UA-391811903-1
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


17/12/2014

mes 80 ans entouré des miens

11/05/2014

Les 80 ans de Jean Clavel!                      Photo

Belle journée, brasucade et méchoui pour les 80 ans de Jean Clavel, mon beau-père

(qui me supporte depuis plus de quarante ans!),

figure emblématique du monde viticole, au magnifique Domaine d'Assas, de Pierre, son fils. Dans leurs veines coule non pas du sang, mais du vin! Ils sont liés à la terre, aux ceps de vigne depuis des générations, et la relève est déjà assurée avec les petits enfants, Antoine, Martin, et qui sait, Thomas (ou Adrien?). Toute la vie de Jean a été dédiée à l'amélioration de la qualité des vins de notre région, désormais reconnus...

Accueil chanté, avec ses amis occitans du "Cocut"

IMG_1521.JPG


Brasucade de Pierre, avec sa touche finale d'huile, moutarde, câpres, cornichons, piment.

IMG_1525.JPG

 

 

IMG_1527.JPG

IMG_1536.JPG

IMG_1518.JPG

IMG_1538.JPG

IMG_1542.JPG

IMG_1546.JPG

 

La jolie Lison avait tressé la crinière de Bayard.

IMG_1550.JPG

 

IMG_1544.JPG

IMG_1548.JPG

 

 

L'homme et le cheval de trait, Bayard, dernière acquisition de Pierre et Estelle. Bayard a été rebaptisé en hommage au dernier cheval de la famille Clavel.  Pierre a lu un texte que Jean avait écrit et que l'on peut retrouver sur son blog

http://1907larevoltevigneronne.midiblogs.com

...C’était une après midi de fin octobre 1958 après les vendanges, il faisait beau temps, sans vent, j’ai demandé à mon grand père Raoul s’il voulait m’accompagner pour faire le tour des terroirs du village.  J’ai attelé pour la dernière fois, Bayard,  le  bâtard barbe alezan, à la jardinière. C’était sa dernière sortie,  ces jours prochains on viendrait le prendre pour la boucherie chevaline. La grande écurie avec tous ces harnais suspendus aux murs, ces crèches de pierre, ces râteliers de fer courant tout au long du bâtiment, l’escalier de bois conduisant au pallier, le grand coffre à avoine, tout cela n’avait plus d’utilité, de même que  les outils de culture de la vigne et leur attelage, les charrettes à grosses roues de bois.

            J’avais le sentiment très net, très clair, que nous changions d’époque, de culture, de génération, le tracteur vigneron, la mécanique, et plus tard la chimie, allaient remplacer le laboureur qui vivait au rythme des pas du cheval. Et pour mon grand père, né 74 ans plus tôt, et qui allait s’éteindre 3 ans plus tard, c’était la fin d’une vie professionnelle, toute consacrée à la vigne, plus qu’au vin, suivant des principes de culture viticole appris de son père. Il ne taillerait plus les souches en gobelet, cherchant pour chacune, la meilleure orientation, la coupe franche sur le deuxième  bourgeon, laissant 6 coursons francs, bourre et bourrillou et ne serait plus l’animateur attentif de l’équipe de vendangeurs, ramassant derrière la « colle », les raisins oubliés et aidant ceux, qui en retard sur leur rang de vigne, risquaient de ralentir la coupe, que la mousseigne, femme de tête au propre eu figuré, tirait devant.

Les vignes commençaient à prendre leur teinte d’automne, et les couleurs de chacun des cépages étaient plus vives et marquées. Il avait plu quelques jours avant, et l’on sentait la végétation revivre après l’intense sécheresse de l’été. Passant par les chemins en bord de garrigue, on percevait de multiples senteurs des plantes aromatiques, le thym, le romarin, les lavandes, les  arbrisseaux, comme le genévrier cade dont on extrayait une huile médicinale et vétérinaire à l’odeur puissante. On voyait de loin les damiers des cépages, l’alicante-bouschet, métis de grenache et de teinturier du cher, au violet foncé tirant sur le noir, quelques vieux aramons au vert pâle, la masse des carignans aux souches puissantes, aux bras noueux, dont une partie des feuilles prenaient la couleur rouille,  les grenaches au vert tendre et aux sarments orangers tranchaient.

Mon grand père était silencieux, pensif, et je sentais bien qu’il était conscient de vivre une dernière étape de sa vie professionnelle, que l’on ne reverrait plus la cohorte des chevaux de labour, partant vers les terroirs vignerons, pour faire la labour d’automne, couvrant les rangs de souche pour l’hiver, enterrant les herbes, le margail ou l’herbe blanche qui avaient repoussé avec la pluie de l’équinoxe. Que l’on ne sentirait plus l’odeur puissante de la terre retournée, vivant de ses milliers de vers de terre, qui la nourrissent et font prospérer le terroir. Cette vie du terroir entretenue par le fumier de cheval, 20 000 chevaux pour le département, soit 200 000 tonnes par an.

Ce terroir de basse Corbière, comporte, je devrais rire comportait, car l’urbanisation en habitat et en bâtiments industriels, en a déjà rogné une partie, une zone de vignobles en bordure de garrigue, la plus qualitative, qui s’étend principalement autour d’un ancien étang asséché, planté de vignes  lui aussi,  et plusieurs petits bassins entourés de garrigues de chêne kermès et de pinèdes.

Nous allâmes vers les Pradines, terroir argilo calcaire, aux croupes presque toutes plantées,  par la route de Marcorignan, passant devant une de nos vignes, au dessus du chemin,  qui avait plus d’un siècle, plantée par un arrière grand père au pal-fer, le Clos des Pierres, bien nommé,  exposé plein sud,  que l’on ne pouvait cultiver qu’au dental, car il y avait des émergences de rocher. Ces plantations, dans ces terrains difficiles, les meilleurs  qualitativement, étaient autrefois pratiquées par une barre de fer appointée d’un côté et que l’on enfonçait d’un bon demi mètre, à l’aide d’une masse de 5 kilos, pour faire l’emplacement du plant raciné de rupestris, greffé en place de carignan, 2 ans après. Il y avait dans cette vigne quelques ceps de « rognons de coq » blancs aux longues grappes à gros grains à la peau résistante, que l’on cueillait tardivement afin de les suspendre au grenier de la maison familiale pour  la table pour Noël ou pour les mettre dans l’eau de vie. Je me disais que cette vigne, comme Bayard, ne résisterait pas à la mécanisation de la culture. Après les Pradines en route vers Bouco Cers en passant par le Pech Montjieux, où se trouvait l’une de vignes de blanc, sur la pente assez élevée, au couchant, exposée au cers dominant. C’était des cépages mêlés de clairette, de grenache blanc, de muscat, de bourboulenc, de picpoul sur un sol détritique parsemé de galets et roches fracturées, que l’on récoltait tardivement pour mettre au pressoir et en demi muid. Bouco Cers est un ensemble de vignes en bordure de garrigue à l’extrémité  sud est du bassin principal, se terminant par un col,  au nom évocateur du souffle puissant du vent  Nord Ouest dominant. Au 19° siècle la plus grande partie du vignoble du village appartenait au château de l’antique famille des de Montredon, il était le principal employeur et les ouvriers agricoles avaient progressivement défriché et planté des petits bassins de garrigue et  constitué des exploitations. Fin du 19° un conflit au sein de la famille des châtelains, avait provoqué la vente au tribunal d’une partie de la propriété. L’arrière Grand Père Pigassou, qui était aussi régisseur du Château, s’était porté acquéreur de Bouco Cers, d’autres membres de notre famille, et des petits vignerons avait acheté le reste. Ces pentes argilo calcaires sont de bonnes terres à vigne, résistant bien à la sécheresse estivale par un enracinement profond, au couchant, à la maturité tardive,  ce qui leur permet de bénéficier des premières pluies d’automne. Très venté, ce terroir bénéficie de conditions climatiques limitant les risques de maladies comme le mildiou ou le botrytis de fin de saison. Raoul n’était pas très communicant, il faisait quelques commentaires sur la récolte rentrée, sur la culture de telle ou telle parcelle d’un voisin, il avait toute sa vie élaboré son vin, et acceptait mal que l’on apporte maintenant la récolte à la coopérative, il avait été des derniers vignerons du village a accepter cette décision inévitable, étant donné la vétusté des installations vinaires.  

                                       Continuant a suivre la bordure du bassin principal, à la limite du terrain classé Corbières, Bayard nous emmenait vers le Pont de Montredon et Cap de Pla, le plus beau des terroirs, plein sud, toujours bord de garrigue, en limite de la route nationale 113, sol de formation détritique, mélange d’argile et de sables marins aux résultats qualitatifs remarquables, les meilleurs de la commune, sur de vieux carignans de 80 ans, et des grenaches plus jeunes. De là, par le Pont de Montredon, qui a été le lieu de nombreuses manifestations vigneronnes dans le passé, et le 4 mars 1976 d’une fusillade entre les CRS et les viticulteurs faisant 2 morts dont le commandant Le Goff  et le vigneron Pouytès,  nous nous dirigeons vers le Castellas et les Gourgues, ou au bord d’une dépression entourée de garrigues, au fond de laquelle coule une source qui alimentait depuis l’époque romaine la ville de Narbonne, un beau terroir, un peu froid, à la vendange tardive, résistant bien à la sécheresse, argilo calcaire facile à cultiver, entouré des plantes odorantes de farigoule, de ciste, de romarin qui transmettent ces arômes aux raisins. Nous prenons ensuite le chemin du retour, par le Pech de Montredon, col de Chèvre, et Clottes terrains très filtrants et pauvres, vieilles vignes de cépages aspirans blanc et gris très qualitatifs aujourd’hui disparus. Entrant au domaine, nous avons dételé pour la dernière Bayard, et Raoul tristement le ramena dans sa loge.

Depuis cette époque, bien des choses ont changé, le tracteur a permis d’augmenter la surface exploitée par chaque vigneron, mais le sol continuait à vivre grâce aux réserves humiques accumulées par les générations antérieures. Mais il fallut aller plus loin, et la simazine fut le premier désherbant expérimenté, qui entraîna de nombreux autres produits chimiques. Petit à petit on cessa de travailler le sol, et les vignes étaient « très propres » suivant les dires de viticulteurs du moment. Mais la vie du sol s’est étiolée et on refuse d’évaluer ce que ce mode de conduite de la vigne, a de dommageable sur le fonctionnement des terroirs par la stérilisation des sols. En réaction, pour le moment marginale,  une orientation nouvelle se développe progressivement, c’est la production bio des raisins. C’est ce que mon fils réalise en particulier sur La Méjanelle, terroir des Grès de Montpellier...

IMG_1532.JPG

IMG_1558.JPG

Kikou, Anne-Marie, Jean Clavel, descendants de Raoul le vigneron...

IMG_1514.JPG

IMG_1516.JPG

IMG_1537.JPG

Le méchoui, farci de semoule, cuit à la broche durant 5 heures, caressé par les parfums de la garrigue, et dégusté en chansons avec "lo cocut"

IMG_1557.JPG

IMG_1559.JPG

Encore de nombreuses et belles années à parcourir la garrigue aimée!

Photo 

 

05/12/2014

Boire du Coca rendrait la vie plus brève :

 

Une prestigieuse revue américaine d'épidémiologie ( Américan Journal of Public Health )vient de publier une étude dont l'une des conclusions est surprenante. On sait depuis une dizaine d'années que les chromosomes (élément essentiel des cellules humaines) comportent à leur extrémité un élément plus ou moins long appelé « télomère ». On a constaté que les centenaires en bonne santé ont des télomères très longs.Des conditions de vie défavorables, alimentation ou autres circonstances, entraînent un raccourcissement des télomères. Des équipes d'épidémiologistes ont recherché quelles sont les circonstances qui entraînent un raccourcissement des télomères.

 

Ils ont eu l'idée de mesurer les variations de longueur des télomères sur une durée brève, 4 années, pour 5300 adultes en bonne santé, parmi d'autres résultats, les buveurs réguliers de coca cola ou de pepsi cola ont les télomères qui raccourcissent.

 

D'après les calculs des scientifiques, avaler 2 canettes de coca par jour entraîne la perte en 4 années de 4,6 années d'espérance de vie. Comment cette boisson sucrée agit-elle sur les télomères ?

 

On n'en connaît pas les raisons . Mais on sait que ces boissons sucrées' sont sont fortement soupçonnées de favoriser le cancer de l’œsophage à cause des remontées gastriques, de plus l'acide phosphorique que contient le coca, agit sur le squelette en perturbant l’absorption du calcium, particulièrement chez les femmes .

 

Autre ennemi de la santé humaine, le sucre consommé en trop grande quantité. Une canette de coca contient l'équivalent de 7 morceaux de sucre, qui sont une des causes de l’épidémie d'obésité et son cortège de maladies dont la première, le diabète.

 

Certains restaurants spécialisés dans la malbouffe, offrent maintenant un « drink spot » fontaine ou on peut boire des sodas à volonté. 'plus de 400 établissement proposent cette attraction en France.

 

Que voilà une belle initiative en matière de santé publique et une manifestation de la cohérence de la politique de notre ministère de la santé et de notre gouvernement !!!  En effet, la société qui a mis en œuvre cette action commerciale remportant un grand succès auprès des jeunes consommateurs de cette chaîne, est propriété de la Caisse des Dépôts , donc notre État, via sa société d'investissement, dont la patron était il y a peu, secrétaire général de la présidence de la République. Offrir du coca à volonté, alors que les experts de santé publique demandent que soit alourdie la TVA sur les sodas, pour en diminuer la consommation, est incompréhensible.

 

Les questions de consommation alimentaire occupent une place importante dans les débats de santé publique en raison d’un lien fort entre consommations alimentaires ,y compris boissons, et la montée de l’obésité ou l’occurrence de maladies chroniques. Les autorités publiques et sanitaires tentent de promouvoir une alimentation équilibrée et mettent en place le Programme National Nutrition Santé (PNNS) depuis 2001 ainsi que le Plan Obésité depuis 2010. Les politiques nutritionnelles utilisées jusqu’ici ont consisté à guider le consommateur vers des choix plus adaptés à une alimentation saine et équilibrée (campagnes publicitaires, éducation…). Ces outils n’ont pas réussi à modifier la prévalence de l’obésité en France. Les autorités publiques s’intéressent désormais à d’autres outils visant à modifier l’environnement des consommateurs (politiques agissant sur les prix, normes de composition des produits, incitation à la reformulation des produits, restriction sur l’offre dans certains lieux…).

 

L'objectif des travaux menés est d'aider les pouvoirs publics dans la lutte contre la prévalence de l'obésité en évaluant l’impact de politiques de taxation/subvention sur la modification des choix alimentaires. Ces travaux utilisent des méthodes d’économétrie structurelle. Elles permettent de tenir compte des réactions en prix des industriels et des distributeurs lorsqu’ils font face à une politique de taxation ainsi que de la réaction des consommateurs en termes de consommation. Les modèles développés sont utilisés pour simuler l’impact de diverses politiques publiques.

 

Malheureusement, toutes les tentatives publiques dans ces domaines n'ont pas donné, à ce jour, de résultats probants.

 

Jean Clavel 05/12/2014

 

 

 

 

 

12/11/2014

Les dangers planétaires du Réchauffement Climatique

 

 

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère terrestre, mesuré à l'échelle mondiale sur plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la quantité de chaleur de la surface terrestre. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis le début du XX Siècle.

 

En 1988, l'ONU crée le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) chargé de faire une synthèse des études scientifiques sur cette question. Dans son dernier et quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, le GIEC affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est très probablement dû à l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine des activités humaines, industrielles et domestiques. Les conclusions du GIEC ont été approuvées par plus de 40 sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés. Dans une étude publiée fin 2012, qui a compilé et comparé des simulations issues de 20 modèles informatiques différents et des informations issues des observations satellites, une équipe de climatologues du Lawrence Livermore National Laboratory du département de l'Énergie des États-Unis et de 16 autres organisations a conclu que les changements de température de la troposphère et de la stratosphère sont bien réels et qu'ils sont clairement liées aux activités humaines.

 

Les projections des modèles climatiques présentées dans le dernier rapport du Giec indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre les projections proviennent de l'utilisation de modèles ayant des sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à effet de serre et utilisant différentes estimations pour les émissions futures. La plupart des études portent sur la période allant jusqu'à l'an 2100. Cependant, le réchauffement devrait se poursuivre au-delà de cette date, même si les émissions s'arrêtent, en raison de la grande capacité calorifique des océans et de la durée de vie du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

 

Des incertitudes sur la hausse de température globale moyenne subsistent du fait de la précision des modélisations employées, et des comportements étatiques et individuels présents et futurs. Les enjeux économiques, politiques, sociaux, environnementaux, voire moraux, étant majeurs, ils suscitent des débats nombreux, à l'échelle internationale, ainsi que des controverses. Néanmoins l'impact économique, sociologique, environnemental voire géopolitique de ces projections est globalement négatif à moyen et long terme

 

Le nouveau rapport du Groupement international d'experts sur le climat (Giec), qui servira de base aux chefs d’État en vue de la conférence sur le climat prévue en 2015 à Paris, a de quoi inquiéter. Dans ce document (PDF en anglais), publié dimanche 2 novembre, les experts sur le climat sont clairs : il reste peu de temps pour agir si l'on souhaite que le réchauffement climatique se limite à seulement 2°C supplémentaires.Pour cela, les émissions mondiales de gaz à effet de serre devront être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître à l'horizon 2100. Un réel défi devant l'ampleur du phénomène.

 

Les effets du réchauffement sont déjà visibles

 

Pour le vice-président du Giec, cela ne fait pas de doute : "L'atmosphère et les océans se sont réchauffés, les quantités de neige et de glace ont diminué, le niveau de la mer a augmenté." Les experts avancent des chiffres : entre 1901 et 2010, le niveau moyen des océans s'est ainsi élevé de 19 cm. En Arctique, une région qui se réchauffe plus rapidement que le reste de la planète, la surface de la banquise a diminué de 3,5 à 4,1% par décennie entre 1979 et 2012.

 

Les impacts du réchauffement sont même déjà visibles sur tous les continents. Les scientifiques notent ainsi des précipitations accrues dans certaines zones et en baisse ailleurs. La sécheresse accrue en certains milieux africains sensibles est déjà actée. Une des conséquences du réchauffement planétaire sur lesquelles s'accordent les scientifiques est une montée du niveau des océans. Deux phénomènes engendrent cette élévation :

 

  • l'augmentation du volume de l'eau due à son réchauffement (dilatation thermique) ;

  • l'apport d'eau supplémentaire provenant de la fonte des glaciers continentaux et des calottes polaires. Ce dernier phénomène s'étale sur une longue durée, la fonte des glaciers se mesurant à l'échelle de plusieurs décennies, et celle des calottes polaires sur plusieurs siècles ou millénaires.

De même que pour les températures, les incertitudes concernant le niveau de la mer sont liées aux modèles, d'une part, et aux émissions futures de gaz à effet de serre, d'autre part.

L'élévation entre 1993 et 2003 est estimée à 3,1 mm par an (plus ou moins 0,7 mm),

L’élévation prévue du niveau de la mer en 2100 est de 18 à 59 cm, selon le quatrième rapport du Giec. Il s'agit probablement d'une estimation minimaliste, car les prévisions sont basées uniquement sur le réchauffement futur de l'océan et la fonte prévue des glaciers de montagne, en excluant les phénomènes liés à une instabilité possible des calottes polaires, récemment mis en évidence.

Une montée des eaux de quelques centimètres n'a pas d'impact très visible sur les côtes rocheuses, mais peut avoir des effets très importants sur la dynamique sédimentaire des côtes plates : dans ces régions, qui sont en équilibre dynamique, la montée des eaux renforce les capacités érosives de la mer, et déplace donc globalement l'équilibre vers une reprise de l'érosion qui fait reculer les côtes. La montée du niveau moyen de la mer a ainsi des effets beaucoup plus importants que la simple translation de la ligne de côte jusqu'aux courbes de niveau correspondantes.

Dans ces conditions, certaines régions très peuplées de la planète, situées en zones côtières a très faible altitude (exemple Bangladesh) sont directement concernées, et des migrations très importantes de population devaient être envisagées et étudiées dans plusieurs régions du globe.

La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est signée en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle entre en vigueur le 21 mars 1994. Les signataires de cette convention se fixent comme objectif de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère à « un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du climat ». Les pays développés ont comme objectif de ramener leurs émissions de gaz à effet de serre en 2010 au niveau de 1990, cet objectif n'étant pas légalement contraignant.

En 1997, les signataires de la convention cadre adoptent le protocole de Kyoto, dont la nouveauté consiste à établir des engagements de réduction contraignants pour les pays dits de l'annexe B (pays industrialisés et en transition) et à mettre en place des mécanismes dit « de flexibilité » (marché de permis, mise en œuvre conjointe et mécanisme de développement propre) pour remplir cet engagement. Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005 à la suite de sa ratification par la Russie.

En juillet 2006, le protocole de Kyoto est maintenant ratifié par 156 États. Les États-Unis et l'Australie (voir ci-dessous) ne sont pas signataires. Les États-Unis sont pourtant le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre avec environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Les pays de l'annexe B se sont engagés à réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre de 5,2 % en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990.

La résolution du problème du réchauffement climatique implique de prendre en considération non seulement les paramètres qui interviennent directement dans le réchauffement, à savoir les émissions de gaz à effet de serre, mais également l'ensemble des informations environnementales, ainsi que des indicateurs sociaux et économiques, selon les principes élaborés au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, qui a identifié trois piliers dans le développement durable : 1°environnement, 2°social, 3° économique.

La réponse des États se fait donc aujourd'hui au travers de stratégies nationales de développement durable, celles des collectivités au travers d'agenda 21, et celles des entreprises au travers de la responsabilité sociétale des entreprises.

Effet du réchauffement sur les vignobles

En trente ans, les vendanges ont été avancées de deux à trois semaines selon les régions ! - . Les agronomes de l’Inra de Colmar ont ainsi estimé que vers le milieu du XXIe siècle, les dates de mûrissement des cépages riesling et gewurztraminer pourraient encore être avancées de 18 jours. Cette précocité ne serait pas sans effet sur la qualité des raisins. Des raisins plus sucrés, moins acides. Un vin plus alcoolisé avec des arômes différents. Une vigne qui doit supporter plus de chaleur et des périodes de sécheresse. Qui fleurit plus vite, mûrit plus tôt. Un vignoble qui fait face à de nouveaux ravageurs et maladies.
La vigne est une plante extrêmement sensible au type de sol où elle s’enracine et aux variations climatiques. Au cours de l’histoire, elle a été plantée dans des lieux précis, pour tirer parti de cette dépendance, qui s’exprime jusque dans la qualité des vins. Quelques mètres carrés font parfois même la réputation d’une cuvée ! Cette forte réponse aux infimes modifications de son écosystème fait de la vigne un modèle d’étude privilégié pour les chercheurs.

Planter aujourd’hui pour demain

Les chercheurs du projet Laccave étudient les différentes solutions pour adapter au plus vite le vignoble français au changement climatique. Ils explorent ainsi les possibilités de relocaliser les vignes dans des zones plus fraîches, plus en altitude. « Il y a autant de variabilité du climat au sein d’une même région viticole (même petite) qu’entre deux régions viticoles » nous disent des spécialistes de l’étude du climat à petite échelle, comme Hervé Quénol et Benjamin Bois, tous deux participants au projet Laccave. Sur les domaines expérimentaux de l’Inra en Alsace, en Aquitaine et en Languedoc Roussillon, les chercheurs testent de nouvelles variétés, plus tardives, plus résistantes à la sécheresse et à la chaleur. Ils évaluent de nouvelles pratiques viticoles : introduisant l’irrigation, réduisant la taille et l’effeuillage de la vigne pour mieux protéger le raisin du soleil. Les caves sont leurs laboratoires : ils testent différentes techniques pour réduire le taux d’alcool des vins ou modifier le pH du jus de raisin… D’autres encore interrogent les professionnels pour mieux savoir comment ils vont réagir face au changement climatique et aux adaptations à envisager. Enfin le consommateur final n’est pas oublié. Son goût pour les nouveaux vins et sa volonté d’achat sont analysés finement. Rien n’est laissé de côté !





Sources : Diverses, réunies par Jean Clavel, rapports du GIEC, Internet, Wikipedia, INRA....