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23/02/2010

DÉFI ALIMENTAIRE

RÉPONSES URGENTES AU DÉFI ALIMENTAIRE

 

 

Appel à trois mesures,

face aux dangers immédiats de famines mondialisées

La populationmondiale a étémultipliée par 2,7 depuis 1950

Longtemps, l’agriculture a fait plus que répondre à cette explosion : elle a également réduit la faim, amélioré la ration alimentairemoyenne, etmême connu des excédents importants dans quelques pays. En revanche, depuis 2000, c’est l’inverse, au point que les stocks des produits les plus indispensables (blés, riz, maïs….) sont tombés à des niveaux dangereux : depuis 6 ans, ils ne représentent plus que 16 à 20 % d’une année de consommation. Les dangers de grandes famines sont de retour 1.

Dès 2007, il y a eu des émeutes de la faimen Asie, Amérique centrale et Afrique

Cette « première crise alimentaire intercontinentale de l’Histoire » n’a pris fin,mi 2008, que fortuitement : la crise financière a réduit la demande solvable, pendant qu’une récolte céréalière record augmentait l’offre. Le résultat a été une nouvelle hausse du nombre de personnes souffrant de la faim (plus d’1 milliard en 2009, contre 825 millions avant 2000, selon les chiffres de la FAO). Ces nouveaux affamés accepteront- ils longtemps cette régression historique2 ?

La deuxième crise alimentairemondiale pourrait démarrer dès 2010

Plus grave et plus longue, pour ces quatre raisons :- Conjonctures moins exceptionnelles qu’en 2008. - Poursuite de l’augmentation des accidents climatiques liés au changement global(sécheresses, inondations,…) - Relations internationales plus tendues du fait des divergences de jugements sur les causes et les conséquences de la première crise alimentaire de 2007/2008. - Evolutions des besoins alimentaires nécessitant le « doublement de la production d’ici 2050 ». Donc, comme les gains de terres cultivables semblent à peine pouvoir compenser les pertes, il faut

un doublement des rendements en 40 ans3 !

L’équilibre alimentairemondial est durablement compromis

Ce qui entraîne des risques nouveaux de faminesmondiales, de révoltes populaires et de bouleversements politiques. Les conflits armés ne sont pas à exclure, entre pays voisins, comme entre blocs de pays. La multiplication de zones de « piratage à la somalienne » perturberait un transport maritime vital aux échanges internationaux. La simultanéité de 4 ou 5 « guérillas à l’afghane », débordant les armées classiques, pourrait remettre en cause l’équilibre dumonde4.

TROIS URGENCES : ALERTER, STOCKER, TROUVER

« Le décollage agricole de l’Afrique, la réquisition de terres, les modèles alimentaires moins carnés » font partie des objectifs louables, mais à résultats lointains. Nous appelons donc à 3 mesures d’urgence :

- Alerter l’opinion sur l’actualité et la gravité du problème alimentaire et agricole mondial.- Constituer des « stocks de sécurité alimentairemondiale » gérés pour lutter à la fois contre les  spéculations, les paniques, et les découragements des producteurs actuels et potentiels.- Accélérer les recherches qui permettront de mettre au point les moyens assurément durables de doubler la production alimentaire en seulement 40 ans. Tout en préservant l’environnement5.

1, 2, 3, 4, 5 : voir “sources et développements” dans bibliographie.

Signataires de cet appel, bibliographie et contacts page suivante

Horizons Grandes écoles, Universités,CNRS, Enseignement

Alain CARBONNEAU, professeur de Viticulture à SUPAGRO, et président du GIESCO

Philippe CHALMIN, économiste, historien, professeur des universités à Paris-Dauphine.

Joël DE LEIRIS, physiologiste, professeur des universités à Grenoble. Sandrine FIGUIERE, enseignante en économie dans un lycée agricole à Digne

Marcel KUNTZ, biologiste, directeur de recherches au CNRS (université Joseph Fourier, Grenoble).Etienne MONTAIGNE, directeur UMR Moisa et administrateur scientifique de l’IAM à Montpellier.

Jean-Louis PRIOUL, professeur émérite d’agrophysiologie à l’université Paris-Sud. Agnès RICROCH, maître de conférences en génétique à AgroParisTech et chercheur àl’université Paris-Sud

Horizons Agriculture, Militantisme associatif, Actions humanitaires

Jean CLAVEL, membre de la fondation Louis Malassis, responsable associatif et auteur; jean.clavel@wanadoo.fr

Fabrice DELORME, commercial d’une propriété agricole, et responsable associatif.

Jacques GALAS, ancien chef d’un service régional du Ministère de l’Agriculture, militant associatif ; jacques.galas@wanadoo.fr Olivier HOULES, directeur fédération des caves coopératives des Bouches-du- Rhône.

Pierre LECLERC, cadre d’organisme agricole et initiateur-coordinateur de cet appel.Claire PRIOLET, assistante sociale et militante associative dans le Vaucluse.

Nicolas SUBTIL, ancien agriculteur-maraîcher, gérant d’un équipement sportif. Gérard TEYSSIER, agriculteur, ancien industriel et responsable d’associations humanitaires.

RÉPONSES URGENTES AU DÉFI ALIMENTAIRE

SEIZE SIGNATAIRES

d’une totale pluralité en matière politique et d’options techniques (sur OGM, bio, etc.)

et représentatifs d’horizons volontairement différents et complémentaires

BIBLIOGRAPHIE RÉSUMÉE

1, 2, 3, 4, 5 : “sources et développements” du présent appel proposés par une partie de ces

signataires sur blog : http://defialimentaire.blog.lemonde.fr.

- Le monde a faim de Philippe Chalmin,Ed. Bourin,2009, 140 p.12 . - Site agriculture-contributive.fr ou La fin des paysans n’est pas pour demain, Ed. del’aube,2009, 256p.9,6 . - Ils vous nourriront les paysans du monde, si… de Louis Malassis, Ed. Cirad-Inra,2008,460 p.26 .

- Le plan B de Lester Brown, Ed. Calmann-lévy,2007,420 p. 20 .-

Nourrir la planète, pour une révolution doublement verte.Michel Griffon, Ed. Odile Jacob, 2006, 456 p. 24 .

CONTACT

Pierre LECLERC, 06 14 51 01 20 et 04 90 33 81 80. pierre.leclerc@live.fr

11:47 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2009

Vin et Cancer (suite)

Controverses

Le Word Cancer Research Fund (WCRF) a publié en 1997 un rapport détaillé : « Alimentation, Nutrition, Activité Physique et Prévention du Cancer : une Perspective Mondiale remis à jour en novembre 2007. Le ministère de la santé Français et l’INCA, l’Institut National contre le Cancer ont utilisé ce rapport WCRF/AICR 2007  pour argumenter l’établissement du PNS 2 plan national de santé(2006/2010) et pour la  rédaction de la brochure «  Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations » qui a fait l’objet d’un lancement fortement médiatisé en France le 17 février 2009

Une controverse s’est développée sur l’utilisation par l’INCA, des conclusions du  rapport WCRF 2007, de façon qui semble peu conforme à l’éthique scientifique. Afin d’évaluer les différences entre l’original du rapport et l’interprétation française, nous avons fait traduire, par un expert,  la partie la plus importante de ce rapport et en avons tiré une synthèse.

Extraits :

Les objectifs et recommandations de la Commission d’enquête de WCRF, atteints après cinq années de travail, sont guidés par les recommandations de santé publique et de santé personnelles.. Elles sont basées sur les meilleures preuves disponibles, preuves qui ont été identifiées, collectées, analysées, montrées, résumées et jugées systématiquement, en respectant la transparence et l’indépendance. Les objectifs pour la santé publique  sont destinés principalement aux professionnels de la santé ; les recommandations visent le public.

La commission indique qu’il y a suffisamment de preuves pour dire que les causes d’un grand nombre de cancers, y compris des cancers communs, sont dus à l’excès de gras corporel ou à l’inactivité physique. Pour cette raison, les trois premiers groupes d’objectifs et recommandations ont été mis au point pour servir de point de départ pour la politique, les programmes et les choix dont le but est de maintenir un poids corporel sain et de continuer à pratiquer une activité physique tout au long de la vie.

 Les cinq recommandations générales restantes n’ont pas de priorité particulière, elles sont traitées au fur et à mesure selon les sujets  des chapitres de la deuxième partie

 

 

1°- Gras corporel : Etre aussi mince que possible en restant dans les normes de poids corporel.

2°-Activité physique :Etre aussi actif que possible au quotidien

3°-Limiter la consommation d’aliments denses en énergie, type fast food, éviter les boissons sucrées, soft drink, de type sodas ou colas. Les jus de fruit sont à « limiter »

                                          &&&&&&&&&&&&&&&&

 

4°-Plantes : Manger surtout des aliments venant des plantes

5°Viande rouge : Limiter la consommation de viande rouge et éviter la viande transformée, type charcuterie.

6°-Boissons alcoolisées : Limiter la consommation de boissons alcoolisées

7° Sel : Limiter la consommation de sel, éviter les céréales en gaines, ou légumes secs moisis

8°-Suppléments alimentaires : Se nourrir uniquement par régime alimentaire, sans supplément additionnel

Remarques :  

Le rapport WCRF ayant servi de base aux travaux de l’INCA désigne très clairement 3 causes principales des cancers de tous types, N°1, N°2 et N°3 et place ces causes en priorité dans les actions de réduction des risques a mener, tant au plan des politiques publiques de santé qu’au niveau des recommandations a faire aux personnes. Il y a donc une hiérarchie établie par WCRF dans les risques de cancer, un premier groupe de 3 causes  principales et 5 recommandations nettement séparées des 3 premières causes identifiées, parmi lesquelles figure les recommandations en matière de consommation de boissons alcoolisées.

RECOMMANDATION 6

 

LES BOISSONS ALCOOLISEES

Limiter les boissons alcoolisées

 

OBJECTIF POUR LA SANTE PUBLIQUE

La proportion de la population qui boit plus que la limite préconisée est à réduire d’un tiers tous les 10 ans

 

RECOMMANDATION PERSONNELLE

Si des boissons alcooliques sont consommées, limiter la consommation à un maximum de deux boissons par jour pour les hommes et une par jour pour les femmes (1.)

 

1) cette recommandation prend en compte la possibilité d’un effet protecteur contre la maladie

    coronaire .  l’effet protecteur est ,dans le texte WRCF, considéré comme « Prouvé »

 

Les documents établis et diffusés par l’INCA, a partir du 17 février 2009 font, essentiellement, référence aux travaux de WCRF, et ont indiqué que c’est à partir de ces travaux qu’ils ont établi la hiérarchie des risques de développer un cancer, ils ont placé la consommation d’alcool en priorité dans l’échelle des risques, alors que WRCF a placé le risque alcool en 4° position, si l’on place les risques 5, 6 ,7 ,8 en situation de risque identique, comme WRCF le propose. Par ailleurs WRCF recommande de limiter la consommation quotidienne à 2 boissons par jour  pour les hommes et 1 boisson par jour pour les femmes, qui sont conforme aux recommandations de l’OMS, il n’y a aucune trace d’interdiction de boissons alcoolisées dans le rapport WRCF,

Texte diffusé par l’INCA, placé en risque N° 1, concernant les boissons alcoolisées.

Les facteurs augmentant le risque de cancers :

*                    les boissons alcoolisées : leur consommation est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx et larynx, œsophage, côlon-rectum, sein et foie (de 9 à 168 % par verre consommé par jour, selon les localisations). Le risque augmente avec la quantité globale d'alcool absorbée et est significatif dès une consommation moyenne d'un verre par jour. Toute consommation d'alcool est donc déconseillée. 

 

On a la démonstration, par cette comparaison des textes WRCF et de ceux de l’INCA, de  l’utilisation détournée de travaux scientifiques incontestés et de leur interprétation par un service de l’Etat français, peu conforme à l’éthique scientifique.

 

Jean Clavel   06/06/2009

 

 

 

 

 

 

 

05/01/2008

Bons voeux 2008

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11:08 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3)