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09/06/2015

Vie de certains ancêtres

 

La vie de certains de mes ancêtres :





Des archives familiales (150 documents) venant de la lignée Granier/Villemagne, de Camplong 34260, depuis le 17° siècle exploitées avec l’aide de Georges Pile, historien amateur du village, donnent une idée du fonctionnement de cette micro-société. Il a également numérisé tous les registres paroissiaux existant dans cette paroisse, ce qui m'a permis de compléter l'histoire familiale des Clavel et Devic. Par ailleurs, une étude généalogique aidée par un généalogiste de Riols 34220, m'a permis de retracer la lignée des Clavel sortis du hameau de Lizarne (Riols) ancêtres de ceux de Magalas, alliés a ceux de Camplong.

 

Les Cloutiers de la vallée de la Mare dans l’Hérault



Le nom de famille Clavel, est en relation avec celui des fabricants de clous. Le premier ancêtre familial connu, fabricant de clou est Granier Jacques né à Castanet le Bas, qui a épousé, à Camplong, le 19/06/1770 Marguerite Villemagne. C’est indiqué dans l’acte de mariage, très détaillé, le père de Jacques, cloutier lui-même lui a offert comme cadeau de mariage, les outils d’un atelier de cloutier. Il y avait parmi ceux-ci une cloutière, sorte d’enclume assortie d’outils spéciaux, permettant les divers types de clous fabriqués, une variété de pinces et de marteaux et une forge, qu’un soufflet de cuir, actionné par le pied permettait d’activer. Certains utilisaient un chien dans une cage circulaire pour actionner le soufflet.

- Il y avait un atelier de fabrication artisanale de clous dans presque toutes les familles de Camplong. Pendant la morte saison, chacun s’affairait au rez de chaussée, à côté de la chêvrerie. Ils avaient leur spécialité, des clous de charpentier, de menuisier, de cordonnier, de charron, pour les souliers de marche de l’armée. On payait avec des clous les achats faits chez les Martins à Saint Etienne d’Estréchous, qui vendaient un peu de tout, mais aussi de la viande, des lampes tempête, des outils, des tissus, nous avons dans nos archives diverses factures de vente et d’achat de clous, d’achat de fer brut, certains de nos ancêtres faisaient du courtage de clous, j’ai relevé dans le Recensement de 1836 de Camplong, maintenant disponible sur internet aux archives de l’Hérault, de très nombreux cloutiers dans les professions déclarées, dont un de nos ancêtre Durand Antoine né en 1804.

-La mère Martin possédait des ânes avec lesquels elle allait vendre ses clous aux marchés de la Saint Fulcrand à Lodève, à Clermont l’Hérault, à Bédarieux, à Saint Pons, Saint Chinian…. Le père Dardé maire et président fondateur de la cave coopérative de Berlou, me racontait qu’il allait, avec ses parents à la foire de Saint Chinian et se rappelait l’étal de la mère Martin et ses clous, dont il avait, encore dans sa maison, quelques exemplaires.

Georges Pile, m’a permis, par ses indications, de mieux comprendre le fonctionnement de l’artisanat des cloutiers, fort nombreux à Camplong, il m’a communiqué des références historiques fort intéressantes, Nicolas de Basville qui fut intendant Général du Languedoc (1685/1718) écrivit « Ses Mémoires du Languedoc », somme considérable pour l’époque, mais fut un persécuteur des protestants de la région, traite brièvement des cloutiers : «Il y a , dans le diocèse de Béziers, un canton appelé Graississac (Graissessac) composé de six petits bourgs, où tous les habitants travaillent en cloux. Ils ramassent le fer de toutes parts, et débitent ensuite leurs cloux en Languedoc et dans toutes les provinces voisine. Ce seul commerce les fait subsister ».

L’abbé Gérard Alzieu dans « Catholiques et Protestants à Graissessac de 1836 à 1843 »:

« Les Catholiques dont les ¾ sont réduits à la plus grande misère sont cloutiers ou mineurs de houilleLe vieux fer est recueilli avec soin et sert à faire des clous ou des serrures grossières. Jusqu’à nos jours, quelques individus du pays, protestants pour la plupart, se chargeaient eux-mêmes des clous fabriqués et donnaient en échange aux travailleurs du fer et des denrées, mais depuis 7 ou 8 ans il n’en est plus ainsi. Les cloutiers ont formé entr’eux la convention suivante : à chaque foire qui a lieu dans les villes voisines, 2 ou 3 des fabricants les plus intelligents et les plus probes, se chargent de vendre les clous de toute la communauté, et ils rendent ensuite à chacun des fournisseurs le prix de la marchandise qu’il a livré, ils ne sont plus exploités comme autrefois par les marchands du pays, dont la plupart se sont enrichis aux dépends de leur pratiques. Ce système… est dû à Joachim Granier curé de Graissessac  ».

M. Rivez avocat et pasteur protestant à Graissessac, dans ses « Mémoires Historiques », décrit l’action du curé Granier :

« Homme adoré des catholiques mais détesté des protestants, avec lesquels il a toujours entretenu une rude polémique, et qui ont obtenu son renvoi dans un autre poste peu de temps après la révolution de février 1848, Cette mesure a encore augmenté la haine des catholiques contre les protestants.

M. Granier a eu des torts, sans doute, il est trop outré dans son zèle religieux, mais on ne peut lui contester le mérite d’avoir réussi à guérir du vice ignoble de l’ivrognerie le plus grand nombre de ses paroissiens qui s’abrutissaient jour et nuit au cabaret. Avant lui la vie menée par les cloutiers était la plus abjecte. Ces êtres brûlés par la flamme de la forge, ne trouvaient rien de mieux que d’aller se désaltérer chez l’aubergiste voisin. Pour payer la dépense occasionnée par ces stations bachiques, qui se renouvelaient toutes les 2 heures environ, ils prélevaient un certain nombre de clous sur chaque milliers fabriqués, et munis de cette monnaie d’une nouvelle espèce, ils allaient s’attabler avec leurs amis autour d’une bouteille de vin.Le cabaretier recevait les clous en échange de sa boisson souvent frelatée, et les rangeait sur des étagères dans des paillassons enfumés, ornements indispensables de toute salle à manger.

 

Toutes les économies des cloutiers se dissipaient ainsi follement.  Le soir et les jours de fête, c'était bien pis encore; les amateurs de gros bleu s'amusaient à faire la partie avec des caries puantes, à choquer le verre, et à répéter en chœur des chansons obscènes et bachiques.

 

Mais ce n'était pas tout, à peine l'enfant avait-il été sevré, que son père le menait au cabaret de préférence à l'école, et lui enseignait de fort belles choses... ».

 

-Nos archives ont livré des éléments des modes de vie : il existait à Camplong, un service communal de berger commun, qui sortait et gardait les chèvres. Il passait dans le village le matin au lever du jour, sifflait et appelait, les chêvrerie étaient ouvertes et les chèvres rejoignaient le troupeau. Un procès a opposé un habitant de Camplong au berger communal du village qui s’appelait Barthélemy Séguy, la décision du tribunal ordinaire de la sénéchaussée de Boussagues en date du 20 avril 1762, condamne les propriétaires de chèvres a payer les dommages fait à des cultures par la divagation des chèvres, due au manque de surveillance du berger qui s’était sans doute endormi !!!!.

-Un autre conflit géré par la justice ordinaire de Boussagues, opposait les marguilliers de l’Eglise de Camplong à notre ancêtre Villemagne, dont la maison jouxte l’Eglise. On lui reprochait d’avoir un gros noyer dont les branches dominaient le toit de cette Eglise, il montait sur ce toit, sans précaution, malgré de nombreuses interventions, pour cueillir sa récolte et de ce fait, il créait des gouttières. Le tribunal lui ordonne d’ébrancher cet arbre afin que ces faits ne se reproduisent plus. (Décision du 14/02/1739) Un descendant de la famille sujet du procès, Albert Villemagne, né en 1915, et correspondant de Midi Libre à Camplong, m’a confirmé que la tradition familiale faisait état du conflit avec le curé de ces temps, et que le procès avait coûté à la famille 1500 francs or.



Problèmes entre catholiques et protestants, l’Église (catholique) avait la gestion de l'état civil communal dans l'ancien régime.  

 

-Jean Pierre Clavel , habitant de Camplong (1776/1858) était tailleur de pierre, que Ferdinand Fabre auteur bien connu du 19° siècle, cite dans « Les Courtezons ». Je n’ai pas encore retrouvé les liens directs de cette branche Clavel avec celle des Clavel originaires de Magalas, je n’ai trouvé que des liens indirects par les Villemagne.  Jean Pierre Clavel, marié à Anne Séguy, protestante, avaient 5 enfants (documents paroissiaux), mais j’en ai découvert deux autres dans les registres communaux dont un né avant tous les autres.. Ils  se sont (re)mariés à l’Eglise de Camplong, le 4 février 1844, après que Anne ait renoncé officiellement à la religion réformée. Nous possédons l’acte de renonciation à la RPR, religion prétendument réformée, ainsi désignée par les catholiques.  Ils avaient  comme témoin à ce remariage, Ferdinand Fabre,  qui deviendra un écrivain reconnu élu à l’Académie Française, mais non reçu à cette Académie, pour cause de décès. Il y a sur l’entrée du presbytère de Camplong une plaque indiquant que Ferdinand Fabre a vécu là, chez son oncle, Jean  Fulcrand Fabre, Curé du village. Nous  sommes  apparentés avec cette branche Clavel par des collatéraux, en particulier les Villemagne et peut être, en ligne directe, avec les ancêtres de Riols. Dans son roman « les Courtezons » Ferdinand Fabre décrit la construction par JP Clavel d’une école de fille proche de Saint Xist, hameau de la commune de La Tour sur Orb, qui était autrefois sur la paroisse de Boussagues, sénéchaussée royale, on retrouve aussi son travail de reconstruction de la chapelle de Saint Xist (travaux de avril à septembre 1817)  détruite pendant les évènement révolutionnaires. André Signoles précise dans le bulletin de la société archéologique et historique des hauts cantons de l’Hérault. Il est possible que JP Clavel, tailleur de pierre compétent, suivant les dires de Ferdinand Fabre, ait participé à l’agrandissement de l’Eglise et sa transformation, mené par JF Fabre le curé qui officia de 1837 à 1862. Cette transformation amena le déplacement du cimetière qui, a cette époque, entourait l’église jusqu’à la porte du presbytère. Le sol de l’église était, avant les travaux,  en terre battue, et quelques bancs était répartis sur les côtés, des stalles dans le chœur étaient destinées aux personnalités. On enterrait certaines personnes dans l’église, la dernière a y être enterrée avant les transformations et le pavage fut le 16 mars 1827, Pierre Julien. Une histoire peu banale, rapportée par Albert Villemagne, concerne la mise en place des chaises et des bancs dans l’église, en 1845, et le conflit entre le maire et JF Fabre le curé. Les courriers échangés à ce propos rappellent les échanges de Don Camillo et Peponne : Extraits :

Aujourd’hui seulement il m’est possible de me procurer l’honneur de répondre à votre lettre du 19 courant, dans laquelle vous me dites que vous aviez lieu d’espérer que la réparation de l’église permettait de replacer le banc de la mairie, non dans le chœur qui est contourné des stalles, mais dans une place de distinction, ….

Vous demandez Monsieur, pour le banc de la mairie une place de distinction, mais vous ne la voulez pas dans le chœur, sans doute votre modestie vous fait regarder cette place comme trop honorable,  moi, Monsieur le maire, qui sait qu’une administration qui se dévoue au bien commun, est digne de tout honneur, j’offris deux places dans les stalles , une pour le maire une autre pour l’adjoint, on a dû vous dire que mon offre ne fût pas agréée. Vous ajoutez : Au lieu de tout cela, le banc municipal se trouve posé à l’extrémité de l’église et confondu au rebut de la société, qui plus est , j’apprends avec peine que des personnes mal famées se permettent de s’y installer, ce qui déroge au respect dû à celui qui est investi de l’autorité.

Qu’entendez vous, monsieur le Maire, par le rebut de la société ? Serait ce les pauvres ? Mais alors où que vous soyez placé, vous vous trouvez toujours confondu avec le rebut de la société, car le personnel de Camplong compte peu de riches. Et si la vue de tels gens vous incommode, vous vous trouvez en opposition avec les principes de la philanthropie, qui vous ont fait tant de réputation …..

D’un autre côté, j’ai l’honneur de vous déclarer monsieur le Maire, que si voulez que le banc de la mairie, continue à occuper une place dans l’église, vous aurez la bonté de consentir payer  à la fabrique le prix ordinaire de location, comme les autres particuliers, auxquels, dans le cas, vous êtes semblables….

Prix des places : chaises numérotés : de 1 à 27, 8 fr. par an, de 28 à 76, 7 fr., de 70 à 130, 6 fr.

C’est un décret impérial du 18/05/1806 qui permet aux gestionnaires (les fabriques) des églises de louer les places à l’année.     

. -Sur le monument aux morts de Camplong, assez caractéristique car sculpté dans la pierre par un artisan local qui avait perdu son fils à la guerre de 14/18, un nom apparaît, Clovis Clavel, arrière petit fils de Jean Pierre Clavel, petit fils de Émilien Clavel et fils de Casimir Clavel. Il est décédé en 1915 dans les combats sur la Marne. J’ai dû faire des recherches approfondies, pour savoir qui était Clovis Clavel, personne à la mairie de Camplong, ne pouvait me dire d’où il venait et qui il était, en fait,  il était né à Graissessac, et c’est le service des anciens combattants qui m’a permis de le situer dans la généalogie.    Camplong était un village Catho à 90%, dans les registres de l’Eglise paroissiale, les enfants de Jean Pierre et Anne étaient portés comme « illégitimes et bâtards » du fait que leur mariage était considéré comme civil, jusqu’à ce que Anne adjure officiellement, à l’Eglise, la religion protestante. J’ai trouvé la relation d’évènement qui en dit long sur l’état des relations entre  le clergé catholique et les quelques protestants présents à Camplong. Le Pasteur Jacques Rabaut (1718/1794) qui a joué un rôle assez important durant la Révolution, fait parvenir à M. Pierre Marc d’Argenson en juin 1752 (secrétaire d’État de Louis XV), un mémoire sur l’état des protestants dans la province du Languedoc, extrait : en 1752 un pauvre cordonnier tombe malade dans le village de Camplong, diocèse de Béziers, le prêtre le visite et l’exhorte à se confesser. Le malade refuse et fait connaître qu’il est protestant…celui-ci meurt et MM les ecclésiastiques font traîner son cadavre par les rues et le font ensuite jeter à la voirie. Les protestants d’un village voisin nommé Graissessac, informés de cette barbarie, viennent de nuit, prendre le cadavre et l’enterrer secrètement. On cherche vainement les valeurs  chrétiennes dans ces comportements, reste des guerres de religion qui ont marqué profondément le Languedoc.

Camplong est maintenant un village principalement de retraités de la mine, sans activité, qui s’est dépeuplé, seul le café Jougla, classé maintenant Café Historique ou la mère Jougla âgée de plus de 90 ans a été longtemps bien présente, c’est le fils Pierre qui organise dans ces murs des animations régulières, j’y ai fait plusieurs réunions, FR3 y a tourné un film sur  les événements de 1907. Mon arrière grand-mère Granier Maria , ma grand-mère Marie Durand y sont nées et ont épousé à Camplong des hommes de Magalas, qui ont sans doute préféré des femmes travailleuses des rudes coteaux , aux femmes plus frivoles, sans doute,de la plaine bitteroise.

Hameau de Lizarne, commune de Riols 34220, proche de Saint Pons.

J'ai effectué des étude généalogiques sur les branches plus anciennes des Clavel, qui sont sortis du hameau de Lizarne sur la commune de Riols 34220. Là aussi j'ai trouvé une généalogiste amateur ancien secrétaire de mairie du village qui m'a apporté de nombreuses information et m'a permis d'établir des relations avec la dernière famille Clavel du hameau, dont l'existence s'est terminée , lorsque le dernier représentant a vendu son exploitation à la SAFER dans les années 1990. Sa fille unique, institutrice, avait épousée un Tarbouriech, instituteur du hameau de Tarbouriech, voisin de Lizarne, et ils ont terminé leur vie professionnelle dans l'école primaire de Pézénas. Après la vente à la SAFER de l'exploitation familiale qui comportait un rucher elle avait repris les ruches et les a installé à Saint Vincent d'Olargues . J'ai retrouvé dans les archives communales de Riols mes ancêtres directs à partir de 1650. C'est Jean-Pierre Clavel né à Lizarne le 7 mars 1717, qui s'est marié à Murviel les Béziers le 27 août 1746 avec une fille de ce village, Gaston Marie, s'y est établi , ils ont eu 4 enfants, dont André né en 1747 marié , installé et mort à Magalas le 07/05/1819, souche des viticulteurs Clavel sur cette commune . Mon grand père Raoul qui fut un mutin au 17° régiment d'infanterie de Béziers et qui m'a légué les photos des soldats des compagnies de ce régiment au moment des événements viticoles de 1907, dus à la mévente des vins. Nous avons les livets militaires au 17° régiment d'infanterie de mon arrière Grand-père Célestin né en 1853 et de Raoul né en 1884. Raoul était militaire appelé en 1907. il avait un frère , Benjamin Célestin, né en 1877, ils étaient tous deux sur l'exploitation familiale à Magalas et Camplong, et afin de résister à la difficulté de vente des vins de cette époque, et après le mort prématurée de leur père Célestin-Bernard le 13/1/1906, à l'âge de 52 ans, il est décidé que Benjamin ira créer un entrepôt de vente de vins dans le bassin Lorrain de l'Otain (mines de fer) vente en gros et demi gros , en correspondance par voies ferrée , de la gare de Magalas à la gare de Bouligny, expédition de Magalas par barrique de 600 litres appelées « transport » placées sur des wagons plate forme. A destination, des attelages de chevaux avec char à 4 roues permettaient d'entrer les vins en cave et d'aller les livrer. Ce fut rapidement une réussite et l'écoulement des vins de l'exploitation et de celle des voisins du village était assuré dans de bonnes conditions financières. La fin de cette entreprise est due à la guerre de 14/18, et l'envahissement de la zone par les allemands. Bouligny est à 30 km de Verdun. La mobilisation militaire de Benjamin qui a été gravement blessé à la tête, n'a pu reprendre cette activité qui a été louée à un vigneron des PO. Benjamin , en qualité de blessé de guerre a eu un bureau de régie des alcools et de tabac dans les PO où il est décédé. Nous avons les photos du magasin de gros de vin à Bouligny (55240) et de leur maison à Bouligny , avec mon arrière grand-mère paternelle, mère de mon grand père Raoul Clavel, elle était née à Camplong Maria Granier, et le frère de mon grand père qui avait créé ce commerce de vins dans les années 1905.



Jean Clavel juin 2015





19/05/2015

Languedoc , de l'ancien régime à la fusion 2015

Le Languedoc (Lengadòc, en occitan) est un territoire du sud de la France traditionnellement divisé en Haut-Languedoc, qui correspond approximativement à l'actuelle région Midi-Pyrénées, et Bas-Languedoc, qui correspond approximativement à l'actuelle région Languedoc-Roussillon. Le Languedoc fait partie de l'Occitanie, vaste espace géographique de langue d'oc.

 

 

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08/01/2015

Disparition de Yves Rouquette, Camarès (12360) 04-01-2015.

 

Yves Rouquette, chantre de la culture occitane, est mort dimanche 4 janvier à l'âge de 78 ans à son domicile de Camarès, (12360) dans l'Aveyron. Il aurait eu 79 ans en février 2015. Il est de ma génération.

 

Militant de la reconnaissance de la langue occitane, enseignant, auteur de nombreux ouvrages dans ce domaine, cocréateur de l'IEO, Institut d'étude occitane à Béziers. L'un de ses ouvrages «  De la vinha, del vin e dels ômes  » «  IEO 1987  » a suivi mon «  Histoire et avenir des vins du Languedoc  » (Privat 1985) qui l'a inspiré et dont il s'est nourri.

 

 

 

Né en 1936 à Sète, Yves Rouquette, qui exerça longtemps son métier de professeur de français à Béziers, s'est imposé au fil de ses écrits et de son action comme une figure incontournable de la défense et de la promotion de la langue occitane. Il fonda ainsi la revue Viure (1965-1973) et fut un des principaux animateurs du mouvement «  Volèm viure al païs  » («  nous voulons vivre au pays)

 

 

 

 

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