious mutins. Ce "fait d'arme" sera même le sujet de mon mémoire de maîtrise (La mutinerie du 17° Régiment d'Infanterie), réalisé sous la haute bienveillance de deux personnes que vous connaissez peut être, les professeurs Jules Maurin et Jean Sagnes.
C'est donc avec grand plaisir que j'aimerai participer au débat que vous proposez, quand aux causes de cette crise viticole de 1907.

Car s'il est bien une vérité qu'il faut rétablir c'est bien celle du poids de la fraude. Souvent citée comme cause unique du malheur de toute une profession celle-ci en 1907 est marginale, tout au plus 5% de la production nationale, et ce qui est certain, c'est que la chute des cours la rend de moins en moins rémunératrice et donc, décline d'année en année.

La réelle cause est belle est bien une surproduction générale qui à conduit à une saturation du marché, et ce dès 1900. Car par deux fois des maladies décimèrent le vignoble français : l'oïdium et plus gravement le phylloxera.
Ce sera sur le fond que cette maladie causera le plus de dégâts, car au-delà des coûts très importants de reconstitution des vignobles, va se poser un nouveau problème, celui de la concurrence des vins étrangers. En effet, alors que le vignoble français dévoré par le phylloxéra reculait, la demande en vin restait stable et il y a bien fallu trouver un palliatif, ce que furent les importations de vin en provenance d'Algérie pour la plupart.

Mais après la reconstitution de son vignoble, le Midi se remet à produire d'énormes quantités. La somme des deux provoque tout naturellement une saturation du marché : au début du siècle, Charles Guide détermine la saturation du marché national à cinquante millions d'hectolitre, ce qui est le cas en 1900 et 1901 puis de 1904 à 1909. L'offre dépassant désormais la demande, les prix chutent en proportions. Pour exemple, le prix de vente à l'hectolitre passe de 23 francs en 1890 à 11 francs en 1900 pour descendre jusqu'à 6 francs en 1905...

Je ne sais quelle est la situation actuelle, mais du peu que je puisse voir, il semblerai qu'effectivement que l'histoire se répéte, amplifiée cette fois par une baisse massive du marché national et une concurrence de plus en plus forte des vins étrangers (mondialisation oblige). De là à voir ressurgir les vieux démons de la fraude et du betteraviers...
Si l'Histoire à une fonction, c'est de permettre de tirer les leçons du passé, ce que, j'espère, les vignerons d'aujourd'hui auront le courage de faire.

Enfin trêve de polémique, j'ai à ma disposition, une liste à peu prés exaustive (nul n'est parfait) des mutins. Elle fait partie intégrante de mon mémoire que j'ai déposé au CIRDOC de Béziers.
En espérant ne pas avoir été trop long, j'attends avec impatience le déroulé de ce débat que je ne manquerai pas de visiter le plus souvent possible.

Martial RUFFLET

Écrit par : Martial RUFFLET | 03/10/2006

Bonjour, Je suis trés heureux de vos commentaires et de votre proposition. Peut on prendre connaissance de votre mémoire a Montpellier ? Je vis au quotidien les péripéties viticoles du Languedoc depuis 50 ans, la situation actuelle est la plus difficile que j'ai connu, on va passer ces prochaines années d'un système trés administré à un système totalement libéralisé, et je vois mal comment le Languedoc vitivinicole affrontera la concurence du nouveau monde, de l'Espagne et de Pernod Ricard (2° distributeur mondial de vin, mais pas 1 français). Quant au problème de l'utilisation du sucre de betterave, légalisé pour une partie de la France, la future OCM de l'UE pourrait l'interdire définitivement. Ce serait une bonne chose, car la Gironde qui est notre principal concurrent français, en a abusé et est entrain de laminer les productions AOC du LR.
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 03/10/2006

Bonjour Mr Clavel
Suite à notre rencontre Dimanche dernier, et après lecture du commentaire de notre fonctionnaire Parisien je me permets de bloguer sur le sujet, je sais que ça ne fera pas avancer les choses mais ça soulage .
Bien à vous
A Mouliere
www.vins-sigaliere.com

Écrit par : André-Mouliere | 20/10/2006

Bonjour,

Cela faisait un moment que je cherchais et voilà que je tombe sur votre blog, riche et si intéressant. Merci pour cette lecture.

A tout hasard, je sais qu'un de mes ancetres TUFFOU François (1884-1920 / né à Montagnac), faisait partie du 17ème. Au vu de toutes vos photos, avez vous par hasard, la liste de ceux qui posent sur ces dernières afin que je le retrouve.

Vous en remerciant par avance
Et encore merci
Gaëlle TUFFOU

Écrit par : TUFFOU | 07/11/2006

Bonjour Gaëlle,

J'ai une liste incomplète de mutins, et pas de correspondance avec les photo du 17° que j'ai mise sur le blog. Il faudrait avoir une photo des 20 ans de François Tuffou et la compagnie dans laquelle il était, pour avoir une chance de le retrouver, si vous avez son livret militaire, il y a le N° de la compagnie. J'avais la chance d'avoir tous ces éléments pour retrouver mon grand père.
Bien cordialement Jean Clavel

Écrit par : clavel | 08/11/2006

Merci de tout ce que vous nous faites découvrir sur cette période.
J'habite Agde, je fais parti d'une troupe de théatre amateurs nous allons en Juin 2007 faire une reconstitution hstorique de ces évènements.
Avez vous des photos de femmes et d'enfants de cette époque, pour pouvoir faire les costumes ?
Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter

Écrit par : Jeanou34 | 11/01/2007

Bonjour, je n'ai pas de photos de public jeune et aîné de cette époque, mais il en existe de trés nombreuses, aux archives départementales de l'Aude qui ont numérisé tout le fond du photographe de 1907 (Salies) plusieurs milliers, qui a suivi toutes les manif, photographe dont le magasin était dans la rue du Pont à côté de l'Hotel de ville à Narbonne. Il y a une mission audoise pour la célébration de 1907 présidée par un universitaire et historien connu Rémy Pech,
un site Web: http://www.aude1907.com
tel: 0468113154
directrice des archives Sylvie Caucanas

Écrit par : Jean Clavel | 12/01/2007

bonjour,

réalisateur de profession, je dois réaliser un petit documentaire TV (10 - 15 mn) sur la révolte viticole de 1907, axé notamment sur le Roussillon. Si mon objectif est de rappeler les faits marquants de cette révolte, de son origine à son dénouement, je cherche un moyen "d'amener le sujet" de façon inattendue (peut être en jouant le comparatif avec la situation de 2007)...
Si jamais une idée vous passe par la tête, n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Je serais ravi d'en discuter avec vous.
cordialement

Roger BUSS
04 68 52 52 06
06 61 12 25 20

Écrit par : Roger BUSS | 16/01/2007

Bonjour,

Il y a presque 1 siècle mon arrière grand-père était parmi les "mutins" venus d'Agde (RABAT François Joseph 1885-1982). Moi je suis de "l'autre côté de la barrière", femme de viticulteur installé depuis 1999. Deux ans après son installation, patatra ! la rémunération de la cave baisse de 30 % et depuis tous les ans, le prix du vin baisse. Depuis 7 ans, notre rémunération a baissé de 50 % avec la même surface et la même récolte. Par contre les remboursements de prêt eux ne baissent pas !
Bien sûr on touche les aides chaque fois que le gouvernement prend cette décision. Une fois on a touché 3000 euros. Une goutte d'eau par rapport à ce qu'on perd. L'année blanche, de la pommade sur une jambe de bois. On tiendra juste un an de plus, mais cet année comment on va la passer ! encore avec le banquier qui téléphone toutes les semaines : "alors comment vous allez faire pour payer vos prêts, vous avez dépassé votre découvert autorisé ! vendez votre maison ! vous pourrez rembourser et vivre avec cet argent ". Une fois vendu la maison ou on va aller !!!
Vendre les vignes, personne n'en veut. Changer de métier, on aura toujours les prêts à payer, tout arracher, ça ne remboursera pas les prêts. Alors que faire, attendre que la situation s'améliore, manifester et faire comme en 1907 !
Malheureusement je n'ai pas la solution. Tout ce que je vois c'est que mon mari travaille pour rien, juste pour payer les prêts, on mange grace à mon congé parental et les allocations familiales.
C'est pas humain de laisser les viticulteurs dans cette situation.
Merci de me permettre de "vider mon sac".

Écrit par : Sandrine | 19/01/2007

http://ribouphoto.fr ( bonsoir )

Écrit par : ribou | 31/01/2007

http://ribouphoto.fr ( bonsoir )

Écrit par : ribou | 31/01/2007

Monsieur Clavel, secrétaire de l'association "Le pourquoi de la chose" à Argeliers (11) je souhaiterai vous envoyer une invitation pour les 10 et 11 mars 2007 ainsi que le programme de nos manisfestations.
Je serai ravie que vous me contactiez par e-mail.
J'espère à bientôt. Cordialement; J.POQUET

Écrit par : poquet jacqueline | 11/02/2007

superbe , vous faite vivre le passè dans le present et le futur , il faut des gens comme vous qui donne une ame a cette terre plaine de richesses souvent inconnues.

Écrit par : ribou | 18/02/2007

Merci Bernard, et Bonjour, tes photos sont superbes !!
J'étais hier à Limoux sous la pluie, on la bande des Arcadiens avait choisi le thème de 1907 pour la première sortie du matin, et avec la chorale lo Cocut de Clapier nous avons chanté une adaptation du chant de Montahut Gloire aux soldats du 17°.....Ainsi on fait revivre un moment d'histoire Languedocienne en l'actualisatant dans la vie culturelle et festive du pays !!! Vive les Fécos !!! JC

Écrit par : Jean Clavel | 19/02/2007

Je suis journaliste depuis 1966 dans l'Aude.J'ai "couvert" toutes les manifs viticoles pour l'IndeP.Aujourd'hui je suis directeur de Cherie F.M,la radio de l'Aude et directeur du Magazine de l'AUDE,dans lequel je prépare pour la prochiane parution (Fin Mars)un numero spécial sur 1907.Je suis à la recherche de témoignanges.J'ai joint André Castera(83 ans)que j'ai bien connu,mais il est fatigué et ne peut plus évoquer ses souvenrirs.
Bravo pour vos recherches.Amicalement.Michel Sawas

Écrit par : sawas michel | 25/02/2007

Bonjour, si je peux vous être utile, n'hésitez pas. Je suis né à Montredon, ai participé à la création des jeunes agriculteurs de l'Aude et créé le centre cantonal de Narbonne. J'ai sollicité la présence de Yves Barsalou qui est venu nous rejoindre et a fait la carrière bien connue au Crédit Agricole. Dans ma famille côté maternel, j'ai entendu parler de l'épisode 1907 de Marcorignan. mon arrière Grand Père Pigassou avait 45 ans, et ma grand mère née Pigassou avait 21 ans en 1907 (DCD en 1941), le récit venait de ma Grand Tante, soeur plus jeune de ma grand mère dont la fille vit toujours à Montredon.
La gare la plus proche de Montredon c'est Marcorignan sur la ligne Bordeaux Marseille, une masse de vignerons voulait parvenir à Béziers pour le meeting du 12 mai, à 7 heure du matin le chef de gare à délivré 1087 billets, mais tous les trains passent complets et le train qui devait, vide, venir de Narbonne n’arrive pas, à 9h30 les manifestants décident de bloquer la voie, les trains ne passent plus, les voyageurs descendent, une foule immense occupe la gare, le sous préfet de Narbonne se déplace et les gendarmes arrivent, le Préfet est prévenu et se déplace, de même que le Procureur et des auxiliaires de justice, ce n’est qu’à 17 h.15 que la voie est rendue libre et les trains peuvent à nouveau circuler. Il y a quelques milliers de personnes qui n’ont pu se rendre à Béziers.
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 26/02/2007

nous recherchons maintenant des renseignements sur les juifs et les francs-maçons à clermont en 1907.

Écrit par : bibliothèque municipale | 28/02/2007

Bonjour, Je suis désolé mais je n'ai pas d'élément sur votre nouvelle recherche concernant cette population particulière.
bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 28/02/2007

Bonjour, grâce à ma fille qui connait mes recherches actuelles j'ai pu accéder à votre blog. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est très, très intéressant !
Dans le cadre du centenaire des événements de 1907, notre association est à la recherche des mutins possibles. Les archives départementales de Montpellier n'en n'ont pas trouvé pour le village de Montady dans les archives militaires : pourriez-vous me dire si vous en avez dans votre liste ? D'avance je vous remercie de tout ce que vous faites pour que cette histoire soit connue. A vous lire

Écrit par : Elisabeth Rabusson | 05/03/2007

Bonjour, j'ai recherché sur les listes des concrits des classes 1903/04/05, qui étaient la majorité des mutins, je n'ai trouvé personne de Montady, il y en a un certain nombre de Capestang et d'autres villages autour. Je suis désolé, mais vous pouvez faire des animations autour de ce thème sans avoir de mutins, je suis convaincu que les vignerons du village se sont déplacés aux manifestations de Capestang et de Béziers et qu'il y a dans les archives des anciennes familles du village des documents qu'il faut mettre à jour. Dans mon village des résidence il n'y a pas de mutin connu non plus, mais nous organisons avec la bibliothèque une semaine à partir de l'exposition itinérante faite par les archives de l'Hérault dont l'inauguration aura lieu à Maraussan le 31 mars.
Bien cordialement Jean Clavel

Écrit par : Jean Clavel | 06/03/2007

Merci beaucoup pour toutes vos informations fort interessantes. Le centenaire de la crise vinicole me touche particulièrement : mon arrière arrière grand-père Michel Malaret, né à Cruzy en 1880, cultivateur, mon arrière grand-oncle Louis Malaret Mireabeau, né en 1883, cultivateur ont été emprisonnés à plusieurs reprises entre 1904 et 1907 pour avoir participé activement aux grèves et diverses manifestations sur Cruzy, Coursan etc. Un ouvrage relate parfaitement cette période : Luttes de classes dans les vignes, ouvriers et propriétaires à Cruzy de 1900 à 1914, par Jean-Louis Escudier - Association Culturelle Archéologique et Paléontologique de l'ouest du Biterrois (Musée de Cruzy).

Écrit par : Patricia LORENZINI | 11/03/2007

Merci Patricia de ces commentaires, et de l'indication de l'ouvrage de l'ouvrage de Jean Louis Escudier. Le contexte des évènements de 1907, avant et après, concerne aussi les salariés agricoles qui étaient les premières victimes, ils étaient souvent embauchés à la journée, à la semaine, et n'avaient aucune garantie de salaire. Il y a eu beaucoup de débats entre les syndicats de salariés et ceux des professionnels au moment des manifestations de masse, ils ont souvent accepté de participer avec les promesses verbales qu'ils obtiendraient des garanties d'emploi, que certains viticulteurs employeurs ont respecté mais pas tous...

Écrit par : Jean Clavel | 12/03/2007

bonjour à tous

je vous écris car mon grand père vient de m'apprendre que monsieur albert marcelin etait un grand oncle. ce que vous avez marqué et très interressant. je voulais savoir ou je peux trouver encore plus d'information sur lui afin d'apprendre plsu sur mes encètres. je vous remercie par avance de tt renseignement que vous pourriez me fournir

Écrit par : albert sabine | 06/06/2007

Merci Jean pour ce blog, qui nous permet de mieux comprendre l'évolution de la viticulture depuis 1907.
Responsable de la publication du bulletin trimestriel des "Audois à Paris" je vous demande la permission de publier cet article dans nos pages, avec vos références bien sûr.
Donnez moi votre adresse et je vous ferai parvenir ce bulletin
Merci d'avance
Cordialement

Écrit par : Daniel DAUBIAN | 22/09/2007

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Écrit par : Spalva-zw | 25/11/2007

J'ai souvent, petite fille, entendu ma grand-mère née Sahuc épouse Birot, me parler de cette révolte. Mes "grands" paternels étaient de Cazouls, j'y venais tous les ans en vacances et j'aimais écouter ma grand-mère me conter ces faits et elle chantait une chanson de l'époque consécutive à cette révolte. Une chanson qui parlait de ciel bleu (le ciel méditéranéen) mais hélas je n'ai jamais eu connaissance de ce beau chant.
Je vous remercie de toutes ces informations qui me rendent le bonheur d'entendre encore une voix qui s'est tue depuis bientôt 42 ans : celle de ma grand-mère paternelle.
Si quelqu'un lit cela et qui connaît cette chanson : merci de me le dire.
Amitiés.
Marie-Nelly Denon-Birot

Écrit par : DENON-BIROT | 27/02/2008

Bonjour, mon grand père paternel était vigneron à Magalas quand il était au 17° à Béziers en 1907. Et j'ai des Birot dans ma généalogie.
Pouvez vous me dire quelques autres paroles du chant dont vous vous souvenez ? Etait ce en Français ou en occitan (patois?) ? Je suis dans un groupe de chant choral à Clapier à côté de Montpellier et nous avons un répertoire occitan trés fourni. Je vais vous faire parvenir 2 chants en français sur 1907 que nous avons enregistré, "La Vigneronne" l'un des chants interpété dans les manifestations de 1907, écrit par le docteur Blanc et le pharmacien d'Argeliès pour le Comité d'Argeliès, l'autre qui est postérieur, de Montahut ,chansonnier vers 1910: Gloire au 17°

Écrit par : jean Clavel | 27/02/2008

Bonjour, Je découvre votre blog et je voulais vous dire que ma famille paternelle, originaire d'Argelliers, s'appelle CHAPPERT. Pourriez-vous me dire les uns et les autres si vous avez connu des personnes de cette famille. Mon grand-père s'appellait François et sa soeur Renée. C

Écrit par : Lamy | 19/05/2008

Bonjour, ce patronyme CHAPPERT est d'origine des 4 départements du sud 09/11/12/34. Il a été étudie par un généalogiste de Paraza dans l'au de M. BOUTET. Je n'ai pas retrouvé de Chappert dans la liste des mutins du 17°, il y a des Chabbert. Il faudrait interroger les archives départementales de l'Aude au Conseil Général (11) par Google, CG11, qui ont réuni une documentation importante sur 1907. Rechercher dans la liste des premiers manifestants d'Argeliès à Narbonne le 11 mars 1907 (ils étaient 87) ces noms sont sur le monument commémoratif à Argeliès.
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 22/05/2008

Bonjour, vous citez mon grand'père, le capitaine Jules GAVET, que je n'ai pas connu. pouvez-vous me communiquer les renseignements que vous possédez à son sujet. Avec mes remerciements.

Ph Gavet

Écrit par : GAVET | 08/06/2008

Bonjour, Je n'ai pas grand chose sur votre GP Gavet, la photo de la compagnie qu'il commandait en 1907, et sa photo que je vous fait parvenir par envoi séparé Internet. Il faudrait aller aux archives de l'armée du fort de Vincenne pour avoir des éléments en particulier la copie de son livret militaire qui retrace sa carrière.
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 09/06/2008

Bonjour,
je cherche des renseignements sur l'implantation des francs maçons en Languedoc ... existe-t-il une documentation historique ???
merci

Écrit par : matray | 19/10/2009

Bravo pour votre blog !
Je m'intéresse au docteur Ernest Ferroul dont je me sens très proche d'autant que mon grand oncle avait sensiblement le même âge et pratiquait la médecine, mais de l'autre côté de la Méditerranée. Notre patronyme aurait du s'écrire Ferroul s'il avait été orthographié de la même façon que sur le territoire métropolitain. Albert Marcellin lui même s'était retiré en Algérie. Dans ma région qui est la Marne, nous produisons des bettraves sucrières et si le docteur Ferroul ainsi que la révolte de 1907 sont passés sous silence cela ne doit pas être uniquement l'effet du hasard.

Écrit par : FEGHOUL | 15/02/2010

Bonjour, Ernest Ferroul était un personnage hors du commun. Socialiste à une époque ou les notables l'étaient peu, dévoué au bien public et privé, maire de Narbonne, mis en prison par Clémenceau, il fut considéré comme un héros par toute la population. L'utilisation du sucre de betterave pour enrichir les vins fut un débat tout le long du 20° siècle entre les régions qui avaient l'autorisation de sucrer comme Bordeaux et celles du sud pour qui c'était interdit.Je m'intéresse à la généalogie, et à celle des "pieds noirs" en particulier ma femme étant de Constantine. Son AGP était arrivé de Lienz dans les Grisons suisse vers l'Algérie . Comment Ferroul a évolué en Feghoul ?
Bien cordialement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 15/02/2010

je vous ai contacté sur votre adresse personnelle .Vous m'avez indiqué 3 mutins de Saint-Chinian .Pouvez vous me dire si dans
la musique du régiment ne figurait pas d'autre Saint-Chinianais ,s'ils sont parti à Gafsa ?
des renseignements personnels me donnent les noms de Rouanet ,Salvestre .
Comment faire pour obtenir la liste des mutins ?
merci M Clavel bravo pour vos recherches?

Écrit par : Clavel | 13/04/2010

MON ARRIERE GRAND PERE SABATIER VITICULTEUR A ST CHRISTOL HERAULT A PARTICIPE A LA MANIFESTATION DE 1907 A MONTPELLIER

Écrit par : GEOFFROY | 09/12/2010

MON ARRIERE GRAND PERE SABATIER VIGNERON A BUZIGNARGUES 34 A PARTICIPE A LA MANIFESTATION DE MONTPELLIER EN 1907

Écrit par : GEOFFROY | 09/12/2010

bonjour Mr Clavel en effectuant des recherches genealogiques j'ai decouvert qu' un mutin de 1907 s'appelait ROQUEBERNOU qui est mon nom de jeune fille .je ne peux pousser mes investigations plus avant car je n'ai ni sa date de naissance ni ses coordonnees familiales .peut etre pourriez vous m indiquer un site des Armées ou des références sur les déportés de Gafsa ce qui m'aiderait à poursuivre mes travaux .Merci de votre aide et félicitations pour votre site .Amitiés M.Julien-Roquebernou

Écrit par : julien | 31/05/2011

bonjour Mr Clavel en effectuant des recherches genealogiques j'ai decouvert qu' un mutin de 1907 s'appelait ROQUEBERNOU qui est mon nom de jeune fille .je ne peux pousser mes investigations plus avant car je n'ai ni sa date de naissance ni ses coordonnees familiales .peut etre pourriez vous m indiquer un site des Armées ou des références sur les déportés de Gafsa ce qui m'aiderait à poursuivre mes travaux .Merci de votre aide et félicitations pour votre site .Amitiés M.Julien-Roquebernou

Écrit par : julien | 31/05/2011

Bonjour, J'ai retrouvé dans la liste des mutins envoyés à Gafsa, Tunisie, le nom de votre parent, Henri Roquebernou, né le 6 janvier 1884 à La Livinière, et qui a déclaré se retirer après la fin de son service militaire à Cesseras (34). Dans l'ouvrage de Rémy Pech et Jules Maurin 1907 Les mutins de la République , il est fait mention de ce mutin qui serait mort pour la France en 14/18. Mais je n'ai pas retrouvé les références de cette personne parmi les morts pour la France , est ce qu'il figure sur le monument aux morts de Cesseras ou de La Livinière ,je n'ai pas trouvé de famille Roquebernou actuelle dans ces deux communes.
Bien amicalement
Jean Clavel

Écrit par : clavel | 31/05/2011

Chouette travail, grand merci à vous pour votre aide, et notez en 1er lieu que je suis 100% d'accord. J'insiste, oui votre blog est réellement bien bon, j'espère vous lire à nouveau prochainement ! PS : C'est mon tout premier commentaire ici et je reviendrai régulièrement sur ce site !

Écrit par : anal | 08/04/2012

Je découvre votre blog avec grand intérêt. Pour un travail en cours ( et peut-être son édition) concernant diverses mutineries, je recherche une ou des photos des soldats du 17èm pouvant illustrer leur fraternisation avec les viticulteurs.Pouvez vous m'indiquer où m'en procurer ?
Merci d'avance.
Cordialement.

Écrit par : Rabaté | 16/01/2013

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