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11/09/2014

Jean Devic (20/02/1952/06/09/2014)

 

 

 

Il est décédé samedi 6 septembre, emporté, brutalement, par une tumeur au cerveau. C'était un proche au plan familial et au plan professionnel. Nos mères étaient sœurs, et nos pères cousins-germains. Il était président de la cave coopérative de Montredon les Corbières , dont j'ai été adhérent dans mon jeune âge, et président du groupe coopératif du Val d'Orbieu depuis 2004 Il était aussi président de la Caisse de Crédit Agricole du secteur de Narbonne, ancien joueur de Rugby il était membre du Racing Club Narbonnais.

Jean Devic était un homme particulièrement estimé et très respecté par l’ensemble des vignerons adhérents et des collaborateurs de la filière. Viticulteur avant tout, il était aussi un homme d’engagement et de convictions, humble et à l’écoute. Il faisait preuve d’une grande ouverture d’esprit et avait à cœur de faire valoir les valeurs coopératives et les vins de notre région. Dès 2004, en pleine crise, il assuma la présidence du groupe en s’y engageant avec toute son énergie ayant comme seul objectif la reconstruction d’une entreprise coopérative au service de ses adhérents en adéquation avec les marchés. Sans renier l’histoire, doté d’une sensibilité économique, c’est avec une foi sans faille et des valeurs fortes qu’il a œuvré pendant 10 ans avec patience et sagesse, fédérant autour de lui, tant par son humanisme et sa détermination que par son pragmatisme. Ayant toujours su accorder sa confiance aux équipes, il laisse en héritage un groupe fort et puissant qu’il a marqué incontestablement de son empreinte en lui offrant des perspectives porteuses d’avenir pour ses adhérents et ses collaborateurs.

Entreprise coopérative viticole pionnière crée en 1980 par Yves Barsalou, conscient des problèmes viticoles de cette époque, n'oublions pas les événements de Montredon en 1976 (4 mars), visionnaire président national de Crédit Agricole, mais qui avait entraînée Val d'Orbieu dans une croissance démesurée, un peu désordonnée, oubliant quelque peu les valeurs fondatrices viticoles languedociennes, ce qui a obligé le groupe a revenir aux fondamentaux d'origine, et entraîné des révisions stratégiques difficiles que Jean Devic a assumé, après Joël Castany, avec son aide et celle de quelques administrateurs et de son frère Bernard, directeur général.

Val d'Orbieu fédère actuellement 2500 vignerons adhérents répartis sur 11 caves coopératives et 60 Domaines et Châteaux du Languedoc Roussillon. Un vignoble qui s'étend sur 17 000 hectares de vignes pour une production annuelle de 1 000 000 HL.
Le groupe Val d'Orbieu-Uccoar est une des premières entreprises viticoles de France, construit sur un modèle coopératif, porteur de sens, il répond aux préoccupations et aux aspirations citoyennes. Engagé depuis de nombreuses années dans l’action « durable-responsable », l’ambition du groupe s’articule autour de valeurs fortes : la solidarité, la fierté et l’attachement à son territoire, l’éthique, l’équité, le respect, la bienveillance et l’efficacité. Une organisation qui place l’homme au centre de tout, et des valeurs qui s’inscrivent naturellement dans une logique de durabilité pour faire vivre notre nature, nos vignerons, de manière décente et donner du sens au vin consommé. Le vin d'artisan, différent du vin « industrie » du Nouveau Monde viticole.
Le Groupe Val d’Orbieu, est un pionnier en la matière dans le secteur viticole, il comprend :.



SCA Les Vignerons du Val d'Orbieu

Actionnaire historique et majoritaire du Groupe Val d'Orbieu, la SCA Les vignerons du Val d'Orbieu est représentée par un conseil d'administration, qui comprend des coopératives viticoles vinifiant la production de leurs adhérents et des domaines vinifiant leur propre production. La SCA valide les orientations stratégiques du Groupe et veille à leurs mises en œuvre.

Cave La Malepère

Créée en 1949 à Arzens (Aude), la Cave La Malepère, est aujourd’hui présidée par M. Dominique Farail. La cave rayonne sur 30km à la ronde et fédère plus de 200 viticulteurs, sur plus de 2 000 hectares de vignes. La production moyenne est de 155 000 hl, ce qui la place parmi les caves coopératives les plus importantes de France. La cave est en effet, dotée d’une unité de vinification à la pointe et la diversité et la qualité constante de ses vins en font sa renommée. « La Malepère » est l’une des 2 caves fondatrices d’UCCOAR.

Cave du Razès

Construite en 1947 sur l'ancienne gare de Routier dans le département de l'Aude, la cave du Razès est aujourd'hui une des plus importante cave de France. Elle dispose de moyens techniques et d'installations modernes pour vinifier les 250 000 hectolitres de production annuelle moyenne. Son vignoble est implanté sur 36 communes situées au sud de Carcassonne représentant 3000 ha de vignes. La cave du Razès est présidée par Mr Gérard Guiraud et est également une des 2 caves fondatrices d'Uccoar

La Languedocienne

C'est la holding conmmerciale du Groupe Val d'Orbieu gouvernant ses filiales commerciales que sont les Vignerons de La Méditerranée, Trilles et Uccoar. Elle est détenue à 75% par la SCA les vignerons du Val d'Orbieu et à 25% par les caves du Razès et de la Malepère, fruit du rapprochement Val d'Orbieu-Uccoar.

Il y a 3 sites de production a destination des marchés, prospection action commerciale, facturation, stockage, conditionnement, expédition, facturation, gestion financière : Trilles à Maureilhan dans l'Hérault, Les Vignerons de la Méditerranée à Narbonne, Uccoar à Carcassonne

SA Trilles à Maureilhan 34370 (SA à Conseil d'admiistration, présidé par Jean Devic) Capital social de 4 672 000 € crée en 1975. Chiffre d'affaire 2012 : 95 millions d'€. 95 employés.

SA Les Vignerons de la Méditerranée ZI Plaisance à Narbonne SA à Conseil d'administration au Capital Social de 19 millions d'€ crée en 1982, présidée par Jean Devic , Chiffre d'affaire 2013 : 101 millions d'€. 100 personnes employées.

SA UCCOAR SA à directoire ZI Salvaza Carcassonne 11000 créée en 1991 Capital social 5 millions d'€ Président du Directoire Bernard Girard Président du Conseil de surveillance Jean Devic CA 2013 70 millions d'€ . Par suite des difficultés financières du groupe UCCOAR en 2012, l'ensemble des partenaires a souhaité la création d'une nouvelle structure permettant la fusion absortion de l'Uccoar par le Val d'Orbieu, cette nouvelle structure a un capital social composé de 75% d'apports de Val d'Orbieu et 25% d'apport Uccoar.

L'examen de l'ensemble Val d'Orbieu, montre combien l'implication de Jean Devic était importante dans la gestion des structures de ce groupe et sa présence permanente pour la coordination de son fonctionnement, et la confiance des secteurs amont et aval, en particulier du système bancaire. Personne n'est indispensable mais certains le sont plus que d'autres

Jean Clavel 11septembre 2014

17/07/2014

Philippe Lamour

Quelques infos sur la création des Coteaux du Languedoc et l'action de Philippe Lamour. Il a été avant la guerre de 39/45, un grand avocat, à trente ans, il est déjà célèbre, ayant plaidé notamment dans l'affaire Seznec et l'affaire Stavisky.

Lecteur lucide de Mein Kampf, témoin engagé de la guerre d'Espagne comme conseiller du gouvernement républicain, il multiplie en vain les avertissements dans un univers politique paralysé. La vengeance de la Gestapo lui interdira, après sa démobilisation en 1940, de rentrer à Paris. Pour assurer la subsistance de sa famille, et s'engager dans une résistance active et gaulliste, en zone sud, il remet en état une propriété abandonnée, dans le centre, avant d'acquérir un mas viticole sur les Costières de Nîmes, dans le Gard, où il vivra jusqu'à sa mort.

Après la Libération, il se lance dans l'action professionnelle agricole, la France doit tout reconstruire . Les organisations professionnelles viticoles, souvent marquées par le pétainisme, sont déconsidérées. Il se rend compte rapidement que la viticulture du sud de la France, a raté avant guerre, la démarche qualitative réussie par le Bordelais, la Bourgogne , la Champagne et quelques autres vignobles, de la Loire. Aucun des vignobles du sud depuis la Provence jusqu'à la Catalogne française, en passant par les basses côtes du Rhône (à l'exception de Chateauneuf du Pape, Fitou et quelques muscats) n'a reçu la qualification AOC. Les vignobles historiques AOC, ne souhaitent pas alors, que le sud viticole entre dans leur famille. Philippe Lamour réussit a convaincre, avec difficulté, le ministre des finances du gouvernement De Gaule, Pierre Mendez-France, qu'il faut créer une famille de vins de qualité, capable d'entraîner cette viticulture, vers une amélioration de leur production. Ce seront les VDQS (Vins délimités de qualité supérieure, loi de 1946) . Dans un domaine agricole plus large et national, c'est sous son impulsion que naît la Confédération générale de l'agriculture, (CGA) dont il devient le secrétaire général. Il s'agit alors de redonner à l'agriculture française et à ses organisations syndicales, financières et mutualistes une structure cohérente et représentative. À cette époque, les moyens de production sont détruits, et les restrictions alimentaires frappent encore durement la population. Il s'attache, en collaboration étroite avec le ministre de l'Agriculture, Tanguy-Prigent, à obtenir, dans le cadre du plan Marshall, les indispensables dotations en matériel, engrais et semences. Son action est déterminante. L'agriculture française entre de plain-pied dans l'ère moderne.

En février 1955, Philippe Lamour arrache des mains de Pierre Mendès-France, le jour de sa démission de la présidence du Conseil et sur le capot de sa voiture, la signature du décret instituant la création de la Compagnie nationale d’aménagement de la région du Bas-Rhône Languedoc (CNABRL).C’est la fin du premier acte d’un combat vieux de dix ans pour Philippe Lamour, sur la rive droite du Rhône, au cours de l’occupation.Grâce à cette signature, le visionnaire Lamour va offrir un nouvel essor à sa région d’adoption, un Languedoc aride et peu industrialisé, soumis à une viticulture en perte de vitesse au sortir de la guerre. Son projet s’inspire de l’aménagement hydrologique de la Vallée du Tennessee, mené dans les années 30 aux Etats-Unis : la Tennessee Valley Authority (TVA).

Soit un vaste réseau d’irrigation (canaux, barrages) qui conduirait l’eau du Rhône, qui en abondance se perd en mer , à travers trois départements (le Gard, l’Hérault et l’Aude), permettant ainsi le développement d’une agriculture diversifiée. Le canal du Bas-Rhône, fruit du premier plan de modernisation de Jean Monnet, voit le jour au tout début des années soixante et la Costière gardoise, aux portes de Nîmes, ne tarde pas à s’imposer comme l’un des grands plateaux arboricoles européens grâce, notamment, à l’arrivée et au savoir-faire des rapatriés d’Algérie.

Mais l’eau ne servira pas qu’à des fins agricoles. Les centaines de kilomètres de réseaux du canal vont permettre au gouvernement Pompidou, dès 1963, de s’attaquer à l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon.

Près de 60 ans après sa création, la compagnie du Bas-Rhône Languedoc (BRL), après bien des déboires, est devenue un acteur international de l’aménagement hydraulique. Société d’économie mixte locale (SEML) aux mains de la région Languedoc-Roussillon, elle ne saurait toutefois négliger sa vocation première face à l’afflux de nouvelles populations venues profiter du soleil méditerranéen.

Le projet Aqua Domitia vise aujourd’hui à conduire l’eau du Rhône jusqu’aux confins de l’Aude, et pourquoi pas prochainement, jusqu’aux Pyrénées . Le canal, parfois décrié pour son envergure démesurée, trouvera t-il demain une nouvelle raison d’être dans cette région où l’agriculture perd chaque jour des exploitants, mais où il y a une agriculture dynamique, voir a Mauguio la réutilisation des surfaces de vignobles arrachées grâce aux aides européennes, mise en valeurs par des immigrants espagnols ?

En creux, se dessine au fil de sa vie, le portrait d’un homme gouverné par l’amour de la liberté et de la modernité, n’ayant jamais succombé aux sirènes de la vie politique. Philippe Lamour est considéré à bien des égards comme l’un des pères de l’aménagement du territoire en France, et dont ce cher Languedoc aura été le précieux laboratoire.

 Le canal du Bas-Rhône et Philippe Lamour, une histoire commune :

* 1903 : Naissance de Philippe Lamour à Landrecies (Nord) bachelier à 15 ans, avocat à 20 ans

* 1923 : Il plaide notamment dans le cadre des affaires Seznec et Stavisky

* 1931 : Création de la revue d’avant-garde Plans, à laquelle collaborent notamment Le Corbusier et Fernand Léger.

* 1934 : Publication de son premier roman (« Un dur ») avec son ami, l’avocat André Cayatte.

* 1942 : Installation au mas Saint-Louis la Perdrix à Bellegarde (30300).

* 1946 : Création de la Commission du Bas-Rhône. Visite de l’aménagement hydraulique de la Tennessee Valley (USA).

* 1947 – 1954 : Secrétaire général de la Confédération générale de l’Agriculture (CGA) Création des VDQS (vins délimités de qualité supérieure, loi de 1949) et de la Fédération Nationale des VDQS dont il devient président ce qui lui permet d'entrer dans le cénacle de l'INAO ce qui aidera au classement AOC de Faugères et de Saint Chinian en 1983 et des Coteaux du Languedoc, des Corbières, du Minervois, des côtes du Roussillon en décembre 1985.

* 1955 : Création de la Compagnie nationale d’aménagement de la région du Bas-Rhône et du Languedoc (CNARBRL, 1ère Société d’aménagement régional française) dont il sera le président jusqu’en 1974.

* 1956 : L’Etat autorise la compagnie à prélever jusqu’à 75 m3/s dans le Rhône pour alimenter les communes du Bas-Rhône et du Languedoc.

* 1957 : Avril, les travaux du canal s’ouvrent à Saint-Gilles (Gard). Au total, ils dureront dix années.

* 1960 : 26 février, inauguration de la station de pompage de Pichegu à Bellegarde, rebaptisée plus tard Aristide Dumont, par le général de Gaulle. Mars : visite de Nikita Khroutchev, président de l’U.R.S.S. (J'y étais)

* 1961 : La concession attribuée par l’État à BRL est élargie pour permettre l’irrigation, grâce à un système de barrages, des plaines autour de Béziers et du littoral audois. A la fin des années 60, construction du barrage du Salagou.

* 1963 : Février, création de la Commission nationale d’aménagement du territoire dont Philippe Lamour est nommé président. Juin : création de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar). Naissance de la mission Racine (aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon).

* 1965 -1983 : Philippe Lamour est maire de Ceillac (Hautes-Alpes).

* 1974 : Président du Conseil économique et social de la région Languedoc-Roussillon. Il fut aussi, notamment, président du comité des experts de la FAO (Nations Unies) et de l’ANDAFAR (Association nationale pour le développement de l’aménagement foncier agricole et rural).

* 1977 : Président fondateur du Parc du Queyras.

* 1980 : Publication de son récit autobiographique « Le cadran solaire ».

* 1989 : Publication d’un article dans Le Monde : « TGV et voie d’eau : même combat ».

* 1992 : Mort de Philippe Lamour.

* 2005 : Lancement du projet « Aqua domitia », qui prolonge l’œuvre de Philippe Lamour (réseau enterré) jusqu’à Narbonne.

 

23/06/2014

Ma vie engagée

Après mon service militaire 11/1954-05/1957, maintenu sous les drapeaux en AFN, je reprends l'exploitation familiale viticole en Corbières, et je deviens le secrétaire général des jeunes agriculteurs de l'Aude et a ce titre ,ai reçu une formation générale et syndicale, en alternance à Paris, dans le cadre de l'IFOCAP (institut de formation des cadres paysans).

J'ai participé aux discussions lors de la création du syndicat des Coteaux du Languedoc (1960), sur proposition du professeur Jules Milhau (Agro, et Science éco) et de Philippe Lamour alors vigneron dans les Costières de Nîmes et président de la Fédération Nationale des VDQS. Ce syndicat devait regrouper, à l'origine, tous les syndicats VDQS (vins délimités de qualité supérieure) du Languedoc depuis Corbières jusqu'aux Costières de Nîmes. Mais des désaccords sur la politique d'encépagement, ont limité les syndicats à l'origine des Coteaux du Languedoc à ceux de l'Hérault, à La Clape et au Quatourze dans l'Aude et à Langlade dans le Gard. (13 syndicats de base)

Suite à des problèmes familiaux , je change d'orientation professionnelle en 1964, et deviens un des acteurs administratifs de la mise en place dans le sud de la France du Fonds européen d'action sociale pour l'aménagement des structures agricoles (FASASA) Je crée à cette occasion l'ADASEA de l'Hérault (1967) dont je suis le directeur jusqu'en 1976, en même teemps que l'animateur de la FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles).

Un grave événement se produit le 4 mars 1976 à Montredon, mon village de naissance, lors d'une manifestation viticole au pont de Montredon. Une fusillade éclate entre une Compagnie de CRS, et le groupe de viticulteurs bloquant la circulation sur la RN 113 et tentant le blocage de la voie ferrée Bordeaux- Marseille. Un vigneron des Corbières et le commandant de la compagnie de CRS sont tués et il y a une quinzaine de blessés.

A la suite de ce tragique événement, des responsables viticoles de la région , présidents de syndicats ou de coopératives, prennent conscience qu'il faut changer de politique professionnelle et engager une orientation qualitative du vignoble, vigoureuse et durable. Certains de ceux ci me demandent de prendre en charge l'animation qualitative du vignoble à partir du syndicat Coteaux du Languedoc, encore peu actif.

Sous la présidence de Jean-Claude Bousquet, alors président de la Safer, nous avons construit une politique de long terme visant à une amélioration qualitative, du vignoble, des vins, de la compétence professionnelle des vignerons, et de la communication, alors inexistante, sur les vins du Languedoc. Dans ce cadre , j'ai écrit plusieurs ouvrages , dont l'un édité par Privat à Toulouse, « Histoire et avenir des vins en Languedoc » (1985) a eu un prix de l'Académie Française. Il y a eu ensuite « Le 21° sècle des vins du Languedoc, du monde gréco-romain à internet », puis «  Qualité oblige », « Réussir » « La mondialisation des vins, » édité chez Feret en 2008 à Bordeaux .

Nous avons obtenu après de difficiles débats, dans le cadre de l'INAO, le classement en AOC des vins des coteaux du Languedoc (12/1985). Afin de communiquer, auprès des consommateurs et des médias une image positive de nos vins, nous avons installé la maison des vins de Saporta, dont j'ai été le maître d'ouvrage, qui accueille depuis un nombteux public. Afin de faire découvrir la réalité des autres vignoble européens nous avons organisé, dès 1980, des voyages d'études pour les principaux responsables viticole du Languedoc, les présidents et directeurs de caves coopératives , les journalistes viticoles, dans tous les vignobles espagnols, italiens, allemands, Suisses, autrichiens, Hongrois, ce qui a permis de dépasser les fausses idées ,répandues en Languedoc, sur ces productions et a facilité le changement espéré.

C'est à cette époque , qu'à la demande du président Gravegeal , j'ai élaboré le concept « Pays d'Oc » destiné à donner une identité positive aux vins de qualité (Vins de Pays) ne pouvant pas bénéficier de l'AOC. C'est devenu un grand succès, puisque , dans le cadre des IGP norme européenne, (indication géographique protégée) les vins des 4 départements PO, Aude, Hérault, Gard, qui sont soumis a des conditions de production sévères, et sont produits en dehors des zones délimitées AOP, ont une image internationale très positive, et sont un succès économique reconnu.

Depuis ma retraite des fonctions opérationnelles, j'ai participé dans le cadre de la Chambre d'agriculture a toute une série d'actions, et avec le Président Tastavy nous avons créé l'association « Honneur du Vin » (2009) qui nous a permis d'engager des actions judicaires et d'information pour protéger le vin contre les agissements dévoyées des ligues anti-alcooliques qui menaçaient l'existence même des vignerons français. Dans ce cadre , a partir d'une motion votée par la session de la chambre d'agriculture de l'Hérault (20/03/2011)nous sommes en bonne voie d'obtenir du Parlement, que dans le code rural soit inscrite la mention sous l'article L665-6 « Le vin produit de la vigne, fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France »

J'ai enfin participé en 2013 à la rédaction de l'Atlas des Garrigues (Hérault, Gard) pour la partie viticole, Atlas édité par les « écologistes de l'Euzière ».

Nous avons fêté , dans le domaine de mon fils aîné à Assas (Mas de Périé) en mai 2014, mes 80 ans, entouré de ma nombreuses famille, des amis du groupe « Lo cocut » chant choral occitan, qui ensemble m'ont offert, un vélo a assistance électrique pour me permettre de continuer à faire mes parcours de VTT. (100 km semaine 500 km mois)

 

Jean Clavel 20/06/2014